LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2012437

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2012437

mardi 26 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2012437
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL CORNET VINCENT SEGUREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 décembre 2020 et le 21 janvier 2022, la SCI de l'Epinette, représentée par Me Plateaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 septembre 2020 par lequel le maire de Vertou a délivré à la SCI Scaelimmo un permis de construire une maison individuelle à usage d'habitation ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Vertou la somme de 2 500 euros en application de l'article L.'761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article B.4.1 de la première partie du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article B.1.1.2 de la deuxième partie du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article B.2.2 de la troisième partie du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 18 décembre 2020 et le 28 janvier 2022, la commune de Vertou, représentée par Me Marchand, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de la construction et de l'habitat ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Brémond, premier conseiller

- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,

- les observations de Me de Lespinay, substituant Me Plateaux, avocate de la SCI de l'Epinette,

- les observations de Me Léon, substituant Me Marchand, avocate de la commune de Vertou.

Considérant ce qui suit :

1. La SCI Scaelimmo a déposé, le 7 juillet 2020, une demande de permis de construire afin d'être autorisée à édifier une maison individuelle sur un terrain situé 5 rue de la Noë de l'Epinette à Vertou, sur une parcelle cadastrée section AC numéro 331, contiguë à celle de la requérante. Par un arrêté du 2 septembre 2020, dont la SCI de L'Epinette demande l'annulation, le maire de Vertou a délivré ledit permis de construire.

Sur les conclusions en annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du maire de Vertou du 18 juin 2020, dont les mentions attestent du caractère exécutoire, Mme A B, 3e adjointe au maire, a reçu délégation à l'effet, notamment, de signer les autorisations en matière d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article B.4.1 des autres dispositions communes à toutes les zones du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain : " " () Les espaces dédiés au stationnement doivent être prééquipés pour la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. () ".

4. Il ressort des pièces du dossier que la construction autorisée, maison individuelle comportant deux stationnements couverts, sera raccordée au réseau général de distribution électrique, permettant ainsi la recharge des véhicules électriques par un simple branchement sur ce réseau. Par ailleurs, l'article B.4.1 des autres dispositions communes applicables à toutes les zones du règlement du plan local d'urbanisme métropolitain ne précise pas la nature du ou des prééquipements requis pour la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables. Dans ces conditions, les espaces dédiés au stationnement de la construction en litige doivent être regardés comme répondant aux exigences de l'article B.4.1 précité. Il en résulte que la SCI requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de cet article.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article B.1.1.2 des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables aux zones urbaines, pour le secteur Uma : " Constructions sur rue* / Les constructions doivent respecter un retrait du fond de parcelle au moins égal au tiers de la hauteur de la construction à édifier avec un minimum de 3 mètres ()" Construction sur jardin* / Implantation par rapport aux limites séparatives latérales et de fond de parcelle : / L'implantation des constructions doit respecter un retrait* par rapport aux limites séparatives latérales et de fond de parcelle'; ce retrait* est au moins égal à la moitié de la hauteur de la construction à édifier, avec un minimum de 3 mètres. / Cette règle ne s'applique pas aux constructions ou parties de constructions dont la hauteur est inférieure ou égale à 3,50 mètres ainsi qu'aux annexes* (). Le lexique de ce règlement, dans sa version à la date du 2 septembre 2020, énonce : " Construction sur rue : construction dont au moins 80 % d'une façade est implantée à une distance inférieure à 8 mètres de la limite d'emprise publique ou de voie " () Construction sur jardin : Construction implantée à une distance au moins égale à 8 mètres par rapport à la limite d'emprise publique ou de voie ". Aux termes des dispositions communes des règles applicables au patrimoine : " Le patrimoine* protégé est soumis aux règles définies dans la 1re partie " Dispositions générales " et la 2e partie " Règlement de zones " du présent règlement complétées par les dispositions communes au patrimoine* énoncée ci-après ; et le cas échéant soumis aux dispositions spécifiques énoncées dans la 3e partie au 2. " Les dispositions spécifiques aux sous-secteurs patrimoniaux " et/ou au 3. " Les dispositions spécifiques aux séquences urbaines* ". Aux termes de l'article B.1.1.2 des règles applicables au patrimoine: " Implantation des constructions* par rapport aux limites séparatives* latérales et de fond de parcelles/ Une implantation différente de celle exigée au règlement particulier de chaque zone peut être admise ou imposée pour les constructions* nouvelles ou dans le cas de travaux d'aménagement, de surélévation ou d'extension d'une construction* existante, dans le respect du contexte urbain environnant et de l'harmonie des caractéristiques patrimoniales du site ".

6. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, qu'une façade de la construction autorisée est implantée le long de la voie rue de la Noë de l'Epinette. De ce fait, cette construction constitue une construction sur rue devant, selon les dispositions de l'article B.1.1.2 précité, respecter un retrait minimum de 3 mètres par rapport à la limite de fond de parcelle. Il est constant que le projet autorisé par l'arrêté attaqué est implanté à une distance inférieure à ce retrait minimal et n'est ainsi pas conforme aux dispositions de l'article B.1.12 précité au point 5. D'autre part, si la commune de Vertou soutient que la construction, située en sous-secteur patrimonial UMap, pourrait bénéficier à ce titre d'une implantation dérogatoire par rapport à la limite de fond de parcelle, d'autres constructions de la même zone étant implantées de la même manière, cette dérogation n'est pas justifiée, aucune disposition spécifique au sous-secteur patrimonial concerné ne venant compléter ou contredire l'application des dispositions propres au secteur Uma. En outre, le respect du contexte urbain environnant ne justifie pas une telle dérogation, très peu de constructions du secteur étant implantées sur la limite de fond de parcelles et une telle implantation ne caractérisant ainsi pas de manière particulière l'environnement urbain du projet. Il en résulte que la requérante est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît l'article B.1.1.2 des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables aux zones urbaines, pour le secteur Uma.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article B.2.2 des dispositions de la troisième partie du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables au sous-secteur patrimonial " centralités historiques de Vertou " : " Constructions* nouvelles / () / Les coffres de volets roulants doivent être intégrés dans le volume de la construction* ou dans la composition architecturale de la façade*. Il en est de même des éléments techniques de régulation de température ; / () / Les ouvertures doivent être de proportion verticale, c'est-à-dire plus hautes que larges, sauf en ce qui concerne les lucarnes rampantes lorsqu'elles sont en accord avec la typologie du bâtiment. / () ".

8. D'une part, si la SCI de L'Epinette soutient que la demande de permis ne comporte pas de précisions sur le type de volet utilisé pour les fenêtres, de sorte que le service instructeur n'a pas pu vérifier le respect de cette règle, ni les plans, ni le document graphique joints à la demande de permis de construire ne font état de la présence de volets aux fenêtres. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la façade sud-ouest de la construction autorisée comporte deux ouvertures au niveau R+1 plus larges que hautes. Sur ce point, la requérante est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article B.2.2 précité.

9. Il résulte de tout de ce qui précède que l'arrêté attaqué est entaché d'illégalité, en ce qu'il méconnaît, d'une part, l'article B.1.1.2 des dispositions applicables au secteur UMa du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole relatives à l'implantation par rapport aux limites de fond de parcelle et, d'autre part, l'article B.2.2 des dispositions de la troisième partie du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables au sous-secteur patrimonial " centralités historiques de Vertou ".

Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :

10. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".

11. Les illégalités relevées aux points 6 et 8 affectent des parties identifiables du projet de construction autorisée et peuvent être régularisées par un permis de construire modificatif qui n'apporterait pas au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu en conséquence d'annuler, sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, la décision attaquée en tant qu'elle méconnaît l'article B.1.1.2 des dispositions applicables au secteur UMa du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole et l'article B.2.2 des dispositions de la troisième partie du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables au sous-secteur patrimonial " centralités historiques de Vertou " et de fixer à trois mois à compter de la notification du présent jugement le délai dans lequel la SCI Scaelimmo pourra, en application des dispositions précitées, en demander la régularisation.

Sur les frais liés au litige :

12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la SCI de L'Epinette, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Vertou la somme de 1 500 euros à verser à ce titre à la requérante.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 2 septembre 2020 par lequel le maire de Vertou a délivré un permis de construire à la SCI SCAELIMMO est annulé en tant qu'il méconnaît, d'une part, l'article B.1.1.2 des dispositions applicables au secteur UMa de la zone UM du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole et, d'autre part, l'article B. 2.2 des dispositions de la troisième partie du règlement du plan local d'urbanisme de Nantes Métropole applicables au sous-secteur patrimonial " centralités historiques de Vertou ".

Article 2 : La SCI Scaelimmo dispose d'un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement pour présenter une demande de permis de construire de régularisation.

Article 3 : La commune de Vertou versera à la SCI de L'Epinette une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCI de L'Epinette, à la commune de Vertou et à la SCI Scaelimmo.

Délibéré après l'audience du 27 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Durup de Baleine, président,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.

Le rapporteur,

E. BRÉMOND

Le président,

A. DURUP DE BALEINELa greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions