LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2013524

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2013524

mercredi 27 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2013524
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème Chambre
Avocat requérantPLATEAUX

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 29 décembre 2020 sous le numéro 2013523 et un mémoire complémentaire enregistré le 29 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Wistan Plateaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 13 novembre 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui a imposé de tenir le rassemblement, qu'il avait initialement prévu d'organiser sur le parvis de la cathédrale de Nantes, le 15 novembre 2020, sur la place Graslin à l'exclusion de tout autre lieu ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de réunion au sens des articles 10 et 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir ;

- subsidiairement, les moyens de la requête ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée le 29 décembre 2020 sous le numéro 2013524, et un mémoire complémentaire enregistré le 29 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Wistan Plateaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 18 novembre 2020 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique lui a imposé de tenir le rassemblement, qu'il avait initialement prévu d'organiser sur le Cours Saint-Pierre, le 22 novembre 2020, sur la place Graslin à l'exclusion de tout autre lieu ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un vice de procédure ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression et de réunion au sens des articles 10 et 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir ;

- subsidiairement, les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 21 février 2024 à 9h45 :

- les rapports de Mme C,

- et les conclusions de M. Gave, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Les 10 et 17 novembre 2020, M. B a déposé deux demandes de déclaration de manifestation auprès des services du préfet de la Loire-Atlantique, en vue de la tenue de deux " rassemblements statiques revendicatifs avec allocution demandant le rétablissement des offices religieux ", susceptibles de réunir 500 à 600 personnes, qui devaient se dérouler les 15 et 22 novembre 2020, l'un, place Saint Pierre, et l'autre, cours Saint Pierre, à proximité de la cathédrale de Nantes. Par deux courriers des 18 et 22 novembre 2020, le préfet de la Loire-Atlantique ne s'est pas opposé à la tenue des deux manifestations sous réserve qu'elles soient organisées sur la place Graslin à Nantes, à l'exclusion de tout autre lieu. Par les deux présentes requêtes, M. B demande l'annulation de ces deux décisions en tant qu'elles lui ont imposé de déplacer le lieu des manifestations.

Sur la jonction des requêtes :

2. Les requêtes nos 2013523 et 2013524, présentées par M. B qui concernent deux récépissés délivrés par le préfet de la Loire-Atlantique suite au dépôt de deux déclarations de rassemblement ayant le même objet, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ".

4. Il ressort des deux décisions attaquées qu'en faisant référence, d'une part, à la réglementation alors en vigueur qui imposait le respect de gestes barrières et d'une distanciation physique, d'autre part, aux exigences liées à la sécurité et l'ordre public, le préfet de la Loire-Atlantique, dont les services avaient précédemment informé le requérant des motifs pour lesquels ils estimaient que les rassemblements ne pouvaient se tenir aux endroits prévus, a indiqué les considérations de droit et de fait fondant ses décisions et mis à même M. B de contester celles-ci utilement, ce qu'il a d'ailleurs fait.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 121-2 du même code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence () ".

6. Eu égard à l'urgence résultant du bref délai dont il disposait pour prendre les mesures qu'imposaient la préservation de l'ordre public, les déclarations effectuées par M. B à la préfecture de la Loire-Atlantique n'ayant été déposées que respectivement deux et trois jours ouvrés avant les dates des manifestations, le préfet de la Loire-Atlantique a légalement pu, sur le fondement des dispositions, citées ci-dessus, du 1° de l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ne pas engager de procédure contradictoire préalablement à la prise des décisions attaquées.

7. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumis à l'obligation d'une déclaration préalable tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon générale, toutes manifestations sur la voie publique. ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " La déclaration est faite à la mairie de la commune ou aux mairies des différentes communes sur le territoire desquelles la manifestation doit avoir lieu, trois jours francs au moins et quinze jours francs au plus avant la date de la manifestation. A Paris, la déclaration est faite à la préfecture de police. Elle est faite au représentant de l'Etat dans le département en ce qui concerne les communes où est instituée la police d'Etat. / La déclaration fait connaître les noms, prénoms et domiciles des organisateurs et est signée par au moins l'un d'entre eux ; elle indique le but de la manifestation, le lieu, la date et l'heure du rassemblement des groupements invités à y prendre part et, s'il y a lieu, l'itinéraire projeté. / L'autorité qui reçoit la déclaration en délivre immédiatement un récépissé. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 211-4 de ce code : " Si l'autorité investie des pouvoirs de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l'ordre public, elle l'interdit par un arrêté qu'elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration au domicile élu ".

8. D'autre part, aux termes du premier alinéa du premier article du décret du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire modifié, dans sa version applicable au litige : " Afin de ralentir la propagation du virus, les mesures d'hygiène définies en annexe 1 au présent décret et de distanciation sociale, incluant la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes, dites barrières, définies au niveau national, doivent être observées en tout lieu et en toute circonstance. II. - Les rassemblements, réunions, activités, accueils et déplacements ainsi que l'usage des moyens de transports qui ne sont pas interdits en vertu du présent décret sont organisés en veillant au strict respect de ces mesures. Dans les cas où le port du masque n'est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d'habitation, lorsque les circonstances locales l'exigent (). ". Aux termes de l'article 3 de ce même décret " I. - Tout rassemblement, réunion ou activité sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public, qui n'est pas interdit par le présent décret, est organisé dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er. II. - Les organisateurs des manifestations sur la voie publique mentionnées à l'article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure adressent au préfet de département sur le territoire duquel la manifestation doit avoir lieu, sans préjudice des autres formalités applicables, une déclaration contenant les mentions prévues à l'article L. 211-2 du même code, en y précisant, en outre, les mesures qu'ils mettent en œuvre afin de garantir le respect des dispositions de l'article 1er du présent décret.

Sans préjudice des dispositions de l'article L. 211-4 du code de la sécurité intérieure, le préfet peut en prononcer l'interdiction si ces mesures ne sont pas de nature à permettre le respect des dispositions de l'article 1er. III. - Les rassemblements, réunions ou activités sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public autres que ceux mentionnés au II mettant en présence de manière simultanée plus de six personnes sont interdits () ".

9. Le respect de la liberté de manifestation, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, devant être concilié avec le maintien de l'ordre public, il appartient à l'autorité investie du pouvoir de police, lorsqu'elle est saisie de la déclaration préalable prévue à l'article L. 211-1 du code de la sécurité intérieure ou lorsqu'elle a connaissance d'appels à manifester, d'apprécier le risque de troubles à l'ordre public et, sous le contrôle du juge administratif, de prendre les mesures de nature à prévenir lesdits troubles, dont, le cas échéant, l'interdiction de la manifestation si une telle mesure est seule de nature à préserver l'ordre public.

10. Le requérant soutient que le préfet de la Loire-Atlantique aurait porté atteinte à la liberté d'expression et de manifestation en interdisant la tenue de la manifestation du 15 novembre 2020 place Saint-Pierre, sur le parvis de la cathédrale de Nantes, et celle du 22 novembre 2020 cours Saint-Pierre, derrière cette même cathédrale. Il est constant que la place Graslin, lieu imposé par le préfet où les rassemblements statiques organisés par M. B se sont finalement tenus, n'offre aucune vue sur la cathédrale ni d'ailleurs sur un autre édifice religieux, alors que ces rassemblements visaient à protester contre la fermeture aux fidèles des lieux de culte en raison de la crise sanitaire.

11. Il ressort des pièces des dossiers que M. B a organisé un premier rassemblement, le 8 novembre 2020, avec l'accord du préfet de la Loire-Atlantique, sur le parvis de la cathédrale. En lieu et place des 50 à 100 personnes attendues par le requérant, ce rassemblement a réuni environ 400 adultes et 200 enfants sur un espace de moins de 870 m2, une partie du parvis étant rendue inaccessible par des barrières de chantier. Cette forte affluence n'a pas permis de respecter la règle de distanciation physique d'au moins un mètre entre chaque personne, prévue par les dispositions citées au point 8, alors même que l'agglomération nantaise se trouvait alors en zone d'alerte maximale au regard du risque sanitaire engendré par la circulation active du coronavirus. Tirant les enseignements de ce précédent et M. B ayant annoncé, dans sa déclaration relative au rassemblement du 15 novembre 2020, un nombre de participants attendus égal à 500, le préfet s'est fondé sur le caractère alarmant de la situation sanitaire pour imposer au requérant d'organiser son rassemblement place Graslin, lieu certes plus éloigné de la cathédrale mais offrant un espace de 2 045 m2 et des conditions de sécurité permettant d'assurer le respect des gestes barrières. Dans sa déclaration relative au rassemblement du 22 novembre 2020, M. B a mentionné que celui-ci se tiendrait cours Saint-Pierre, lieu proche de la cathédrale et offrant un espace de 12 850 m2. Le préfet a toutefois maintenu sa décision d'imposer au requérant d'organiser le rassemblement place Graslin, en invoquant, outre le risque sanitaire, l'existence d'un fort risque d'attentat et la plus grande difficulté pour les forces de police de sécuriser le cours Saint-Pierre que la place Graslin. Enfin, le 29 novembre 2020, le préfet ne s'est pas opposé à ce que le rassemblement organisé par M. B se tienne cours Saint-Pierre, aux motifs qu'à cette date, l'ouverture exceptionnelle des commerces autorisée dans le secteur de la place Graslin risquait d'attirer une forte affluence de consommateurs incompatible avec la tenue du rassemblement et que l'agglomération nantaise n'était plus classée qu'en zone d'alerte renforcée, le nombre de cas testés positifs à la Covid 19 ayant significativement diminué à la fin du mois de novembre. Le requérant ne conteste pas sérieusement les impératifs ainsi mis en avant par le préfet pour justifier ses décisions, qu'il s'agisse de ceux liés à l'existence d'un risque sanitaire particulièrement élevé ou de ceux liés à l'existence d'un fort risque d'attentat. La circonstance, invoquée par M. B, que d'autres manifestations se sont tenues en 2021 cours Saint-Pierre sans menacer l'ordre public mais dans un contexte sanitaire et sécuritaire différent ne saurait suffire à établir qu'en imposant une place dépourvue de tout édifice religieux comme lieu de rassemblement, les 15 et 22 novembre 2020, ce qui, au demeurant, n'a pas eu d'incidence sur le nombre de personnes ayant participé à ces rassemblements, le préfet aurait porté une atteinte disproportionnée aux libertés de manifestation, d'expression et de réunion et méconnu les stipulations des articles 10 et 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par le préfet en défense, que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des deux décisions du 13 et du 18 novembre 2020.

Sur les frais liés aux litiges :

13. Les conclusions présentées par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, tendant à ce que des sommes soient mises à la charge de l'Etat, ne peuvent, dès lors que ce dernier n'est pas partie perdante dans les présentes instances, qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les deux requêtes de M. B sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 21 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

M. David Labouysse,premier conseiller,

Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 mars 2024.

La rapporteure,

J-K. C

Le président,

L. MARTIN

La greffière,

S. BARBERA

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Nos 2013523-2013524

1

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions