mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2009954 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 octobre 2020, le 21 septembre 2022 et le 19 juin 2023, M. B A, représenté par Me Lepage, demande au tribunal :
1°) de condamner solidairement l'Etat, la société Eiffage Rail Express et SNCF Réseau à lui verser la somme de 63 000 euros en réparation du préjudice lié à la perte de valeur vénale de ses biens, et la somme de 76 000 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans ses conditions d'existence, résultant de la création de la ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne Pays-de-la-Loire, assorties des intérêts et de la capitalisation des intérêts ;
2°) de mettre à la charge solidairement de l'Etat, de la société Eiffage Rail Express et de SNCF Réseau une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la création et l'exploitation de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire ont été la cause d'une perte de valeur de sa propriété et de troubles dans ses conditions d'existence dont il est fondé à être indemnisé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2021, la ministre de la transition écologique conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 7 juillet 2021 et le 3 mai 2023, la société Eiffage Rail Express, représentée par Me Di Francesco, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 19 juillet 2021 et le 29 juin 2023, SNCF Réseau, représentée par Me Nahmias, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 2 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Un mémoire, enregistré le 7 février 2024, a été présenté par SNCF Réseau.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'ordonnance n° 2004-559 du 17 juin 2004 ;
- le décret n° 2011-917 du 1er août 2011 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Hamanaka, substituant Me Lepage, avocate du requérant,
- les observations de Me Nézondet, substituant Me Di Francesco, avocat de la société Eiffage Rail Express,
- les observations de Me Monfront, substituant Me Nahmias, avocat de SNCF Réseau.
Une note en délibéré, enregistrée le 8 avril 2024, a été présentée par M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire d'une ferme depuis 1986, située au lieudit " L'Antonnière " à Degré. Estimant subir des préjudices du fait de l'implantation et de la mise en exploitation de la ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne-Pays-de-Loire située à environ 170 mètres de sa propriété, M. A demande au tribunal la condamnation solidaire de l'Etat, de la société Eiffage Rail Express et de la société SNCF Réseau à lui verser la somme de 63 000 euros en réparation du préjudice lié à la perte de valeur vénale de son bien, et la somme de 76 000 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans ses conditions d'existence.
Sur la détermination de la personne publique responsable :
2.Aux termes de l'article 1er de l'ordonnance du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, applicable au litige : " I. - Le contrat de partenariat est un contrat administratif par lequel l'Etat ou un établissement public de l'Etat confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d'amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale ayant pour objet la construction ou la transformation, l'entretien, la maintenance, l'exploitation ou la gestion d'ouvrages, d'équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public, ainsi que tout ou partie de leur financement à l'exception de toute participation au capital. / Il peut également avoir pour objet tout ou partie de la conception de ces ouvrages, équipements ou biens immatériels ainsi que des prestations de services concourant à l'exercice, par la personne publique, de la mission de service public dont elle est chargée. / II. - Le cocontractant de la personne publique assure la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser. Après décision de l'Etat, il peut être chargé d'acquérir les biens nécessaires à la réalisation de l'opération, y compris, le cas échéant, par voie d'expropriation. () La rémunération du cocontractant fait l'objet d'un paiement par la personne publique pendant toute la durée du contrat. Elle est liée à des objectifs de performance assignés au cocontractant. () ". Aux termes de l'article 11 de cette ordonnance : " Un contrat de partenariat comporte nécessairement des clauses relatives : / a) A sa durée ; / b) Aux conditions dans lesquelles est établi le partage des risques entre la personne publique et son cocontractant ; / c) Aux objectifs de performance assignés au cocontractant, () / d) A la rémunération du cocontractant, () ".
3.Il résulte des dispositions citées au point précédent qu'un contrat de partenariat conclu sur le fondement des dispositions de l'ordonnance du 17 juin 2004, d'une part, a pour effet de confier la maîtrise d'ouvrage des travaux à réaliser au titulaire de ce contrat, d'autre part, détermine le partage des risques liés à cette opération entre ce titulaire et la personne publique.
4.D'une part, par un contrat de partenariat approuvé par décret du 1er août 2011, l'établissement public industriel et commercial Réseau ferré de France, aux droits duquel est venue la société SNCF Réseau, et conclu pour une durée de 25 ans, a confié à la société Eiffage Rail Express la conception, la construction, le fonctionnement, l'entretien, la maintenance, le renouvellement et le financement de la ligne ferroviaire à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire entre Connerré et Cesson-Sévigné et des raccordements au réseau existant, ainsi que cela est précisé à l'article 2.1 du contrat. L'article 5.1 de ce contrat, qui porte sur le champ des obligations contractuelles générales de la société Eiffage Rail Express au titre de la réalisation de la ligne ferroviaire, prévoit qu'" en qualité de maître d'ouvrage de la Ligne, le titulaire réalise l'ensemble des opérations nécessaires à la réalisation de la Ligne, et notamment les acquisitions foncières, les études de conception et l'exécution des travaux dans les conditions prévues au Contrat et dans le respect de la réglementation et des Règles de l'art ".
