LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2104042

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2104042

jeudi 2 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2104042
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantJACQUEZ DUBOIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme F..., praticienne hospitalière à temps partiel au CHU d'Angers, contestant son reclassement au sixième échelon de son grade suite à l'application du décret n° 2020-1182 du 28 septembre 2020. La requérante soutenait notamment l'incompétence du signataire de l'arrêté collectif de reclassement du 12 octobre 2020 et une erreur dans la prise en compte de son ancienneté. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence, la signataire ayant été régulièrement nommée directrice générale du CNG. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge considérant que le courrier du 28 octobre 2020 n'était qu'une attestation et que l'arrêté collectif était légal.

Texte intégral

(7ème chambre)Vu la rocédure suivante :

ar une requête, enregistrée le 9 avril 2021, Mme D... F..., re résentée ar la SAS interbareaux Seban Atlantique, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 28 octobre 2020 ar laquelle la directrice générale du centre hos italier universitaire d’Angers (CHU) l’a reclassée, à com ter du 1er octobre 2020, au sixième échelon du grade de raticienne hos italière à tem s artiel avec une date révisionnelle de changement d’échelon au 7 février 2021, ensemble la décision im licite née du silence gardé ar la directrice du Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière (CNG) sur son recours gracieux formé le 10 décembre 2020 ;

2°) d’enjoindre au Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière de rocéder au réexamen de sa demande de reclassement au neuvième échelon de son grade dans un délai de quinze jours à com ter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros ar jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière le versement d’une somme de 2 500 euros en a lication des dis ositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- il n’est as justifié de la com étence du signataire de la décision du 28 octobre 2020 ;
- les décisions attaquées seront annulées ar voie de conséquence de l’illégalité de l’arrêté collectif du 12 octobre 2020 ; cet arrêté est entaché d’illégalité, d’une art, dès lors qu’il n’est as justifié de la com étence de sa signataire et, d’autre art, en ce qu’il ne rend as en com te ses années d’ancienneté effective ;
- la décision du 28 octobre 2020, rise en a lication de cet arrêté collectif, est entachée d’illégalité dès lors qu’elle la reclasse à un échelon ne corres ondant as à sa durée réelle d’ancienneté.

Le Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière a roduit des ièces enregistrées le 13 décembre 2022.

Le 23 août 2023, le centre hos italier universitaire d’Angers et le Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière ont été mis en demeure de roduire un mémoire en défense dans un délai de trente jours.


Vu :
- les autres ièces du dossier.

Vu :
- le code de la santé ublique ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ; 
- le décret n° 2020-1182 du 28 se tembre 2020 ;
- le code de justice administrative.

Les arties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A rès avoir entendu au cours de l’audience ublique :
- le ra ort de Mme Baufumé, ra orteure,
- et les conclusions de Mme Le Lay, ra orteure ublique.
- et les observations de Me Le Rouzic, re résentant Mme F....


Considérant ce qui suit :

Mme D... F..., raticienne des hô itaux à tem s artiel au sein du centre hos italier universitaire (CHU) d’Angers (Maine-et-Loire), a atteint l’échelon 9 du grade de raticien hos italier à tem s artiel le 7 février 2019. En a lication du décret susvisé du 28 se tembre 2020 relatif à la modification de la grille des émoluments des raticiens hos italiers à tem s lein et des raticiens des hô itaux à tem s artiel, elle a été reclassée, à com ter du 1er octobre 2020, dans le même grade à l’échelon 6, avec une date révisionnelle de changement d’échelon au 7 février 2021 ar l’arrêté collectif de reclassement ado té ar le Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière (CNG) le 12 octobre 2020. Mme F... en a été informée ar l’attestation de reclassement du 28 octobre 2020 émanant du CHU d’Angers. ar courrier du 10 décembre 2020, Mme F... a formé un recours administratif, adressé à la directrice générale du CNG, rejeté ar décision im licite née du silence gardé ar cette dernière. Mme F... doit être regardée comme demandant l’annulation de l’arrêté du 12 octobre 2020 en tant qu’il a rocédé à son reclassement, ensemble celle de la décision im licite de rejet de son recours gracieux.

