samedi 29 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2103061 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BOISSET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 18 mars 2021 et 10 mai 2023, l'association Comité de Liaison du Camping-car (CLC), représentée par Me Amson, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 octobre 2020 par lequel le maire de Brain-sur-Allonnes a réglementé le stationnement dans sa commune des véhicules transportant des bouteilles de gaz ou stockant des eaux usées, ensemble la décision du 19 janvier 2021 de ce même maire rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la commune de Brain-sur-Allonnes de déposer les panneaux de signalisation matérialisant les interdictions édictées par l'arrêté de son maire du 5 octobre 2020 et ce, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge la commune de Brain-sur-Allonnes le versement à son profit d'une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Elle soutient que :
- la décision de rejet de son recours gracieux n'est pas motivée ;
- l'arrêté attaqué du 5 octobre 2020 applique un traitement discriminatoire aux camping-cars dès lors que les utilisateurs de ces derniers sont, d'une part, privés chaque année pendant sept mois de la possibilité de stationner de jour comme de nuit sur une partie du territoire de la commune, d'autre part, présumés adopter des comportements nuisibles à la salubrité publique ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les articles L. 2212-2 et suivants du code général des collectivités territoriales, dès lors qu'il ne caractérise pas les risques pour la sécurité, la tranquillité ou la salubrité publiques résultant du stationnement des camping-cars ;
- aucun élément probant ne justifie l'interdiction édictée par l'arrêté attaqué ;
- le principe d'égalité est méconnu dès lors que l'interdiction de stationnement litigieuse ne s'applique pas aux véhicules, autres que les camping-cars, qui appartiennent à la catégorie M1 en application de l'article R. 311-1 du code de la route ;
- l'arrêté attaqué méconnaît le droit des camping-cars à bénéficier d'une halte nocturne ;
- cet arrêté est entaché de détournement de pouvoir, dès lors qu'il a été édicté sur le fondement de préoccupations essentiellement financières, dans le but de contraindre les campings-caristes à fréquenter la halte d'accueil aménagée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2023, la commune de Brain-sur-Allonnes, représentée par Me Boisset, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de l'association requérante le versement à son profit d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- l'association requérante ne justifie ni d'un intérêt ni d'une capacité lui donnant qualité pour demander l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2020 ;
- subsidiairement, les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la route ;
- le code des relations entre le public et l'administration.
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juin 2024 :
- le rapport de M. Martin, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Labouysse, rapporteur public,
- les observations de Me Amson, représentant l'association Comité de Liaison du Camping-car, et celles de Me Boisset, représentant la commune de Brain-sur-Allonnes.
Une note en délibéré, enregistrée le 6 juin 2024, a été présentée par la commune de Brain-sur-Allonnes.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 5 octobre 2020, le maire de Brain-sur-Allonnes (Maine-et-Loire) a réglementé le stationnement, sur le territoire de sa commune, des véhicules transportant des bouteilles de gaz ou stockant des eaux usées. Le 1er décembre 2020, l'association Comité de Liaison du Camping-car (CLC) a adressé au maire un recours gracieux tendant au retrait de cet arrêté. Par un courrier du 19 janvier 2021, le maire a refusé de faire droit à ce recours gracieux. Par la présente requête, le CLC demande l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2020 et de la décision du 19 janvier 2021 rejetant son recours gracieux. Il demande également qu'il soit enjoint à la commune de Brain-sur-Allonnes de déposer les panneaux de signalisation mis en place en application de l'arrêté attaqué du 5 octobre 2020.
Sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Brain-sur-Allonnes :
2. D'une part, la rédaction modifiée des statuts du CLC, signée le 21 novembre 2012 par son président, son trésorier et son secrétaire général, a été transmise en préfecture, où elle a fait l'objet d'un récépissé du 5 février 2013, puis d'une publication au Journal officiel des associations et fondations d'entreprise (JOAFE), le 16 février 2013. La fin de non-recevoir tirée du défaut de capacité pour agir de l'association requérante doit, dès lors, être écartée.
3. D'autre part, en vertu de l'article 2 des statuts de l'association requérante en vigueur à la date d'introduction de sa demande, son objet est " d'assurer la défense des intérêts nationaux, régionaux, départementaux et locaux liés à l'utilisation des véhicules de loisirs dénommés autocaravanes et plus communément camping-cars, sous tous ses aspects et, notamment, pour l'ensemble des sujets concernant : l'accueil, le stationnement, l'environnement, les droits et devoirs des usagers, les règles administratives, techniques et fiscales, etc ". Ainsi, l'objet même de cette association, qui n'a d'existence juridique qu'au niveau national, prévoit la protection d'intérêts appréciés localement liés à une activité précisément définie. Dans ces conditions, l'association requérante justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir dans la présente instance et la fin de non-recevoir opposée par la commune sur ce point doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : / 1° Tout ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques. () ". Aux termes de l'article L. 2213-1 du même code : " Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. A l'extérieur des agglomérations, le maire exerce également la police de la circulation sur les voies du domaine public routier communal et du domaine public routier intercommunal, sous réserve des pouvoirs dévolus au représentant de l'Etat dans le département sur les routes à grande circulation. () ". Aux termes de l'article L. 2213-2 du même code : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : () / 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains. () ". L'article L. 2213-4 du même code dispose que : " Le maire peut, par arrêté motivé, interdire l'accès de certaines voies ou de certaines portions de voies ou de certains secteurs de la commune aux véhicules dont la circulation sur ces voies ou dans ces secteurs est de nature à compromettre soit la tranquillité publique, soit la qualité de l'air, soit la protection des espèces animales ou végétales, soit la protection des espaces naturels, des paysages ou des sites ou leur mise en valeur à des fins esthétiques, écologiques, agricoles, forestières ou touristiques. () ".
5. L'arrêté attaqué du 5 octobre 2020 du maire de Brain-sur-Allonnes énonce, à son article 2, que " le stationnement des véhicules stockant des eaux usées et des bouteilles de gaz est interdit sur le périmètre défini sur le plan ci-joint ". L'article 3 dispose que " les dispositions édictées à l'article 2 entrent en vigueur à compter du premier avril au 31 octobre de chaque année. Hors cette période, le stationnement est toléré sur l'ensemble du territoire de la commune sous réserve des prescriptions énoncées aux articles 4, 5, 6 7, 8 et suivants ". L'article 4 énonce que " le stationnement doit s'effectuer en respectant les règles du code de la route, du code de l'environnement, et des arrêtés réglementant le stationnement sur la commune ". L'article 5 dispose que " les règles de salubrité publique doivent être respectées (interdiction de déverser les eaux usées, dépôt de détritus, et respect de l'environnement). / A ce titre, les véhicules stockant des eaux usées devront stationner sur des lieux où existent des systèmes de collectes de ces effluents. ". L'article 7 dispose que " les utilisateurs des véhicules stockant des eaux usées et des bouteilles de gaz doivent effectuer leurs opérations techniques liées à l'autonomie et à la propreté à la borne de services mise à leur disposition située à l'aire de Brain-sur-Allonnes, au stade Picard rue de Sassé. L'utilisation de l'eau du point d'eau du centre-bourg est interdite ". Enfin, l'article 8 dispose que " les dispositions visées aux articles précédents seront portées à la connaissance des usagers par affichage en mairie et par apposition de panneaux réglementaires aux points d'accès des lieux concernés ".
6. Il appartient au juge administratif, saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une mesure prise en vertu des pouvoirs de police que le maire tient des dispositions citées ci-dessus, de vérifier qu'elle est justifiée par la nécessité de prévenir ou faire cesser un trouble à l'ordre public et de contrôler son caractère proportionné en tenant compte de ses conséquences pour les personnes dont elle affecte la situation, en particulier lorsqu'elle apporte une restriction à l'exercice de droits.
7. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué, mentionnés au point 4, que le maire de Brain-sur-Allonnes a interdit, du 1er avril au 31 octobre, de façon permanente, le stationnement des véhicules transportant des bouteilles de gaz ou stockant des eaux usées, c'est à-dire des véhicules aménagés pour le séjour de type camping-cars, vans et autocaravanes, dans un périmètre correspondant au centre-bourg et incluant la place du Champ de Foire, la place de la Poste, la place du Commerce et la place du Foyer Rural. Selon les motifs de l'arrêté, le stationnement de véhicules contenant des eaux usées, en augmentation constante chaque année, s'effectue à divers endroits de la commune, entraîne des risques de salubrité publique, est de nature à compromettre la protection des espèces animales ou végétales, des espaces naturels, des paysages ou des sites et doit, à ce titre, être encadré ou même interdit, quoi qu'il en soit sur des espaces permettant la collecte des eaux usées. L'arrêté mentionne encore que la commune dispose, dans son agglomération, de sites remarquables auxquels le stationnement de véhicules pourrait nuire esthétiquement, que le stationnement en centre bourg ne permet pas un accueil satisfaisant de l'afflux de véhicules de gabarit important, que les espaces réservés au stationnement des véhicules et situés le long des voies et places ouvertes à la circulation publique ainsi que sur les aires et dans les parcs de stationnement public ont d'abord vocation à permettre l'arrêt et le stationnement temporaire des véhicules automobiles, que leur occupation au-delà du droit d'usage normal constitue une utilisation anormale et abusive du domaine public routier et de ses dépendances, que, de plus, le stationnement de véhicules de plus de 5 m de long, de manière intensive, réduit les possibilités de stationnement offertes aux autres automobilistes, gênant le bon écoulement du flot de circulation automobile, portant ainsi atteinte à la sécurité des biens et des personnes et constituant un trouble à l'ordre public qui s'aggrave au cours de la saison touristique. Ce même arrêté énonce enfin que la dimension des marquages au sol des emplacements ne permet pas toujours de laisser stationner un véhicule long et d'un grand gabarit, sans que ce dernier ne gêne le dégagement ou la visibilité des autres usagers, ainsi que la signalisation routière des voies publiques concernées alors que, pour le stationnement des véhicules stockant des eaux usées pour le séjour, la commune dispose d'espace aménagé de collecte de ces eaux usées limitant ainsi les risques de pollution et d'une aire de stationnement ouverte au public et, pour le stationnement des véhicules comportant des bouteilles de gaz, la commune dispose d'emplacements larges de plus de 5 m limitant ainsi la propagation du feu en cas d'incendie du véhicule.
8. La commune de Brain-sur-Allonnes, située dans le département de Maine-et-Loire, à 19 km de Saumur, aux confins de l'Anjou et de la Touraine, compte environ 2 000 habitants et comprend sur son territoire une forêt de 1 100 ha, la forêt de Courcy. Pour justifier de l'effectivité des troubles à l'ordre public que l'interdiction de stationnement édictée par l'arrêté attaqué entend prévenir, la commune fait valoir que les quatre places, mentionnées au point précédent, situées dans le périmètre réglementé présentent des enjeux particuliers en termes de sécurité et de salubrité publiques dans la mesure où elles desservent l'école élémentaire, plusieurs commerces, la salle des fêtes, et accueillent différents évènements tout au long de l'année. Elle expose que les véhicules stationnés avec des bouteilles de gaz présentent un risque accru d'incendie, que la rue de l'Eglise et la rue de la Poste sont des voies passantes sur lesquelles des véhicules larges doivent pouvoir circuler et que des accrochages ont déjà eu lieu place du Commerce eu égard aux difficultés de circulation que connait cette zone. Elle ajoute que la surface du périmètre dans lequel s'applique l'interdiction de stationnement litigieuse ne représente que 0,32 % des 3 332 ha que représente la surface du territoire communal, qu'il existe d'autres parkings en dehors de ce périmètre et que la période du 1er avril au 31 octobre correspond à une période d'animations où la vie du village s'intensifie et voit sa fréquentation touristique croître.
9. Même en l'absence de statistiques ou constatations précises, la circulation et le stationnement croissants des camping-cars en de multiples lieux de la commune de Brain-sur-Allonnes, notamment dans le centre-bourg, ne sont pas sérieusement contestables, de même que les nuisances occasionnées par ces véhicules qui sont inhérentes à leur gabarit et au fait qu'ils sont conçus à la fois pour transporter des personnes et pour permettre à celles-ci de dormir et de prendre des repas sur place. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté attaqué, l'interdiction, prononcée par la commune, de stationnement de ce type de véhicules, qui s'applique, comme il a été dit, pendant une période de sept mois, de jour comme de nuit, dans un périmètre qui concentre une proportion importante des places de stationnement de la commune, alors que les animations organisées chaque année sur les places centrales situées dans ce périmètre, telles que la chasse aux œufs, la fête du printemps, le marché des producteurs, la course des boulangers ou encore la fête de la Sainte-Maurille, si elles sont nombreuses, ne constituent chacune qu'un évènement ponctuel et qu'il n'est fait état d'aucun incident, tel qu'un début d'incendie ou une collision, qui aurait déjà été causé dans le centre bourg par un camping-car, revêtait le caractère d'une interdiction d'une généralité excessive au regard de l'objectif recherché de préservation de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques, de la protection de l'environnement et des activités touristiques au sens des dispositions des articles L. 2212-2, L. 2213-2 et L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales. La circonstance qu'il existe à la périphérie du territoire de la commune une aire d'accueil de camping-cars spécialement aménagée de vingt emplacements est sans incidence à cet égard.
10. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que le CLC est fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 5 octobre 2020 du maire de Brain-sur-Allonnes ainsi que celle, par voie de conséquence, de la décision rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. L'exécution du présent jugement implique, eu égard au motif de l'annulation qu'il prononce, que la commune de Brain-sur-Allonnes fasse procéder, dès lors qu'ils auraient été effectivement installés, à la dépose des panneaux de signalisation d'interdiction de stationnement prévus par l'article 8 de l'arrêté du 5 octobre 2020. Il y a lieu dès lors, d'enjoindre à la commune d'y procéder dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CLC, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que la commune de Brain-sur-Allonnes demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
13. En revanche, il y a lieu, en application de ces mêmes dispositions, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Brain-sur-Allonnes le versement au CLC d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté attaqué du maire de Brain-sur-Allonnes du 5 octobre 2020 et la décision de ce même maire du 19 janvier 2021 rejetant le recours gracieux du CLC sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Brain-sur-Allonnes de faire procéder, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, à la dépose des panneaux de signalisation prévus par l'article 8 de l'arrêté du 5 octobre 2020 mentionné à l'article 1er.
Article 3 : La commune de Brain-sur-Allonnes versera à l'association Comité de Liaison du Camping-car une somme de 1 500 (mille cinq cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par l'association Comité de Liaison du Camping-car et les conclusions présentées par la commune de Brain-sur-Allonnes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à l'association Comité de Liaison du Camping-car et à la commune de Brain-sur-Allonnes.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. Xavier Catroux, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juin 2024.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseur le plus ancien,
X. CATROUX
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026