mardi 5 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2013005 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL CARADEUX CONSULTANT |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2013005 le 16 décembre 2020, M. D B et Mme A F, représentés par Me Leraisnable, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 octobre 2020 par laquelle le maire de Saint-Brévin-les-Pins a refusé de leur délivrer un permis de construire une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée section BA n°137 située au 61 allée des Cigales ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins de leur délivrer le permis de construire sollicité ou à tout le moins de réexaminer la demande dans un délai d'un mois à compter de la notification d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Brévin-les-Pins une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il fait une inexacte application de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Des pièces, enregistrées le 15 mai 2023, ont été produites par la commune de Saint-Brévin-les-Pins et communiquées.
Les parties ont été informées le 21 juin 2023, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions à fins d'annulation ont perdu leur objet eu égard à l'arrêté du 7 juin 2021 du maire de Saint-Brévin-les-Pins portant délivrance d'un permis de construire à M. B et à Mme F.
II. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2104346 le 19 avril 2021, M. D B et Mme A F, représentés par Me Leraisnable, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 février 2021 par laquelle le maire de Saint-Brévin-les-Pins a refusé de leur délivrer un permis de construire une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée section BA n°137 située au 61 allée des Cigales ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins de leur délivrer le permis de construire sollicité ou à tout le moins de réexaminer la demande dans un délai d'un mois à compter de la notification d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Brévin-les-Pins une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît le caractère exécutoire de la décision du juge des référés du 14 janvier 2021.
Par un mémoire, enregistré le 18 octobre 2021, la commune de Saint-Brévin-les-Pins, représentée par Me Caradeux, conclut à ce qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et à fin d'injonction des requérants.
Elle soutient qu'en exécution des décisions du juge des référés du tribunal administratif de Nantes, elle a délivré le 7 juin 2021 aux requérants un permis de construire assorti de prescriptions spéciales visant à minimiser le risque d'inondation et d'atteinte à l'écoulement des eaux pluviales.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Le Pallabre, substituant Me Leraisnable, avocat des requérants,
- les observations de Me Dubos, substituant Me Caradeux, avocat de la commune de Saint-Brévin-les-Pins.
Considérant ce qui suit :
1. M. B et Mme F ont déposé, le 26 juin 2020, une demande de permis de construire une maison d'habitation sur une parcelle cadastrée section BA n° 137 située au numéro 61 de l'allée des cigales, à Saint-Brévin-les-Pins. Par un arrêté du 16 octobre 2020, le maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins a refusé de délivrer le permis de construire sollicité, en opposant aux pétitionnaires le motif tiré de ce que leur demande ne respectait pas les dispositions de l'article UB 11.1 du plan local d'urbanisme de la commune, eu égard aux qualités paysagères de la parcelle d'assiette de leur projet et du fait que celui-ci ne s'intégrait pas à l'architecture balnéaire du site, ainsi que le motif tiré de ce que leur projet ne respectait pas les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il existait, sur la parcelle d'assiette du projet, un fort risque de montée des eaux de nature à compromettre la sécurité des habitants. Par une ordonnance n° 2012986 du 14 janvier 2021, le juge des référés du tribunal a prononcé, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de cet arrêté du 16 octobre 2020, en estimant que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation à avoir opposé les deux motifs précités de refus de permis de construire était de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité dudit arrêté. Sur injonction de réexamen prononcée par le juge des référés, le maire de la commune de Saint-Brévin-les-Pins a de nouveau refusé de délivrer le permis de construire litigieux aux termes d'un second arrêté du 19 février 2021, en se fondant au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sur le risque d'inondation affectant la parcelle d'assiette du projet. Par une ordonnance du 7 mai 2021, le juge des référés du tribunal a prononcé la suspension de cet arrêté du 19 février 2021 en estimant que le moyen tiré de ce que cet arrêté méconnaît la force obligatoire attachée à l'ordonnance du 14 janvier 2021 est propre à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté du 19 février 2021. Par les requêtes n°s 2013005 et 2104346, M. B et Mme F demandent au tribunal l'annulation des arrêtés du 16 octobre 2020 et du 19 février 2021. Ces requêtes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur l'exception de non-lieu à statuer :
2. Il résulte de l'instruction qu'en exécution de l'ordonnance du 7 mai 2021 du juge des référés, le maire de Saint-Brévin-les-Pins a délivré le 7 juin 2021 à M. B et à Mme F un permis de construire, assorti de prescriptions spéciales, une maison d'habitation de 112,37 m2. Eu égard à ses termes mêmes, ce permis de construire a été délivré à la suite du réexamen ordonné en référé par l'ordonnance du 7 mai 2021 et pour la seule exécution de cette ordonnance. Une telle mesure a, par sa nature même, un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours en annulation présenté parallèlement à la demande en référé et n'a pas pour effet de priver d'objet les conclusions des requérants tendant à l'annulation des décisions de refus de délivrance d'un permis de construire en date du 16 octobre 2020 et du 16 février 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées ont été signées par Mme C E, cinquième adjointe au maire de Saint-Brévin-les-Pins, en charge notamment du droit du sol et permis de construire, qui bénéficie d'une délégation de pouvoir du maire pour prendre tous les actes en cette matière par un arrêté du 13 octobre 2020, régulièrement affiché. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence dont seraient entachées les décisions attaquées doit être écarté.
