mercredi 20 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2009238 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LAPLANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 septembre 2020, et un mémoire, enregistré le 20 novembre 2023, M. B A, représenté par Me B Laplane, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus, par le préfet de Maine-et-Loire, de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile en "procédure normale" ;
2°) d'enjoindre à cette autorité d'y procéder dans un délai de trois jours, sous astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son avocat de la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée a été prise en méconnaissance de l'article 29.2 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et porte atteinte au droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 octobre 2020, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par M. A.
Il soutient qu'aucun refus implicite n'est né.
La clôture de l'instruction a été fixée par ordonnance au 25 octobre 2023.
Par courrier du 13 novembre 2023 adressé sur le fondement de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, le préfet de Maine-et-Loire a été invité à produire tous documents justifiant que M. A s'est vu délivrer, suite à sa convocation évoquée dans l'ordonnance n° 452860 du juge des référés du Conseil d'Etat du 31 mai 2021, une attestation de demande d'asile en procédure normale et un formulaire de demande d'asile destiné à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, .
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation dès lors que le 26 mai 2021, postérieurement à l'enregistrement de la requête, le préfet de Maine-et-Loire a décidé de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale et un formulaire de demande d'asile destiné à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à M. A par une décision du 18 septembre 2020 de la section du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes chargée d'examiner les demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°91-1266 du 19 décembre 1991.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 29 novembre 2023 à partir de 9h45.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est un ressortissant camerounais né le 3 janvier 1991. Il a fait l'objet, le 16 janvier 2020, d'une décision de transfert vers l'Italie, opposée par le préfet de Maine-et-Loire, en vue de l'examen de sa demande d'asile par les autorités de cet Etat. M. A demande au tribunal d'annuler une décision implicite de refus, par cette autorité, de procéder à l'enregistrement de sa demande d'asile en "procédure normale" aux fins de faire examiner sa demande d'asile par les autorités françaises.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation d'une décision refusant d'instruire "en procédure normale" une demande d'asile, c'est à dire refusant d'admettre la compétence de la France pour examiner cette demande, et de délivrer au demandeur un formulaire lui permettant de saisir l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, lorsque, postérieurement à la saisine de la juridiction, l'autorité administrative a décidé de reconnaitre cette compétence et de lui remettre ce formulaire.
3. Le 26 mai 2021, soit postérieurement à l'enregistrement de la requête présentée par M. A, le préfet de Maine-et-Loire, reconnaissant la responsabilité des autorités françaises dans l'examen de la demande d'asile que l'intéressé a présentée en France, a décidé de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure normale et un formulaire de demande d'asile destiné à être adressé à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A.
4. Dans la mesure où il n'y a plus lieu de statuer sur ces conclusions, le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Laplane, avocat de M. A, lequel bénéficie de l'aide juridictionnelle, d'une somme sur le fondement des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de Maine-et-Loire et à Me B Laplane.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2023.
Le rapporteur,
D. C
Le président,
L. MARTIN
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026