LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2011264

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2011264

jeudi 4 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2011264
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantROYON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires respectivement enregistrées les 9 et 12 novembre 2020, Mme A B, représentée par Me Royon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours administratif formé le 30 septembre 2019 contre la décision du préfet de la Loire du 17 juillet 2019 ayant déclaré irrecevable sa demande d'acquisition de la nationalité française, ensemble cette décision préfectorale ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui accorder la nationalité française ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de naturalisation dans un délai de deux mois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la décision implicite de rejet du ministre est entachée d'une insuffisance de motivation en méconnaissance des dispositions de l'article 27 du code civil ;

- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ; elle réside sur le territoire français depuis 10 ans, elle est titulaire d'un contrat à durée déterminée en qualité de conductrice de transports de personnes ; le stress et la fatigue peuvent expliquer les lacunes dans ses réponses au cours de son entretien d'assimilation alors qu'elle a validé ses obligations en lien avec son contrat d'accueil et d'intégration et qu'elle maîtrise la langue française ; elle n'a par ailleurs jamais fait l'objet de condamnation, ni en France ni au Maroc ; si elle a été citée dans le cadre de procédures pénales, c'est uniquement en qualité de victime de violences conjugales ; la procédure de mise en circulation d'un véhicule à moteur muni de plaques ou d'inscriptions inexactes a été classée sans suite et correspond à un court délai entre l'achat de son véhicule et l'immatriculation définitive de ce dernier ; elle n'a jamais fait l'objet d'une mesure portant expulsion ou interdiction de territoire ;

- elle remplit toutes les conditions nécessaires à sa naturalisation.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 juin 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- les conclusions dirigées contre la décision préfectorale sont dépourvues d'objet et doivent par conséquent être rejetées en raison de leur irrecevabilité ;

- les conclusions de la requérante doivent être regardées comme dirigées contre sa décision expresse de rejet du 28 février 2020, qui s'est substituée à sa décision implicite de rejet ;

- aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par décision du 9 février 2021, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à hauteur de 25 %.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baufumé a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 17 juillet 2019, le préfet de la Loire a déclaré irrecevable la demande de naturalisation présentée par Mme A B, ressortissante marocaine née le 27 janvier 1985. Saisi d'un recours administratif préalable obligatoire formé le 30 septembre 2019 et reçu le 4 octobre 2019, le ministre de l'intérieur a, par une décision expresse du 28 février 2020, qui s'est substituée à la décision du préfet de la Loire et à sa propre décision implicite de rejet, rejeté ce recours et substitué à la décision préfectorale d'irrecevabilité une décision de rejet.

Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du préfet de la Loire du 17 juillet 2019 :

2. Aux termes de l'article 45 du décret susvisé du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : " Dans les deux mois suivant leur notification, les décisions prises en application des articles 43 et 44 peuvent faire l'objet d'un recours auprès du ministre chargé des naturalisations, à l'exclusion de tout autre recours administratif. / Ce recours, pour lequel le demandeur peut se faire assister ou être représenté par toute personne de son choix, doit exposer les raisons pour lesquelles le réexamen de la demande est sollicité. Il constitue un préalable obligatoire à l'exercice d'un recours contentieux, à peine d'irrecevabilité de ce dernier. / Le silence gardé par le ministre chargé des naturalisations sur ce recours pendant plus de quatre mois vaut décision de rejet du recours ".

3. Il résulte de ces dispositions que les décisions par lesquelles le ministre en charge des naturalisations statue sur les recours préalables obligatoires se substituent à celles des autorités préfectorales qui lui sont soumises. Par suite, la décision du ministre en date du 28 février 2020 s'est substituée à la décision expresse du préfet de la Loire du 17 juillet 2019. Dès lors, les conclusions de l'intéressée tendant à l'annulation de cette dernière décision ne peuvent qu'être rejetées comme irrecevables et les moyens de la requête sont inopérants en tant qu'ils sont dirigés contre cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision implicite de rejet :

4. Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L.211-2 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de Mme B dirigées contre la décision implicite née du silence gardé par le ministre doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 28 février 2020, par laquelle le ministre a expressément rejeté sa demande de naturalisation.

Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision ministérielle du 28 février 2020 :

6. En premier lieu, il ressort des termes de la décision ministérielle attaquée du 28 février 2020 qui vise les articles 45 et 48 du décret susvisé du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française que, pour rejeter la demande de naturalisation de Mme B, le ministre de l'intérieur s'est fondé sur les motifs tirés de ce que, d'une part, les réponses de cette dernière au cours de l'entretien d'assimilation du 13 février 2019 témoignaient d'une connaissance insuffisante des éléments fondamentaux relatifs aux grands repères de l'histoire de France et aux règles de vie en société et, d'autre part, de ce que l'intéressée a fait l'objet de quatre procédures, respectivement pour violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas 8 jours le 5 juin 2014, pour mise en circulation d'un véhicule à moteur muni de plaques ou d'inscriptions inexactes le 9 octobre 2014, pour violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité le 24 mai 2015 et enfin pour non représentation d'un enfant à une personne ayant le droit de le réclamer entre le 5 septembre et le 6 septembre 2015. Ainsi, la décision mentionne de manière suffisamment précise les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 21-24 du code civil : " Nul ne peut être naturalisé s'il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue, de l'histoire, de la culture et de la société françaises, dont le niveau et les modalités d'évaluation sont fixés par décret en Conseil d'Etat, et des droits et devoirs conférés par la nationalité française ainsi que par l'adhésion aux principes et aux valeurs essentiels de la République ". Aux termes de l'article 37 du décret susmentionné du 30 décembre 1993 : " Pour l'application de l'article 21-24 du code civil : / () 2° Le demandeur doit justifier d'un niveau de connaissance de l'histoire, de la culture et de la société françaises correspondant aux éléments fondamentaux relatifs : / a) Aux grands repères de l'histoire de France : il est attendu que le postulant ait une connaissance élémentaire de la construction historique de la France qui lui permette de connaître et de situer les principaux événements ou personnages auxquels il est fait référence dans la vie sociale ; / b) Aux principes, symboles et institutions de la République : il est attendu du postulant qu'il connaisse les règles de vie en société, notamment en ce qui concerne le respect des lois, des libertés fondamentales, de l'égalité, notamment entre les hommes et les femmes, de la laïcité, ainsi que les principaux éléments de l'organisation politique et administrative de la France au niveau national et territorial () ". Aux termes de l'article 41 du même décret : " Le postulant se présente en personne devant un agent désigné nominativement par l'autorité administrative chargée de recevoir la demande. / Lors d'un entretien individuel, l'agent vérifie que le demandeur possède les connaissances attendues de lui, selon sa condition, sur l'histoire, la culture et la société françaises, telles qu'elles sont définies au 2° de l'article 37. / A l'issue de cet entretien individuel, cet agent établit un compte rendu constatant le degré d'assimilation du postulant à la communauté française ainsi que, selon sa condition, son niveau de connaissance des droits et devoirs conférés par la nationalité française. () ".

8. Par ailleurs, aux termes de l'article 21-15 du code civil : " () l'acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique résulte d'une naturalisation accordée par décret à la demande de l'étranger ". Aux termes de l'article 48 du décret susvisé du 30 décembre 1993 : " Si le ministre chargé des naturalisations estime qu'il n'y a pas lieu d'accorder la naturalisation ou la réintégration dans la nationalité sollicitée, il prononce le rejet de la demande. Il peut également en prononcer l'ajournement en imposant un délai ou des conditions. () ". En vertu de ces dispositions, il appartient au ministre chargé des naturalisations de porter une appréciation sur l'intérêt d'accorder la naturalisation à l'étranger qui la sollicite. Dans le cadre de cet examen d'opportunité, il peut légalement prendre en compte les renseignements défavorables recueillis sur son comportement.

9. Si la décision ministérielle est fondée sur le motif tiré de ce que Mme B aurait fait l'objet de procédures pour violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas 8 jours le 5 juin 2014, pour mise en circulation d'un véhicule à moteur muni de plaques ou d'inscriptions inexactes le 9 octobre 2014, pour violence ayant entraîné une incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité le 24 mai 2015 et enfin pour non représentation d'un enfant à une personne ayant le droit de le réclamer entre le 5 septembre et le 6 septembre 2015, le ministre a reconnu, aux termes de ses écritures en défense, que, dans la première de ces procédures, les faits n'étaient pas établis. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier et le ministre n'établit pas que la requérante aurait fait l'objet des deux dernières procédures. Enfin, si Mme B ne conteste pas avoir fait l'objet d'une procédure pour mise en circulation d'un véhicule à moteur muni de plaques ou d'inscriptions inexactes le 9 octobre 2014, d'une part, elle soutient, sans être contestée, qu'elle a roulé avec une plaque provisoire juste après l'achat de sa voiture, le temps de l'immatriculer définitivement et d'autre part, ces faits présentent une ancienneté certaine. Il résulte de tout ce qui précède que le ministre de l'intérieur ne pouvait légalement fonder le rejet de la demande de naturalisation en litige sur le motif tiré de ce que Mme B aurait fait l'objet des quatre procédures susmentionnées.

10. Toutefois, comme cela a été dit au point 6 du présent jugement, la décision attaquée est également fondée sur le motif tiré de ce que les réponses de Mme B au cours de l'entretien d'assimilation du 13 février 2019 témoignaient d'une connaissance insuffisante des éléments fondamentaux relatifs aux grands repères de l'histoire de France et aux règles de vie en société. Or il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte-rendu de cet entretien d'assimilation, que la requérante n'a pas pu répondre à plusieurs questions simples qui lui ont été posées à l'occasion de cet entretien et portant notamment sur la fête du 14 juillet et sur les dates des deux Guerres Mondiales. Il en ressort également qu'elle n'a pas pu indiquer qui était Hitler ni donner le nom de femmes françaises importantes, de monuments ou musées français ou encore de plusieurs régions ou départements français. Il en ressort enfin que Mme B n'a pas pu citer trois symboles de la République française ni définir les notions de liberté, de fraternité et de laïcité et qu'elle n'a pas été en mesure d'indiquer comment le président de la République était élu, qui dirigeait une commune ni quel était le nom C ministre. Par suite, eu égard au large pouvoir dont il dispose pour apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation à l'étranger qui la sollicite, le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant, pour ce motif, la demande de naturalisation de Mme B et il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée sur ce seul motif.

11. En dernier lieu, les circonstances invoquées par la requérante et relatives à son insertion professionnelle et familiale en France sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, compte tenu du motif qui la fonde.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Royon.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, présidente,

M. Hannoyer, premier conseiller,

Mme Baufumé, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.

La rapporteure,

A. BAUFUMÉ

La présidente,

M. BÉRIA-GUILLAUMIE

La greffière,

B. GAUTIER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer

en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice

à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun

contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026