mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2104565 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | ATLANTIC JURIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 avril 2021, le GAEC de l'Ile de la Sèvre et M. A D, représentés par Me Tertrais, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du préfet de la région Pays de la Loire, née le 24 octobre 2020, en tant qu'elle a autorisé l'EARL la Chaussée à exploiter un ensemble de parcelles d'une surface de 58,8541 ha, précédemment mises en valeur par M. B, et situées à L'Ile-d'Elle et au Gué-de-Velluire, ainsi que la décision par laquelle la même autorité a implicitement rejeté son recours gracieux formé le 22 décembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée méconnaît l'article R. 331-6 du code rural dès lors qu'il n'est pas justifié que la demande d'autorisation d'exploiter présentée par l'EARL la Chaussée était complète à la date de son enregistrement par le préfet ;
- le préfet a méconnu les articles L. 331-4 et D. 331-4-1 du code rural et de la pêche maritime dès lors que leur demande d'autorisation d'exploiter a été déposée avant l'expiration du délai de publicité, et qu'elle aurait dès lors dû être traitée comme une demande concurrente de celle présentée par l'EARL la Chaussée ;
- la publicité de la demande d'autorisation d'exploiter présentée par l'EARL la Chaussée était irrégulière au regard de l'article R.331-4 du code rural dès lors qu'elle ne mentionnait pas le nom de l'ensemble des propriétaires ; en conséquence, le délai fixé pour présenter une offre concurrente lui est inopposable ;
- le préfet a méconnu l'article L. 331-3-1 du code rural en s'abstenant de soumettre la candidature de l'EARL la Chaussée à la commission départementale d'orientation de l'agriculture alors que celle-ci aboutissait à une concentration d'exploitation excessive au profit d'une même personne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2024, le préfet de la région Pays de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. D et le GAEC de l'Ile de la Sèvre ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Martel,
- les conclusions de M. Guilloteau, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 mars 2020, l'EARL la Chaussée a sollicité du préfet de la région Pays de la Loire une autorisation d'exploiter des parcelles précédemment mises en valeurs par M. B, et situées à L'Ile-d'Elle, le Poiré-sur-Velluire et le Gué-de-Velluire pour une contenance totale de 60,2580 hectares. Le 15 juin 2020, la direction départementale des territoires et de la mer de la Vendée a accusé réception de cette demande, précisant qu'à raison de l'état d'urgence sanitaire, le délai d'instruction recommencerait à courir à compter du 24 juin 2020, et qu'en l'absence de notification d'une décision de la part de l'administration au 24 octobre 2020, une autorisation implicite d'exploiter naîtrait. La demande d'autorisation d'exploiter présentée par l'EARL la Chaussée a fait l'objet d'une publicité le 29 juin 2020, la date limite pour le dépôt de demandes concurrentes étant fixée au 29 août 2020. Le 28 août 2020, le GAEC de l'Ile de la Sèvre a déposé une demande d'autorisation d'exploiter portant sur les parcelles précédemment mises en valeur par M. B sur les communes de L'Ile-d'Elle et du Gué-de-Velluire pour une contenance de 58,8541 hectares, parcelles également convoitées par l'EARL la Chaussée. Le 4 septembre 2020, le service instructeur a informé M. D, gérant du GAEC de l'Ile de la Sèvre, qu'il manquait des pièces à son dossier, lesquelles ont été communiquées le 6 septembre 2020. La demande d'autorisation d'exploiter présentée par le GAEC de l'Ile de Sèvre a été enregistrée comme complète le 7 septembre 2020, et examinée lors de sa séance du 17 septembre 2020 par la commission départementale de l'orientation de l'agriculture, laquelle a émis un avis favorable précisant que la demande du GAEC de l'Ile de Sèvre devait être analysée, non comme une demande concurrente de celle de l'EARL de la Chaussée, mais comme une demande successive. Le 24 octobre 2020 est née, au profit de l'EARL de la Chaussée, une autorisation implicite d'exploiter les terres précédemment mises en valeur par M. B sur les communes de l'Ile d'Elle, le Gué de Velluire et le Poire sur Velluire pour une contenance de 60,258 hectares. Par arrêté du 27 octobre 2020, le préfet de la région Pays de la Loire a autorisé le GAEC de l'Ile de Sèvre à exploiter une partie de ces terres représentant une surface de 58,8541 hectares. Par un courrier du 22 décembre 2020, le GAEC de l'Ile de Sèvre a formé un recours gracieux contre la décision tacite d'autorisation d'exploiter en faveur de l'EARL de la Chaussée en tant qu'elle portait sur ces 58,8541 hectares. Ce recours a fait l'objet d'une décision implicite de rejet. Par leur requête, le GAEC de l'Ile de la Sèvre et M. D, son gérant, sollicitent l'annulation partielle de l'autorisation d'exploiter tacitement accordée à l'EARL la Chaussée à compter du 24 octobre 2020, ainsi que la décision par laquelle le préfet de la région Pays de la Loire a implicitement rejeté son recours gracieux formé le 22 décembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 331-4 du code rural et de la pêche maritime : " La demande de l'autorisation mentionnée au I de l'article L. 331-2 est établie selon le modèle défini par le ministre de l'agriculture et accompagnée des éléments justificatifs dont la liste est annexée à ce modèle. / Si la demande porte sur des biens n'appartenant pas au demandeur, celui-ci doit justifier avoir informé par écrit de sa candidature le propriétaire. / () / Après avoir vérifié que le dossier comporte les pièces requises en application du premier alinéa, le service chargé de l'instruction l'enregistre et délivre au demandeur un accusé de réception. / Le service chargé de l'instruction fait procéder à la publicité de la demande d'autorisation d'exploiter dans les conditions prévues à l'article D. 331-4-1. Cette publicité porte sur la localisation des biens et leur superficie, ainsi que sur l'identité des propriétaires ou de leurs mandataires et du demandeur. / Il n'est pas procédé à une nouvelle publicité si la demande porte sur des biens ou des droits ayant fait l'objet d'une telle formalité à l'occasion d'une autre demande et si aucune décision n'a encore été prise sur cette dernière ni sur les demandes concurrentes éventuellement présentées. ". Aux termes de l'article R. 331-6 de ce code : " I.