5.D'autre part, ce contrat de partenariat, conclu en avril 2011, prévoit en son article 36 relatif aux responsabilités que " le titulaire [la société Eiffage Rail Express] est responsable des dommages causés aux tiers, ainsi que des frais et indemnités qui en résultent, survenus à l'occasion de l'exécution, par le titulaire ou sous sa responsabilité, des obligations mises à sa charge au titre du contrat, à l'exclusion des dommages liés aux activités de gestion du trafic et des circulations imputables à RFF [Réseau Ferré de France]. () / () / Le titulaire supporte seul les conséquences pécuniaires de ces dommages. Il ne peut exercer d'action contre RFF à raison de ces dommages et garantit RFF contre toute action ou réclamation des tiers et toute condamnation susceptible d'être prononcée à son encore pour de tels dommages ou préjudices. ".
6.Le requérant sollicite l'indemnisation de la perte de valeur vénale de sa propriété et la réparation de troubles dans ses conditions d'existence, à raison tant de la présence de la LGV Bretagne-Pays de la Loire située à proximité immédiate de sa propriété que de son fonctionnement, du fait notamment des nuisances sonores liées aux passages des trains. Un tel dommage causé à un tiers, qui revêt un caractère permanent dès lors qu'il est inhérent à l'existence et au fonctionnement mêmes de l'ouvrage public, est survenu dans le cadre de l'exécution par la société Eiffage Rail Express de la mission globale qui lui a été confiée par l'article 2.1 du contrat de partenariat, et donc à l'occasion de " l'exécution des obligations mises à sa charge au titre du contrat ". Il ne saurait s'analyser en un dommage lié " aux activités de gestion du trafic et des circulations ". Dès lors, en application des stipulations de l'article 36.1 du contrat de partenariat la responsabilité des préjudices invoqués par le requérant du fait de la présence et du fonctionnement de l'ouvrage public que constitue la LGV Bretagne-Pays de la Loire ne peut être recherchée qu'auprès de la société Eiffage Rail Express sans que cette société puisse utilement invoquer la circonstance que le tracé de la ligne a été décidé avant la signature du contrat et lui a été imposé. Par suite, le requérant est fondé à rechercher la responsabilité de la société Eiffage Rail Express au titre des dommages permanents inhérents à la présence et au fonctionnement de l'ouvrage public.
Sur les dommages dont le requérant demande réparation :
En ce qui concerne la perte de valeur de la propriété du requérant :
7. Le préjudice résultant de la perte de valeur vénale du bien appartenant au requérant à raison de l'existence et du fonctionnement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire ne peut faire l'objet d'une indemnisation par le maître de l'ouvrage au titre de la responsabilité sans faute que si, excédant les sujétions susceptibles d'être normalement imposées, dans l'intérêt général, aux riverains des ouvrages publics, il revêt un caractère grave et spécial.
8. Il résulte de l'instruction que la propriété du requérant, classée en zone agricole du plan local d'urbanisme, constituée d'un corps de ferme à un étage, d'une surface habitable de 125 m2, de divers bâtiments agricoles et ainsi que de terrains d'environ 4 ha, est située à environ 170 mètres de la ligne à grande vitesse, qui se situe sur une zone de déblais. La propriété du requérant n'en est pas séparée par un dispositif de protection acoustique. La ligne formant une courbe sur ce tronçon, elle est à moins de 1 000 mètres de cette propriété sur une distance d'environ 2 km. Il ressort de l'étude acoustique diligentée par le maître d'ouvrage que la projection acoustique est de 59,7 dB sans protection acoustique. Il résulte également de l'instruction, notamment des documents produits par SNCF Réseau, que la valeur des pics de bruit (LAmax) est estimée sur la propriété de M. A entre 75 et 80 db(A). Ces pics sonores ont été mesurés à des fréquences répétées, au vu des relevés acoustiques produits probants sur l'état du trafic, , 42 passages de trains ayant été relevés le jour de cette mesure entre 6 h et 22 h et 8 passages de trains entre 22 h et 6 h. Les nuisances sonores constituées par une pression acoustique et des pics de bruit liés aux passages répétés des trains sont ainsi particulièrement significatives. En outre, la ligne est particulièrement visible depuis la propriété. La perte significative de valeur vénale de cette propriété résultant de la dégradation de l'environnement comme de l'existence de nuisances sonores et visuelles est, ainsi, établie.
9.En revanche, il ne résulte pas de l'instruction que les microfissures observées sur le bâti procéderaient directement de la construction et du fonctionnement de la ligne. En outre l'attestation immobilière réalisée à l'initiative du requérant ne justifie ni n'objective les coefficients de pondération dont elle fait usage.
