mercredi 5 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2101161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | THOUMINE |
Vu la procédure suivante :
I/ Par une requête n°2009531 et un mémoire, enregistrés les 21 septembre et
1er octobre 2020, M. A B, représenté par Me Thoumine, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 14 et 25 septembre 2020 par lesquelles le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé ;
2°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer et de procéder à l'instruction de sa demande de titre de séjour, et dans l'attente de le munir d'un récépissé ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de
1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est illégale dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle méconnaît les dispositions des articles R. 311-1, R. 311-2-2 et R. 311-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a justifié de son identité et de sa nationalité et donc qu'il a fourni un dossier complet à l'appui de sa demande de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'authenticité des documents qu'il a produits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu'il a délivré une carte de résident à M. B, valable dix ans, du
28 juin 2022 au 27 juin 2032.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2020.
II/ Par une requête n° 2101161 enregistrée le 29 janvier 2021, M. A B, représenté par Me Thoumine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 décembre 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour vie privée et familiale et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de
1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision est illégale dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle ait été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'aucune fraude n'est caractérisée en vue de l'obtention d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation quant à l'authenticité des documents qu'il a produits pour justifier de son état civil.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu'il a délivré une carte de résident à M. B, valable dix ans, du
28 juin 2022 au 27 juin 2032.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version alors applicable;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Marowski a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 13 juin 2000, de nationalité guinéenne, déclare être entré en France en 2016. Le 5 novembre 2019, il a demandé la délivrance d'une carte de séjour " vie privée et familiale ". Par deux décisions des 14 et 25 septembre 2020, dont l'intéressé demande l'annulation au tribunal sous la requête n°2009531, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer sa demande et de lui délivrer un récépissé. Par une ordonnance du 5 novembre 2020, le juge des référés a enjoint au préfet d'enregistrer la demande de titre de séjour de
M. B et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, dans un délai dix jours. Par une décision du 30 décembre 2020, dont le requérant demande l'annulation par son recours n°2101161, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer le titre sollicité.
2. Les requêtes n° 2009531 et 2101161 présentées par M. B sont relatives au droit au séjour d'un même ressortissant guinéen, ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger des questions semblables compte tenu de l'argumentation développée. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour qu'il soit statué par un seul jugement.
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique justifie avoir délivré une carte de résident à M. B, valable dix ans, du 28 juin 2022 au 27 juin 2032. Dans ces conditions, les conclusions présentées par M. B tendant à l'annulation des décisions des 14 septembre, 25 septembre et 30 décembre 2020, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction des requêtes n° 2009531 et 2101161 de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de ces requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Thoumine et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 14 juin 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2023.
Le rapporteur,
Y. MAROWSKI
La présidente,
C. LOIRAT La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Ns°2009531; 2101161
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026