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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2011455

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2011455

mercredi 22 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2011455
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantRINEAU & ASSOCIES SOCIETE D'AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 novembre 2020, la société civile immobilière (SCI) Berthelot, représentée par Me Rineau, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions implicites du 30 octobre 2019, du 22 février 2020, du 11 mai 2020, du 15 juillet 2020 ainsi que la décision explicite du 14 aout 2020 par lesquelles le préfet de la Vendée a rejeté sa demande de concours de la force publique pour expulser Mme B du logement, dont elle est propriétaire, au 8 rue Marcellin Berthelot à la Roche-sur-Yon, en exécution de l'ordonnance rendue par la vice-présidente du tribunal d'instance de la Roche-sur-Yon du 7 février 2019 ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée de prêter son concours en vue de l'exécution de l'ordonnance du tribunal d'instance de la Roche-sur-Yon du 7 février 2019, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l'Etat à verser à la SCI Berthelot la somme de 1 136,46 euros au titre du préjudice financier, 6 810 euros au titre des frais d'avocat, 2 000 euros au titre du préjudice moral ;

4°) d'assortir ces sommes des intérêts capitalisés au taux légal avec effet à compter du 15 juillet 2020 ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat, le paiement de la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2021, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 6 mars 2024, la société civile immobilière Berthelot, représentée par Me Rineau, indique se désister de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A,

- les conclusions de M. Gave, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI Berthelot est propriétaire d'un logement situé au 8 rue Marcellin Berthelot à la Roche-sur-Yon (85000), qu'elle donnait en location à Mme B en vertu d'un contrat de bail d'habitation conclu le 28 juin 2016. Par une ordonnance du 7 février 2019, le juge des référés du tribunal d'instance de la Roche-sur-Yon a constaté que Mme B, qui ne s'acquittait plus de son loyer depuis octobre 2017, occupait les lieux sans droit ni titre, et a ordonné son expulsion, si besoin avec le concours de la force publique. Un commandement de quitter les lieux a été signifié à l'intéressée le 14 juin 2019, avec effet au plus tard le 14 aout 2019. Après avoir procédé à une tentative d'expulsion le 30 aout 2019 dont il a dressé procès-verbal, l'huissier de justice a requis le concours de la force publique le même jour, sans obtenir de réponse. Le 22 décembre 2019 ainsi que le 8 mars 2020, la SCI Berthelot a sollicité de nouveau le concours de la force publique auprès du préfet de la Vendée, lequel n'a pas répondu à ces demandes. Le 10 juillet 2020, la SCI Berthelot a formé une demande préalable, en vue d'obtenir l'indemnisation de ses préjudices financier, moral et de ses frais d'avocats résultant de la période d'occupation illégale. Par courrier du 14 aout 2020, le préfet de la Vendée a proposé une indemnisation à hauteur de 354,87 euros pour les loyers non perçus pendant la période d'occupation, 2 000 euros pour les frais d'avocat, mais a refusé tout indemnisation au titre du préjudice moral. Par la présente requête, la SCI Berthelot demande au tribunal, d'annuler les décisions implicites de rejet de sa demande de concours de la force publique, d'annuler la décision du 14 aout 2020 et de condamner l'Etat à lui verser la somme de 9 946 euros correspondant à ses différents préjudices causés par l'occupation illégale de son logement.

2. Par un mémoire enregistré le 6 mars 2024, la société civile immobilière Berthelot déclare se désister purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la société civile immobilière Berthelot.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société civile immobilière Berthelot et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de la Vendée.

Délibéré après l'audience du 27 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

M. David Labouysse,premier conseiller,

Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mai 2024.

La rapporteure,

J-K. A

Le président,

L. MARTIN

La greffière,

V. MALINGRE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. MALINGRE

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