4. Aux termes de l'article UB 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " Quelles que soient les dispositions qui suivent relatives aux règles de toitures, de clôtures, à l'aspect extérieur des bâtiments à édifier ou à modifier, l'article R. 111-21 du code de l'urbanisme s'applique et demeure opposable au pétitionnaire : le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages natures ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
5. Pour refuser le permis demandé, l'autorité compétente a estimé que la parcelle était située sur une parcelle présentant des qualités paysagères à mettre en valeur. Si la commune soutient que les qualités paysagères de cette parcelle l'ont amenée, le 20 février 2020, à la classer site patrimonial remarquable, il est constant que ce classement est intervenu postérieurement à la délivrance, le 28 décembre 2018, d'un certificat d'urbanisme opérationnel et alors que le délai de validité de ce certificat prévu à R. 410-18 du code de l'urbanisme n'était pas expiré. Le projet faisant l'objet des décisions attaqués, d'une hauteur de 7,21 m en R+1+C, se caractérise par une volumétrie simple de forme parallélépipédique avec un décroché et une loggia à l'étage, reprenant des éléments d'architecture balnéaire. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, compte tenu de son gabarit et en dépit de la déclivité du terrain et de la différence de niveau par rapport à la voirie, porterait atteinte au caractère ou à l'intérêt de l'espace naturel environnant, en méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Il en résulte que les requérants sont fondés à soutenir que le premier motif de refus opposé à leur demande de permis de construire procède d'une inexacte application de l'article UB 11.1 du règlement du plan local d'urbanisme.
6. Aux termes de l'article R.111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
7. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette de la construction en litige est contigüe au nord d'un ancien bras du Boivre et à l'ouest de la vaste zone humide du marais du Boivre, gérée par le syndicat d'aménagement hydraulique du Sud Loire. Toutefois, les éléments produits, en particulier l'avis des services techniques de la commune de Saint-Brévin-les-Pins, sont insuffisants pour établir que ce terrain serait lui-même constitutif d'une zone humide. Si le rapport de présentation de l'atlas des zones inondables en 2009 faisant référence à une étude hydraulique du marais du Boivre, ainsi que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme de la commune reconnaissent l'existence d'une zone inondable dans une dépression correspondant à l'ancien estuaire du Boivre où est située la parcelle cadastrée section BA n°137, les dispositions réglementaires de ce plan local d'urbanisme comme du plan de prévention des risques littoraux de la côte de Jade, ni n'identifient sur cette parcelle une zone humide, ni ne la grèvent d'une servitude d'urbanisme en raison d'un risque d'inondation, de submersion ou de gestion pluviale. Les éléments fournis par la commune sont insuffisants pour établir un risque de montée et stagnation des eaux en milieu humide.
8. A supposer même que le terrain d'assiette soit inondable, il ne ressort pas des pièces du dossier que des prescriptions spéciales visant notamment à l'absence de tout remblaiement au-delà de l'emprise de construction, et d'altération de la zone d'expansion du Boivre, ne permettraient pas d'assurer la conformité de la construction à l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier qu'il ne serait pas légalement possible d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions permettant d'assurer la conformité de la construction à cet article. C'est ainsi par une erreur d'appréciation que le maire de Saint-Brévin-les-Pins a refusé, pour ce second motif, de délivrer le permis sollicité.
9. Lorsque le juge des référés a suspendu une décision de refus, il incombe à l'administration, sur injonction du juge des référés ou lorsqu'elle est saisie par le demandeur en ce sens, de procéder au réexamen de la demande ayant donné lieu à ce refus. Lorsque le juge des référés a retenu comme propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de ce refus un moyen dirigé contre les motifs de cette décision, l'autorité administrative ne saurait, eu égard à la force obligatoire de l'ordonnance de suspension, et sauf circonstances nouvelles, rejeter de nouveau la demande en se fondant sur les motifs en cause.
10. Il ressort des pièces du dossier qu'alors que le juge des référés a prononcé la suspension de l'exécution de l'arrêté du 16 octobre 2020 au motif que le moyen tiré de l'inexacte application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme par le maire, qui s'est fondé sur le risque d'inondation du terrain d'assiette du projet, était en l'état de l'instruction de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision, le second refus du 19 février 2021 portant refus de permis de construire se fonde à nouveau sur le motif tiré de la méconnaissance de cet article, compte tenu de ce même risque. Toutefois, la commune de Saint-Brévin-les-Pins ne justifie pas de circonstances nouvelles depuis le 16 octobre 2020 de nature à établir un risque d'inondation du terrain d'assiette propre à y justifier légalement le refus d'un permis de construire, alors que l'étude géotechnique de conception réalisée en juillet 2020 à la demande des pétitionnaires montre que la construction y est techniquement possible sous réserve de la réalisation de fondations sur pieux et de l'utilisation de béton hydrophobe. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté attaqué du 19 février 2021 méconnaît la force obligatoire attachée à l'ordonnance du juge des référés du 14 janvier 2021 et est par suite entaché d'une erreur de droit.
10. Pour les mêmes motifs que précédemment, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté du 19 février 2021 est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen invoqué n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
13. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction qu'un autre motif aurait été susceptible de fonder les refus de permis de construire opposés ou qu'un changement de circonstance ferait obstacle à l'intervention d'une décision de permis de construire, eu égard notamment aux résultats de l'étude géotechnique réalisée en juillet 2020. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au maire de Saint-Brévin-les-Pins de prendre, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, un arrêté de permis de construire sur la demande déposée le 26 juin 2020 par les requérants. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Saint-Brévin-les-Pins la somme de 1 500 euros à verser à M. B et Mme F au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 16 octobre 2020 et du 19 février 2021 du maire de Saint-Brévin-les-Pins sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Saint-Brévin-les-Pins de de délivrer à M. B et de Mme F le permis de construire sollicité dans un délai de trois mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Saint-Brévin-les-Pins versera à M. B et Mme F la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et Mme A F et à la commune de Saint-Brévin-les-Pins.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2023 à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.
La rapporteure,
S. THOMAS
Le président,
A. DURUP DE BALEINE La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,
N°s2013005 et 2104346
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026