10.Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la proximité de la ligne à grande vitesse a entraîné une dégradation de l'environnement de cette propriété auparavant calme et rural, et par suite une diminution de la valeur vénale de celle-ci, dont il sera fait juste équitable appréciation, compte tenu de ses caractéristiques permettant l'estimation de sa valeur, de la configuration des lieux et de l'estimation des nuisances subies par l'occupant, en l'évaluant à la somme de 47 000 euros soit environ le tiers de la valeur vénale de la propriété estimée au vu des pièces du dossier.
En ce qui concerne le préjudice de jouissance :
11.Le requérant fait état de nuisances sonores représentant une gêne anormale résultant tant du niveau de bruit subi que des pics de bruit générés de façon répétée par le passage des trains. La circonstance que les seuils prévus par l'arrêté du 8 novembre 1999 relatif au bruit des infrastructures ferroviaires ne sont pas méconnus ne suffit pas à exclure l'existence d'un préjudice grave et spécial liés à des nuisances sonores susceptibles d'engager la responsabilité, même sans faute, de la société Eiffage Rail Express. En outre, alors que les seuils fixés par cet arrêté rendent compte du niveau moyen d'énergie acoustique reçu par le tympan sur une durée déterminée, il y a lieu de prendre également en compte, pour l'appréciation du préjudice de jouissance subi par le requérant, la gravité des émergences sonores, résidant dans les pics de bruit générés par le passage des trains de jour et de nuit. Si les nuisances sonores n'excèdent pas les seuils fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 de jour et de nuit, en revanche, s'agissant des émergences sonores, il résulte d'un relevé acoustique réalisé par le CEREMA sur une maison d'habitation voisine dont les conditions d'exposition au bruit et la distance de la voie sont comparables, que le requérant est exposé à l'extérieur de son habitation comme à l'intérieur à une fréquence rapprochée correspondant aux passages des trains, en particulier la nuit, à des variations sonores très significatives, la valeur des pics de bruit s'élevantentre 75 et 80 db(A). En outre, ces nuisances sonores sont aggravées en l'espèce par la configuration du tracé de la ligne sur ce tronçon. En revanche, si M. A fait valoir que son préjudice est aggravé en l'espèce en raison de sa profession d'exploitant agricole, en dépit d'une mesure d'instruction, il n'en a pas justifié avant la clôture de l'instruction. La société Eiffage Rail Express, qui se borne à faire valoir que les seuils fixés par l'arrêté du 8 novembre 1999 sont respectés et les dispositions du code de la santé publique inapplicables, ne conteste pas sérieusement la gravité qui en résultent, dont le niveau excède la gêne que peuvent normalement être appelés à subir, dans l'intérêt général, les riverains d'un tel ouvrage. En revanche, le ressenti des vibrations dont le requérant fait état n'est pas étayé. Dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation des troubles de jouissance que causent au requérant les bruits provoqués par la ligne à grande vitesse en les évaluant à 26 000 euros.
12.Il résulte de ce qui précède que les préjudices subis par le requérant, inhérents à l'existence et au fonctionnement de la LGV Bretagne Pays de la Loire s'élèvent à la somme globale de 73 000 euros. Ces dommages, dont l'appréciation doit être globale, revêtent, compte tenu notamment de la configuration des lieux, un caractère spécial et, dans les circonstances de l'espèce, notamment en ce que les nuisances sonores subies sont sans commune mesure avec celles que pouvaient générer l'environnement avant la mise en fonctionnement de la ligne à grande vitesse, présentent un caractère grave. Le requérant est donc fondé à demander la condamnation de la société Eiffage Rail Express à lui verser la somme de 73 000 euros.
13.Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la société Eiffage Rail Express à verser au requérant une somme de 73 000 euros en réparation des préjudices imputables à l'existence et au fonctionnement de la LGV Bretagne-Pays de la Loire. Cette somme portera intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2020, date de réception de la réclamation préalable du requérant par la société Eiffage Rail Express. La capitalisation de ces intérêts, demandée par la requête, prend effet à compter du 23 juin 2021, date à laquelle les intérêts étaient dus pour une année entière, et à chaque échéance annuelle ultérieure.
Sur les frais liés au litige :
14.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne permettent pas d'en faire bénéficier la partie tenue aux dépens. Par suite, les conclusions présentées sur ce fondement par la société Eiffage Rail Express ne peuvent être accueillies. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de mettre à la charge de la société Eiffage Rail Express le versement d'une somme de 1 500 euros à verser au requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens et de rejeter les conclusions présentées par SNCF Réseau à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La société Eiffage Rail Express est condamnée à verser à M. A la somme de 73 000 euros. Cette somme portera intérêt au taux légal à compter du 23 juin 2020. Les intérêts échus à la date du 23 juin 2021 puis à chaque échéance annuelle à compter de cette date seront capitalisés à chacune de ces dates pour produire eux-mêmes intérêts.
Article 2 : La société Eiffage Rail Express versera la somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, à la société Eiffage Rail Express et à SNCF Réseau.
Délibéré après l'audience du 2 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
S. THOMAS
Le président,
A. DURUP DE BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne
ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026