mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2103448 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GUILBAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 29 mars 2021 et 20 mai 2022, M. B A, représenté par Me Guilbaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler, sous la même condition d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnait les dispositions de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 août 2021.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version en vigueur ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Tiger-Winterhalter, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Guilbaud, représentant M. A, présent.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 20 août 1999 à Conakry (Guinée), déclare être entré en France le 12 septembre 2015. En tant que mineur non accompagné, il a été confié jusqu'au 26 octobre 2015 à l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe par ordonnance du 28 septembre 2015 du tribunal de grande instance de Toulouse, puis placé sous la tutelle du département par ordonnance du 26 octobre 2015 jusqu'au 20 août 2017. Le requérant a ensuite souscrit un contrat " jeune majeur " avec la direction de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe du 20 août 2017 au 30 juin 2018. Sa demande de titre de séjour en date du 7 juillet 2017 a été rejetée par l'arrêté du 6 avril 2018 du préfet de la Sarthe portant également obligation de quitter le territoire français, confirmé par le tribunal administratif de Nantes le 23 septembre 2018 puis la cour administrative d'appel le 12 septembre 2019. M. A a de nouveau sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 313-11 7°, L. 313-7, L. 313-14 et L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 4 décembre 2020 portant en outre obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fins d'annulation :
2. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".
3. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur la double circonstance tirée, d'une part, de ce que les actes produits par l'intéressé pour justifier de son état-civil ne présentaient pas de valeur probante, de telle sorte qu'il ne pouvait justifier légalement de son identité dans les conditions prévues par l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et, d'autre part, que les éléments propres à sa situation personnelle et familiale ne justifiaient pas qu'il lui soit délivré un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, ni qu'il soit régularisé à titre exceptionnel sur le fondement de l'article L. 313-14 du même code.
4. En premier lieu, selon l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers prévoit que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité () ". L'article L. 111-6 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ". Ainsi, ces dispositions posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère.
5. Il n'appartient pas aux autorités administratives françaises de mettre en doute le bien-fondé d'une décision rendue par une autorité juridictionnelle étrangère, hormis le cas où le document produit aurait un caractère frauduleux. La force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit, en conséquence, se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet a refusé de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité aux motifs, d'une part, que différents éléments étaient de nature à mettre en doute l'authenticité des documents d'état civil produits et faisaient peser une incertitude sur la réalité de son état civil et, d'autre part, que sa situation n'entrait pas dans les conditions prévues par l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a présenté un jugement supplétif d'acte de naissance portant le numéro 1219, tenant lieu d'acte de naissance rendu le 7 février 2017 par le tribunal de première instance de Conakry III- Mofanco (République de Guinée), et la transcription de ce jugement dans les registres de l'état civil de la commune de Matoto portant le numéro 745, ainsi que l'acte intégral de naissance portant le numéro 745, établis le même jour. Faute pour le préfet d'indiquer quelles règles applicables ou usages juridictionnels guinéens auraient été méconnus, la circonstance que la date de l'audience soit la même que celle de la saisine du tribunal, lequel a procédé à une enquête à la barre ayant notamment donné lieu à l'audition de deux témoins majeurs, ne suffit pas à établir que ce jugement présenterait un caractère frauduleux. Par ailleurs, la circonstance que le droit de timbre aux fins d'obtention du jugement supplétif n'aurait pas été acquitté, n'est pas de nature à caractériser une fraude. Au demeurant, M. A produit, pour établir son identité au moment de sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, sa carte d'identité consulaire délivrée en 2017 et son passeport délivré en 2018. Si le préfet se prévaut, d'un rapport simplifié d'analyse documentaire établi le 27 décembre 2020 par la cellule fraude documentaire de la direction interdépartementale de la police aux frontières de Nantes, ces rapports, qui se bornent à conclure au caractère " non recevable " du jugement supplétif et de l'acte de transcription analysés, n'apportent aucun élément nouveau de nature à mettre en doute l'authenticité des documents produits. Si les actes établis par une autorité étrangère et destinés à être produits devant les juridictions françaises doivent au préalable, selon la coutume internationale et sauf convention internationale contraire, être légalisés pour y produire effet, le jugement supplétif du 7 février 2017 et l'acte de transcription portent un tampon attestant de la légalisation par la signature de Mariama Diallo, agent du consulat de Guinée à Paris, habilitée à signer et à légaliser les actes d'état civil. Dans ces conditions, et en dépit des dysfonctionnements et insuffisances du système d'état civil guinéen invoqués en défense qui ne sauraient permettre de poser une présomption de fraude sur les actes d'état civil établis par les autorités guinéennes, M. A est fondé à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en se fondant sur le caractère apocryphe des actes d'état civil produits et en estimant que son identité et sa minorité lors de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance n'étaient pas établies.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont les dispositions sont reprises, depuis le 1er mai 2021, à l'article L. 435-1 de ce code : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui a quitté la Guinée alors qu'il était âgé de seize ans, a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe en 2015. Il soutient ne plus disposer d'attaches familiales dans son pays d'origine, ses parents et sa jeune sœur étant décédés dans un accident de voiture alors qu'il était âgé de quatre ans. A cet égard, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis de la structure d'accueil des Apprentis d'Auteuil du 4 juillet 2017, que M. A a tissé de solides liens amicaux en France en devenant animateur dans des structures de loisirs et en effectuant du soutien scolaire au sein du Centre d'information Jeunesse de la Ville du Mans. En outre, M. A a été scolarisé en 2015 en classe de troisième et a obtenu une moyenne générale de 13.46 sur 20 accompagnée des félicitations du conseil de classe. Il a ensuite obtenu le brevet des collèges en juillet 2016 avec mention. Ces bons résultats scolaires lui ont permis d'intégrer immédiatement en septembre 2016 une classe de première au Mans où il a régulièrement recueilli les encouragements et félicitations de ses professeurs tant pour ses résultats scolaires que pour son comportement général et sa volonté d'intégration sans faille, qui lui ont valu notamment d'être élu délégué de classe. M. A a ensuite obtenu un baccalauréat STI2D avec la mention assez bien en juillet 2017, puis a poursuivi son cursus universitaire en obtenant un diplôme universitaire technologique en génie civil et construction durable à l'IUT de Saint-Nazaire en 2020. Ces résultats remarquables, eu égard à son faible niveau de connaissances à son arrivée en France, lui ont d'ailleurs permis de poursuivre son cursus en intégrant, après une sélection sur dossier, une licence " Ingénieur Parcours Génie Civil " à l'UFR science et technique de l'Université de Nantes en 2021 puis un Master en " Génie civil conception et réalisation du bâtiment " pour l'année 2021-2022 et d'effectuer des stages réussis en entreprise, où son sérieux et son implication ont été relevés par ses notateurs. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, compte tenu du parcours exceptionnel du requérant et de son intégration réussie dans la société française, le préfet de la Loire-Atlantique a commis une erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande de titre de séjour de M. A présentée sur le fondement de L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
10. Il résulte de ce qui précède et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. L'exécution de ce jugement implique nécessairement la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Il y a lieu, en conséquence, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de procéder à cette délivrance dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. M. A ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Guilbaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Guilbaud, la somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Guilbaud renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Louise Guilbaud.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Tiger-Winterhalter, présidente,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
N. TIGER-WINTERHALTERL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUTLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
mr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026