mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2013343 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 447419 du 21 décembre 2020 enregistrée le 23 décembre 2020 au greffe du tribunal, le Conseil d'État statuant au contentieux a transmis au tribunal administratif de Nantes la requête présentée par M. A B.
Par cette requête, enregistrée au secrétariat du contentieux du Conseil d'État le 9 décembre 2020, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourr être reconduit d'office.
Il soutient que la décision portant refus de séjour est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il justifie d'un emploi en contrat à durée indéterminée.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 février 2021 et 3 mai 2024, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 29 avril 2021, Mme C atteste avoir été victime de violences conjugales de la part de M. B.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le jugement du magistrat désigné du tribunal administratif de Rennes du 11 mai 2021.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Martel a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant mongol né le 27 mars 1984, déclaré être entré irrégulièrement en France le 26 juin 2013. Sa demande d'asile, enregistrée le 23 janvier 2014, a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 3 juin 2014. En conséquence, par un arrêté du 29 août 2014, le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français. Sa demande de réexamen de sa demande d'asile, présentée le 2 décembre 2014 a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 13 janvier 2015. Il a ensuite déposé le 30 septembre 2015 une demande de titre de séjour pour raison de santé, mais, par une décision du 25 août 2016, le préfet du Finistère lui a refusé la délivrance de ce titre de séjour au motif qu'il constituait une menace pour l'ordre public. Il a alors à nouveau déposé, le 17 novembre 2017, une demande de titre de séjour pour raison de santé. Mais, par un arrêté du 1er mars 2019, le préfet du Finistère a, à nouveau, rejeté sa demande et l'a, cette fois, obligé à quitter le territoire français. L'intéressé a, le 9 juillet 2020, déposé, une demande de titre de séjour portant la mention " salarié ". Par un arrêté du 1er décembre 2020, le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. A l'issue d'un placement en garde à vue le 4 mai 2021 pour des faits de violence sur sa concubine, le préfet de la Vendée, par un arrêté du 5 mai 2021, l'a placé en rétention administrative au centre de rétention de Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande. Par un jugement du 11 mai 2021, le magistrat désigné du tribunal administratif de Rennes, statuant sur la requête en annulation présentée à l'encontre de l'arrêté du 1er décembre 2020, a d'une part rejeté les conclusions de la requête tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de la Vendée du 1er décembre 2020 en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire sans délai et fixation du pays de destination et, d'autre part, constaté ne pas être saisi de conclusions tendant à l'annulation de ce même arrêté en tant qu'il porte refus de délivrance de titre de séjour. Seules ces dernières conclusions ainsi que celles, qui en constituent l'accessoire, à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative restent ainsi en litige
2. Aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1°) Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salariée " ()". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ".
3. M. B se prévaut d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée établie par la SAS MNG SUSHI situé à l'hyper U de Challans en qualité de commis de cuisine. Toutefois, l'intéressé ne conteste pas être entré en France dépourvu d'un visa de long séjour. Par suite, le préfet de la Vendée pouvait, pour ce motif et sans erreur d'appréciation, refuser de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
4. Il résulte ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de M. B à fin d'annulation de la décision du 1er décembre 2020 par laquelle le préfet de la Vendée a refusé de lui délivrer un titre de séjour, ainsi que par voie de conséquence des conclusions à fin d'injonction et celles relatives à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative restant en litige.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de M. B restant en litige sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. A B, au préfet de la Vendée.
Copie en sera adressée, pour information, à Mme C.
Délibéré après l'audience du 11 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Martel, première conseillère,
Mme Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
La rapporteure,
C. MARTEL
Le président,
L. MARTINLa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
N°2013343
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026