vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2010098 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOIDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 9 octobre 2020 et 14 novembre 2023, M. A G, Mme B D épouse G, Mme E G épouse C et M. F G, représentés par Me Gorand, demandent au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler, d'une part, la décision du 17 décembre 2019 par laquelle le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a exercé son droit de préemption urbain sur les parcelles cadastrées PY 184 et 187 leur appartenant, situées sur le territoire de la commune du Mans, ensemble la décision du 11 août 2020 rejetant leur recours gracieux, d'autre part, la décision du 11 août 2020 par laquelle le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a maintenu sa décision du 17 décembre 2019 ;
2°) à titre subsidiaire, de prendre acte de la décision du 19 septembre 2023 par laquelle le président du syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a retiré sa décision du 17 décembre 2019 ;
3°) en tout état de cause, d'annuler la décision du 11 août 2020 portant rejet de leur recours gracieux ainsi que la décision du même jour en tant qu'elle maintient la décision de préemption du 17 décembre 2019 ;
4°) de mettre à la charge du syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans le versement à leur profit d'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 17 août 2023, Le Mans Métropole conclut à ce que le tribunal prononce sa mise hors de cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er novembre 2023, le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans, représenté par Me Boidin, conclut au non-lieu à statuer sur la requête des consorts G.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () " .
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Par la présente requête, les consorts G demandent au tribunal l'annulation de la décision du 17 décembre 2019 par laquelle le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a exercé son droit de préemption urbain sur les parcelles cadastrées PY 184 et 187 leur appartenant, situées sur le territoire de la commune du Mans, ensemble la décision du 11 août 2020 de ce même syndicat rejetant leur recours gracieux et maintenant la décision de préemption du 17 décembre 2019.
3. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, par une décision du 29 septembre 2023, le président du syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans a retiré la décision attaquée du 17 décembre 2019. Ce retrait est devenu définitif. Si le président du syndicat n'a pas expressément retiré sa décision, également attaquée, du 11 août 2020 rejetant le recours gracieux des consorts G et maintenant la décision du préemption du 17 décembre 2019, le retrait opéré a eu pour effet de priver cette décision du 11 août 2020 de toute portée juridique. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation présentées par les consorts G sont devenues sans objet.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge du syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans le versement aux consorts G d'une somme de 1 500 euros.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par les consorts G.
Article 2 : Le syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans versera aux consorts G une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A G, Mme B D épouse G, Mme E G épouse C et M. F G ainsi qu'au syndicat mixte du circuit des 24 heures du Mans.
Copie pour information sera adressée à Le Mans Métropole.
Fait à Nantes, le 7 juin 2024.
Le président de la 5ème chambre,
L. MARTIN
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
N°2010098
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026