LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2103898

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2103898

mercredi 14 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2103898
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantRODRIGUES DEVESAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 avril 2021, M. B E D, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination vers lequel il pourrait être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal de lui délivrer le titre sollicité ou une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnant d'enfant malade, à titre subsidiaire de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- il n'est pas établi que la décision ait été signée par une autorité compétente ;

-cette décision est insuffisamment motivée ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle a été prise en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- il n'est pas établi que la décision ait été signée par une autorité compétente ;

-cette décision est insuffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

M. E D a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 mai 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable au litige ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. G.

Considérant ce qui suit :

1. M. E D, ressortissant brésilien, né le 19 octobre 1979, est entré en France le 27 août 2018 sous couvert d'un visa délivré par les autorités portugaises valable du 24 janvier 2018 au 24 janvier 2019, pour y exercer une activité professionnelle. Entré en France par la suite, en tant que travailleur détaché, il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent étranger d'un enfant malade, sur le fondement des articles L.311-12 et L.313-11 11° du CESEDA, ainsi que sur le fondement des articles L.313-10 et L.313-14 du CESEDA, dans leur rédaction alors applicable. Par arrêté du 14 février 2020, le préfet de la Loire-Atlantique lui a opposé un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination correspondant. Par sa requête, M. E D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les moyens communs aux décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :

2. D'une part, l'arrêté attaqué a été signé par Mme F, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Atlantique. Par un arrêté du 17 septembre 2019, régulièrement publié, le préfet de la Loire-Atlantique a donné délégation à Mme F, à l'effet de signer notamment les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes litigieux manque en fait.

3. D'autre part, l'arrêté attaqué mentionne les textes dont il fait application, en particulier les articles applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et comporte l'indication des éléments de fait pour lesquels le préfet a refusé de faire droit à la demande de titre de séjour de M. E D, en tous ses aspects. En particulier, les éléments relatifs à l'état de santé de l'enfant du requérant sont énoncés de manière détaillée et il ressort de cette rédaction que le préfet a effectivement motivé sa décision au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant, ainsi que le prévoit l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Dès lors, l'arrêté est suffisamment motivé, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " Sauf si leur présence constitue une menace pour l'ordre public, une autorisation provisoire de séjour est délivrée aux parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions mentionnées au 11° de l'article L. 313-11, ou à l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. "

5. Pour l'application de ces dispositions, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

6. L'avis médical de l'OFII du 30 juillet 2019 indique que l'état de santé du jeune A C, enfant du requérant, né le 11 juin 2013, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut est susceptible d'entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soin dans son pays d'origine, l'enfant peut y bénéficier des traitements appropriés et qu'il peut voyager sans risque à destination de ce pays.

7. Il ressort des pièces du dossier que l'enfant A C souffre d'une dermatite atopique qui affecte ses yeux ainsi que d'un asthme et de conjonctivites allergiques sévères. Le requérant allègue que l'enfant est suivi pour ces affections dans un clinique ophtalmologique à raison d'un rendez-vous tous les deux mois ainsi que par un dermatologue au CHU de Nantes tous les trois mois, ce qui n'est pas contesté en défense. L'intéressé détaille les différents traitements que l'enfant doit suivre et produit au dossier les copies d'ordonnances de médicaments et de convocations à des rendez-vous médicaux. Toutefois, ces seuls documents ne permettent pas de remettre en cause l'avis émis par l'OFII. Si le requérant produit des articles de presse relatant les défaillances du système de santé brésilien, ces articles restent d'une portée trop générale et ne permettent pas d'établir que le jeune A C ne pourrait suivre des traitements appropriés à son état dans son pays d'origine. Dès lors M. E D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". La carte de séjour est prolongée d'un an si l'étranger se trouve involontairement privé d'emploi. Lors du renouvellement suivant, s'il est toujours privé d'emploi, il est statué sur son droit au séjour pour une durée équivalente à celle des droits qu'il a acquis à l'allocation d'assurance mentionnée à l'article L. 5422-1 du code du travail ; () ".

9. La délivrance de la carte de séjour temporaire prévue par l'article L. 313-10 est subordonnée par l'article L. 313-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à la production d'un visa de long séjour. M. E D ne conteste pas n'avoir pas présenté de visa de long séjour. Il est constant qu'il n'a travaillé en France qu'à l'occasion de missions temporaires, dans le cadre de son contrat de travail conclu avec une entreprise portugaise, sous couvert d'un titre de séjour délivré par les autorités portugaises. Il en résulte que c'est à bon droit que le préfet a estimé qu'il ne pouvait se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-10 précité.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / () ".

11. M. E D fait valoir, à l'appui de son moyen, qu'il est entré en France à l'été 2018, soit il y a plus de 2 ans, qu'il vit en France avec son épouse et leurs trois enfants, qui sont scolarisés, que son fils, A C est atteint d'une maladie impliquant un suivi médical régulier, qu'il s'occupe également de son neveu dont il a la charge et qui est scolarisé à Nantes, et qu'il a travaillé plusieurs mois en qualité de travailleur détaché d'une entreprise portugaise. Toutefois, l'arrivée en France de M. E D est récente, il n'est pas établi que l'épouse du requérant, également de nationalité brésilienne, soit en situation régulière sur le territoire français, leur fils peut faire l'objet de soins appropriés au Brésil, ainsi qu'il a été dit précédemment et l'intéressé n'a travaillé en France qu'à l'occasion de missions temporaires, en exécution de son contrat de travail conclu avec une entreprise portugaise, sous couvert d'un titre de séjour délivré par les autorités portugaises. Dès lors, compte tenu de ces éléments, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressé par la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ne répond pas à des considérations humanitaires et ne se justifie pas non plus par des motifs exceptionnels.

12. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

13. A la date de la décision attaquée, M. E D ne séjournait en France que depuis deux ans, après être entré au Portugal sous couvert d'un visa de long séjour. Il a nécessairement conservé des attaches familiales, sociales, linguistiques et culturelles au Brésil, pays dont ils ont la nationalité, où il a vécu près de trente-cinq ans. Son arrivée en France est récente. Il n'est pas établi que l'épouse du requérant soit en situation régulière sur le territoire français, l'intéressé n'a travaillé en France, ainsi qu'il a été dit, qu'à l'occasion de missions temporaires, dans le cadre de son contrat de travail conclu avec une entreprise portugaise, sous couvert d'un titre de séjour délivré par les autorités portugaises. La scolarisation de leurs trois enfants, récente pour deux d'entre eux, pourra être poursuivie au Brésil. Rien ne s'oppose donc à ce que la cellule familiale se reconstitue dans ce pays. Enfin, eu égard aux circonstances exposées aux points 5 à 6, leur fils cadet pourra suivre des soins appropriés dans son pays d'origine. Ainsi, la décision portant refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte excessive au droit à la vie familiale que M. E D tient des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

14. En cinquième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit apporter une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

15. Eu égard aux motifs exposées aux points 5 à 6, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intérêt supérieur de l'enfant A C aurait été méconnu, au sens des stipulations précitées, par l'arrêté préfectoral en litige.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

16. L'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, invoqué à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E D à fin d'annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et d'astreinte et les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. E D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E D, à Me Rodrigues Devesas et au préfet de la Loire-Atlantique.

Délibéré après l'audience du 30 août 2022, à laquelle siégeaient :

M. Degommier, président,

Mme Frelaut, première conseillère,

Mme Martel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2022.

Le président-rapporteur,

S. G

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

L. FRELAUT

La greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions