mardi 11 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2103864 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 avril 2021, Mme D F épouse A, représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 mars 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français et la fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
S'agissant de la décision fixant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article L. 511-1, I du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme F a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 2 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D F épouse A, ressortissante azerbaïdjanaise, née le 5 octobre 1993 à Gence (Azerbaïdjan), déclare être entrée en France en juillet 2004 avec ses parents sous une fausse identité et avoir quitté le territoire français en 2012. Elle est revenue sur le territoire français en 2016, accompagnée de son époux. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 9 mars 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré et lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an. Par la présente requête, Mme F demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux différentes décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté du 9 mars 2021 présentement attaqué a été signé par Mme C B, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 12 octobre 2020, régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs n° 126 de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique lui a donné délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de délivrer un titre de séjour, vise les textes dont il fait application, notamment les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il précise notamment que Mme F est mère de deux enfants, nés respectivement en 2016 et 2019 à Nantes, dont un est scolarisé depuis près de trois ans. Il mentionne également les motifs de fait qui justifient selon lui le rejet de sa demande, que son époux est en situation irrégulière et fait l'objet d'une décision concomitante de refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours et que Mme F a fait l'objet d'un signalement en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale pour fraude au récépissé et que cette infraction est constitutive d'une atteinte à l'ordre public, d'un non-respect des principes républicains et d'une absence d'intégration dans la société française. Il précise qu'aucun obstacle socio-professionnel et personnel n'empêche l'ensemble de la cellule familiale de se réinstaller au sein de son pays d'origine et que les éléments apportés par Mme F ne sauraient être suffisants pour permettre sa régularisation sur le fondement de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision comporte ainsi l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement et satisfait dès lors à l'exigence de motivation. Il ressort de cette motivation que le préfet a procédé à un examen préalable approfondi de la situation personnelle de la requérante. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen de sa situation personnelle doivent être écartés.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () / 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
5. Le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à Mme F le titre de séjour sollicité sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que l'intéressée ne peut se prévaloir d'aucun lien socio-professionnel et personnel empêchant l'ensemble de la cellule familiale de se réinstaller au sein de son pays d'origine et qu'elle représente une menace à l'ordre public.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme F est mariée à un ressortissant azerbaïdjanais en situation irrégulière sur le territoire français et faisant l'objet d'une décision concomitante de refus de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours. Pour justifier de ses attaches en France, Mme F fait valoir qu' elle justife de nombreuses années de présence sur le territoire français, qu'elle est retournée dans son pays d'origine uniquement pour régulariser sa situation administrative, qu'à son retour en France, elle a reconstitué une cellule familiale en donnant naissance à deux enfants, que ses parents et ses frères se sont vu délivrer des titres de séjour en France, que sa présence est nécessaire pour s'occuper de ses parents malades, sans pour autant étayer ses propos. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressée a usé de faux récépissés de demande de titre de séjour pour bénéficier d'une prise en charge de ses frais de santé. Si elle produit des pièces attestant qu'elle et ses enfants sont intégrés au sein de la société française, ces éléments sont insuffisants pour établir l'existence de relations stables, anciennes et particulièrement intenses sur le territoire français. En outre, elle ne démontre pas être dépourvue de tout lien dans son pays d'origine, où elle a vécu la majorité de sa vie et où elle s'est mariée avec un compatriote. Dans ces conditions, la décision portant refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, de sorte que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 313-11, 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".
8. Mme F se prévaut d'une présence de cinq ans sur le territoire français, des liens qu'elle a tissés en France, ainsi qu'en attestent les témoignages de parents d'élèves et de bénévoles d'associations que l'intéressée verse aux débats, du fait qu'elle souhaite pouvoir s'occuper de ses parents malades sur le territoire français. Elle précise qu'elle a donné naissance à deux enfants en France, en 2016 et 2019 et que l'aîné est scolarisé en école maternelle. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à établir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'au regard de ses conditions d'entrée sur le territoire, des doutes sur son identité, de sa présence récente sur le territoire français et de l'absence de liens intenses personnels et familiaux en France, les circonstances invoquées par Mme F ne constituaient pas des considérations humanitaires ou motifs exceptionnels propres à justifier son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi
9. En premier lieu, en se bornant à se référer aux " moyens développés au soutien de la demande d'annulation de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour avec la même motivation et les mêmes conséquences ", Mme F n'assortit pas sa critique de la légalité interne et externe de l'obligation de quitter le territoire français, qui constitue une décision distincte, des précisions suffisantes pour permettre d'en apprécier le bien-fondé.
10. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme F n'est pas fondée à invoquer l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé, au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an :
11. Aux termes de l'article L. 511-1 III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger. () Lorsqu'elle ne se trouve pas en présence du cas prévu au premier alinéa du présent III, l'autorité administrative peut, par une décision motivée, assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée maximale de deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. (). La durée de l'interdiction de retour mentionnée aux premier, sixième et septième alinéas du présent III ainsi que le prononcé et la durée de l'interdiction de retour mentionnée au quatrième alinéa sont décidés par l'autorité administrative en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.() ". L'autorité compétente, doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
12. En premier lieu, la décision litigieuse, après avoir cité ces dispositions, énonce que Mme F n'a pas exécuté une précédente mesure l'obligeant à quitter le territoire français, que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public, et que, au regard de la nature et de l'ancienneté de ses liens en France, une interdiction de retour d'un an ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Les moyens tirés de l'insuffisante motivation de l'interdiction de retour faite à Mme F et du défaut d'examen préalable de sa situation personnelle ne peuvent, dans ces conditions, qu'être écartés comme manquant en fait.
13. En second lieu, au regard de ce qui a été exposé au point 6, l'interdiction de retour litigieuse ne méconnaît pas l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme F doit être rejetée.
Sur les autres conclusions :
15. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
16. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par Mme F au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D F épouse A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
S. EL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026