En remier lieu, comme cela a été dit au oint récédent, Mme F... doit être regardée comme demandant l’annulation de l’arrêté du 12 octobre 2020 en tant qu’il rocède à son reclassement, le courrier du 28 octobre 2020 se bornant à attester de ce reclassement, sans modifier l’ordonnancement juridique. Il s’ensuit que la requérante ne eut utilement soulever les moyens tirés de l’incom étence du signataire de cette attestation du 28 octobre 2020 et de l’illégalité interne de cet acte.

En deuxième lieu, ar un arrêté de la ministre des solidarités et de la santé en date du 15 juillet 2019, régulièrement ublié le 31 juillet 2019 au Journal officiel de la Ré ublique française, Mme A... C..., signataire de l’arrêté de reclassement collectif du 12 octobre 2020, a été nommée directrice générale du Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière our une durée de trois ans, à com ter du 1er se tembre 2019. ar suite, le moyen tiré de l’incom étence de la signataire de l’arrêté du 12 octobre 2020 manque en fait et doit être écarté.

En dernier lieu, aux termes de l’article 7 du décret susvisé du 28 se tembre 2020 : « Les raticiens hos italiers à tem s lein, les raticiens des hô itaux à tem s artiel et les raticiens hos italiers-universitaires sont reclassés conformément au tableau de corres ondance suivant (…) », ce tableau révoyant que les raticiens classés à l’échelon 9 dans leur situation d’origine sont classés à l’échelon 6 de la nouvelle situation, l’ancienneté d’échelon acquise dans leur échelon d’origine étant conservée. ar ailleurs, aux termes de l’article R. 6152-217 du code de la santé ublique dans sa rédaction a licable au litige : « La carrière des raticiens des hô itaux com rend dix échelons. ». Enfin, aux termes de l’article R6152-218 du même code dans sa rédaction a licable au litige : « L'avancement d'échelon s'effectue selon les durées suivantes : / (…) 6ème échelon : deux ans (…) ».

Il ressort des ièces du dossier, notamment d’un arrêté d’avancement du 21 janvier 2019 roduit ar la requérante, et n’est as contesté, que Mme F... a atteint l’échelon 9 du grade de raticienne des hô itaux à tem s artiel le 7 février 2019. Il en ressort, ar ailleurs, et ar conséquent, qu’au 1er octobre 2020, date d’effet de la décision attaquée, elle avait acquis une ancienneté de 19 mois et 23 jours dans cet échelon. Il s’ensuit qu’en a lication des dis ositions de l’article 7 récité du décret du 28 se tembre 2020, elle devait être reclassée dans le 6ème échelon du nouveau grade de raticienne des hô itaux à tem s artiel en conservant cette ancienneté, et qu’en a lication des dis ositions récitées de l’article R. 6152-218 du code la santé ublique, révoyant une durée totale de deux ans dans le 6ème échelon, la date révisionnelle de son assage à l’échelon su érieur, soit l’échelon 7, devait être fixée au 7 février 2021. Le CNG, ar l’arrêté collectif de reclassement du 12 octobre 2020, a dès lors u légalement, reclasser Mme B... E... à l’échelon 6 avec une date révisionnelle de changement d’échelon au 7 février 2021.

Il résulte de tout ce qui récède que Mme F... n’est as fondée à demander l’annulation des deux décisions attaquées et que sa requête doit, ar conséquent, être rejetée en toutes ses conclusions.







DECIDE :



Article 1 : La requête de Mme F... est rejetée.
 
Article 2 : Le résent jugement sera notifié à Mme D... F..., au centre hos italier universitaire d’Angers et au Centre national de gestion des raticiens hos italiers et des ersonnels de direction de la fonction ublique hos italière.



Délibéré a rès l’audience du 11 se tembre 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Béria-Guillaumie, résidente,
Mme Gibson-Théry, remière conseillère,
Mme Baufumé, remière conseillère.

Rendu ublic ar mise à dis osition au greffe le 2 octobre 2025.



La ra orteure,





A. BAUFUMÉLa résidente,





M. BÉRIA-GUILLAUMIE


Le greffier,





. VOSSELER



La Ré ublique mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les arties rivées, de ourvoir à l’exécution de la résente décision.



our ex édition conforme,
Le greffier,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions