mercredi 20 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2103704 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 avril 2021, et un mémoire, enregistré le 25 septembre 2023, Mme E K, épouse M, représentée par Me Olivier Renard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du préfet de Maine-et-Loire du 27 décembre 2019 lui refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" pour se soigner en France ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer ce titre de séjour, dans un délai d'un mois, sous astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard ;
3°) à défaut, de prescrire à cette même autorité de prendre, dans le même délai, une nouvelle décision après un nouvel examen de sa situation, sous la même astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente de cette décision, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son avocat en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité qui n'était pas habilitée à cette fin ;
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- cette même décision est entachée d'un vice de procédure, la consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) étant irrégulière dans la mesure où l'existence d'un avis n'est pas justifiée, l'existence du rapport du médecin instructeur de l'OFII n'est pas établie et le caractère collégial de l'avis n'est pas démontré à défaut de preuve de la tenue d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est également entachée d'erreur de droit dès lors que le préfet de Maine-et-Loire s'est estimé lié par l'avis rendu par le collège de médecins de l'OFII ;
- le refus de séjour a été opposé en méconnaissance du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- cette décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2023, le préfet de Maine-et-Loire demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par Mme K, épouse M.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
L'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme M par une décision du 2 février 2021 de la section du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Nantes en charge de l'examen des demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 ;
- l'arrêté de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Le rapport de M. L a été entendu au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 29 novembre 2023 à partir de 9h45.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E K, épouse M, est une ressortissante géorgienne qui est née le 4 août 1980. Elle est entrée en France le 1er février 2018 en compagnie de son époux, M. D M, qui est né le 6 mai 1978 et qui est de même nationalité. Ils sont arrivés dans ce pays en compagnie de leurs deux enfants mineurs, C née le 19 novembre 2010 et Anastasia née le 5 mai 2012, et de la fille de Mme M, Mme A I, née d'une précédente relation le 30 novembre 2000. Le 25 septembre 2018, la demande d'asile présentée par Mme M a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Elle a, le 22 février 2019, présenté une demande de titre de séjour en invoquant son état de santé. Par un arrêté du 27 décembre 2019, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté cette demande. Mme M demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les moyens de légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 311-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence () ". Selon l'article 43 du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l'action des services de l'Etat dans les régions et départements : " Le préfet de département peut donner délégation de signature () 1° En toutes matières () au secrétaire général () ".
3. L'arrêté du 27 décembre 2019 a été signé, non par le préfet de Maine-et-Loire, mais "pour le préfet" par Mme B H en qualité de secrétaire générale de la préfecture de ce département. Cette dernière bénéficiait, par arrêté de ce préfet, pris le 15 novembre 2019 et publié le 18 novembre 2019 au recueil des actes administratifs de ce département, d'une délégation à l'effet de signer les décisions relatives au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'habilitation de la signataire de l'arrêté du 27 décembre 2019 doit être écarté.
4. En deuxième lieu, en vertu des dispositions combinées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour doit être motivée, c'est à dire qu'elle doit comporter l'énoncé, non pas de l'ensemble des éléments soumis à l'examen de l'autorité ayant pris cette décision, mais uniquement des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.
5. Il ressort de la lecture de l'arrêté du 27 décembre 2019 qu'il se réfère aux dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précisant les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire sollicitée par Mme M et qu'il indique celle de ces conditions dont l'autorité préfectorale a estimé qu'elle n'était pas satisfaite en l'espèce. Par suite, et alors que le préfet de Maine-et-Loire n'était pas tenu de motiver spécifiquement sa décision au regard des stipulations des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3.1 de la convention relative aux droits de l'enfant, le moyen tiré de l'insuffisante motivation du refus de séjour doit être écarté.
6. En troisième lieu, en vertu des articles L. 313-11, R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, l'autorité préfectorale apprécie s'il y a lieu de délivrer la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" prévue au 11° de l'article L. 313-11 de ce code au regard d'un avis d'un collège de médecins à compétence nationale du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Il résulte par ailleurs de ces dispositions réglementaires et de celles des articles 6 et 8 de l'arrêté interministériel du 27 décembre 2016, que cet avis doit être émis au vu notamment d'un rapport médical établi par un médecin instructeur de l'OFII, lequel ne doit pas siéger au sein du collège. Cet avis, selon les dispositions de ce même article 6, est rendu à l'issue d'une délibération pouvant s'opérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle et il doit être signé par les trois médecins composant le collège.
7. La décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme M a été prise au regard d'un avis du collège de médecins de l'OFII délivré le 7 juin 2019 dont une copie est produite par le préfet de Maine-et-Loire. Ce collège était composé de trois médecins l'ayant chacun signé et cet avis a été rendu sur la base du rapport établi par un autre médecin de ce même établissement. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cet avis n'aurait pas été le résultat d'un examen collégial. Par suite, les moyens mettant en cause la régularité de la procédure de consultation du collège de médecins de l'OFII et, par suite, celle d'édiction de l'arrêté en litige doivent être écartés.
Sur les moyens de légalité interne :
8. Aux termes des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " () la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () A l'étranger () si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié.() ".
9. En premier lieu, il ressort de la motivation de l'arrêté du 27 décembre 2019 que, après avoir visé l'avis émis le 7 juin 2019 par le collège de médecins de l'OFII, le préfet de Maine-et-Loire a indiqué "qu'après examen attentif de la situation de la requérante (sic) () son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; par ailleurs, elle peut voyager sans risque". Il ne ressort pas de cette motivation que le préfet de Maine-et-Loire ne serait estimé lié par l'avis émis le 7 juin 2019 par le collège de médecins de l'OFII. Par ailleurs, eu égard à la nature du seul titre de séjour sollicité, qui est sans lien avec des motifs d'ordre familiaux, il ne ressort pas davantage de cette motivation que le préfet de Maine-et-Loire n'aurait pas procédé à l'examen qu'il lui appartenait d'effectuer au regard des éléments dont il disposait lorsqu'il a été conduit à apprécier s'il y avait lieu de délivrer à l'intéressée la carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de ce que le préfet de Maine-et-Loire se serait estimé lié par l'avis émis 7 juin 2019 par le collège de médecins de l'OFII et qu'il n'aurait pas réellement examiné la situation de Mme M doivent être écartés.
10. En deuxième lieu, selon l'article 4 de l'arrêté ministériel du 5 janvier 2017 : " Les conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge médicale, mentionnées au 11° de l'article L. 313-11 () sont appréciées sur la base des trois critères suivants : degré de gravité (mise en cause du pronostic vital de l'intéressé ou détérioration d'une de ses fonctions importantes), probabilité et délai présumé de survenance de ces conséquences. / Cette condition des conséquences d'une exceptionnelle gravité résultant d'un défaut de prise en charge doit être regardée comme remplie chaque fois que l'état de santé de l'étranger concerné présente, en l'absence de la prise en charge médicale que son état de santé requiert, une probabilité élevée à un horizon temporel qui ne saurait être trop éloigné de mise en jeu du pronostic vital, d'une atteinte à son intégrité physique ou d'une altération significative d'une fonction importante. ".
11. Pour contester l'appréciation portée par le préfet de Maine-et-Loire au regard essentiellement de l'avis du 7 juin 2019 émis par le collège de médecins de l'OFII, quant à l'absence de conséquences d'une exceptionnelle gravité d'un défaut de prise en charge médicale de son état de santé, Mme M fait état de ses pathologies et se réfère à des documents ayant un contenu évoquant son état de santé. Les comptes-rendus médicaux établis par le centre des Capucins les 17 février et 31 août 2023 ont été établis plus de trois ans après la date de la décision attaquée, à laquelle s'apprécie sa légalité. Leur contenu ne permet pas de déterminer quel était exactement l'état de santé de la requérante à la date de cette décision, et, par voie de conséquence, les conséquences, à cette même date, d'un défaut de la prise en charge médicale que cet état de santé requérait. Le certificat médical du docteur F G établi le 6 avril 2019 se borne à indiquer que Mme M est atteinte d'une paralysie gauche rendant nécessaire la présence de son époux à ses côtés. Enfin, le document référencé dans le bordereau de pièces jointes comme étant un "historique des pathologies de la requérante établi par le docteur F G" a été rédigé à partir d'un logiciel de traitement de texte sur papier libre. Il est revêtu d'une signature et du nom, de l'adresse et des coordonnées de ce médecin. Il comporte les mentions suivantes : "8. Avec son équipe, ils ont pris le probléme de Mme M à bras le corps. Quelques mois après Mme M était capable de se déplacer seule avec comme aide technique : 9. Une anglaise", "Une pairre chaussures orthopediques avec une tige sur la chaussure gauche. Et se déplacer en fauteuil roulant électrique, marcher un peu avec un bâton en anglais", "Ceci représante une victoire sur lé plan moteur : exeptionelle", "l'augmentation de la masse mousculaire : pour consolider ses problèmes d'équilibre" ainsi que la mention "Pour faire valoir ce que de droit par rapport à la demande de l'administration française (traité de schengen)". Au regard du contenu de l'ensemble des documents précités, le motif tiré du défaut de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas d'absence de prise en charge médicale de l'état de santé de la requérante ne peut être regardé comme étant entaché d'erreur d'appréciation.
12. En troisième lieu, Mme M soutient qu'il n'existe pas de traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine. Toutefois, il ressort des termes de la motivation de l'arrêté que la décision en litige n'a pas été opposée au motif qu'un tel traitement existerait. Par suite, ce moyen ne peut être utilement invoqué.
13. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que, dans sa demande de titre de séjour, qu'elle ne produit pas, Mme M aurait invoqué, outre le 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le bénéfice de dispositions relatives à la délivrance d'un titre de séjour pour motif familial ou bien, en cas de rejet de sa demande, l'existence d'une atteinte à sa vie privée et familiale. Par ailleurs, le préfet de Maine-et-Loire s'est abstenu, comme il en avait la possibilité, d'apprécier, au stade de l'examen de cette demande de titre de séjour, la situation de l'intéressée au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le refus de séjour opposé à Mme M méconnaîtrait cet article ne peut être utilement invoqué pour contester la légalité de cette décision.
14. En dernier lieu, si les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile régissant la délivrance des titres de séjour n'imposent pas au préfet, sauf disposition spéciale contraire, de refuser d'accorder un titre de séjour à une personne de nationalité étrangère qui ne remplit pas les conditions auxquelles est subordonné le droit d'obtenir ce titre, la faculté pour le préfet de prendre, à titre gracieux et exceptionnel, une mesure pour régulariser la situation de cette personne relève de son pouvoir d'appréciation de l'ensemble des circonstances de l'espèce. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier si, en ne faisant pas usage de cette faculté, l'autorité préfectorale a entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur cette situation.
15. Le refus de séjour a été légalement opposé à Mme M au motif qu'un défaut de prise en charge médicale de ses pathologies ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. A la date de la décision attaquée, l'époux de la requérante bénéficiait d'un titre de séjour, mais cette autorisation ne lui a été délivrée que jusqu'au 19 juin 2020, soit une date qui n'est postérieure que de six mois à la décision attaquée. Par ailleurs, cette autorisation ne lui a été accordée qu'aux seules fins de se soigner en France de sorte qu'elle ne lui donne pas vocation à séjourner durablement dans ce pays, et elle n'a d'ailleurs pas été renouvelée. Si Mme M se prévaut de la scolarité de ses enfants mineurs, les seuls documents qui y sont relatifs portent sur des années scolaires postérieures à celle au cours de laquelle intervient la décision attaquée. Au regard de l'ensemble de ces éléments, et en dépit des efforts d'intégration qu'elle allègue déployer, le préfet de Maine-et-Loire, en ne faisant pas usage de la faculté dont il disposait de prendre à son égard, à titre gracieux et exceptionnel, une mesure favorable pour régulariser sa situation, n'a pas entaché le refus de séjour en litige d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur cette situation.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme M n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire afin de se soigner en France qui lui a été opposée par un arrêté pris par le préfet de Maine-et-Loire le 27 décembre 2019. Le rejet de ces conclusions à fin d'annulation entraîne le rejet, par voie de conséquence, des conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou de procéder à un nouvel examen de sa situation. L'Etat n'étant la partie perdante dans la présente instance, les conclusions qu'elle présente sur le fondement des articles 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête présentée par Mme M est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E K, épouse M, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Olivier Renard.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2023.
Le rapporteur,
D. L
Le président,
L. MARTIN
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
No 2103704
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026