-Le préfet de région dispose d'un délai de quatre mois à compter de la date d'enregistrement du dossier complet mentionnée dans l'accusé de réception pour statuer sur la demande d'autorisation. / Il peut, par décision motivée, fixer ce délai à six mois à compter de cette date, notamment en cas de candidatures multiples soumises à l'avis de la commission départementale d'orientation de l'agriculture ou de consultation du préfet d'une autre région. Il en avise alors les intéressés dans les meilleurs délais par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. / () / III.-Le préfet de région notifie sa décision aux demandeurs, aux propriétaires et aux preneurs en place par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise contre récépissé. Cette décision fait l'objet d'un affichage à la mairie de la commune sur le territoire de laquelle sont situés les biens. Elle est publiée au recueil des actes administratifs. / A défaut de notification d'une décision dans le délai de quatre mois à compter de la date d'enregistrement du dossier ou, en cas de prorogation de ce délai, dans les six mois à compter de cette date, l'autorisation est réputée accordée. En cas d'autorisation tacite, une copie de l'accusé de réception mentionné à l'article R. 331-4 est affichée et publiée dans les mêmes conditions que l'autorisation expresse. ". Aux termes de l'article D. 331-4-1 de ce code : " La publicité prévue à l'article R. 331-4 précise la date de l'enregistrement de la demande et indique la date limite de dépôt des dossiers de demande d'autorisation. / Les demandes d'autorisation d'exploiter sont affichées pendant un mois à la mairie des communes où sont situés les biens qui font l'objet de la demande et publiées sur le site de la préfecture chargée de l'instruction. / A l'expiration du délai de publicité, il est dressé la liste de toutes les candidatures enregistrées pour un même bien. "
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'EARL la Chaussée a adressé sa demande d'autorisation d'exploiter à l'administration en mars 2020, laquelle a été enregistrée comme complète par le directeur départemental des territoires et de la mer de la Vendée le 15 juin 2020. Comme il a été dit au point 1, l'EARL a été informée qu'en raison de l'état d'urgence sanitaire, le délai d'instruction de sa demande commencerait à courir le 24 juin 2020 pour s'achever le 24 octobre 2020 et qu'en l'absence de décision du préfet de région à cette dernière date, l'autorisation d'exploiter lui serait tacitement accordée. En se bornant à soutenir, dans leur requête, après avoir relevé que la publicité de la demande de l'EARL mentionnait le 24 juin 2020 comme date de la demande, que " rien n'indique que la réception de son dossier complet ait été accusée ce jour-là " et que " l'autorisation tacite étant datée précisément du 24 octobre 2020, son intervention apparaît comme anticipée, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 331-6 ", sans contester les explications fournies par le préfet de région dans son mémoire en défense sur la prise en compte de ces deux dates des 24 juin et 24 octobre 2020, s'agissant en particulier de la mise en œuvre de l'ordonnance n°2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période, les requérants n'établissent pas que l'article R. 331-6 précité du code rural et de la pêche maritime aurait été inexactement appliqué.
4. En deuxième lieu, les requérants soutiennent que la demande déposée par le GAEC de l'Ile de Sèvre le 28 août 2020, avant la date limite de dépôt des demandes concurrentes de celle déposée par l'EARL la Chaussée, aurait dû être regardée comme une demande concurrente et non comme une demande successive. Il ressort des dispositions mentionnées au point 2 que si les mesures de publicité organisées à l'occasion d'une demande d'autorisation d'exploiter ont pour objet de susciter la manifestation de demandes concurrentes, la liste des candidatures qui est dressée à l'expiration du délai de publicité ne doit cependant comporter que des dossiers complets enregistrés avant la date limite de dépôt des candidatures. En l'espèce, si le GAEC de l'Ile de la Sèvre a déposé sa demande d'autorisation d'exploiter le 28 août 2020, il est constant que l'administration, après avoir vérifié si son dossier était complet, ainsi que le lui prescrivent les dispositions de l'article R. 331-4 précité, lui a demandé, par courriel en date du 4 septembre 2020, de compléter son dossier dans lequel manquait notamment la lettre de M. D informant Mme F, nue-propriétaire des parcelles AH1 et AH26, de sa candidature et subsistait un doute sur les numéros de parcelles appartenant à M. C comprises dans la demande. Le GAEC de l'Ile de Sèvre a produit les pièces manquantes le 6 septembre 2024, et, le lendemain, le service instructeur a enregistré la demande d'autorisation d'exploiter qu'il avait présentée et lui en a accusé réception. L'enregistrement de la demande est ainsi intervenu après le 29 août 2020, date d'expiration du délai imparti pour la présentation des demandes concurrentes à celles de l'EARL de la Chaussée.
5. En troisième lieu, les requérants soutiennent que la date limite de dépôt des demandes concurrentes, fixée au 29 août, n'était pas opposable au GAEC de L'Ile de Sèvre, du fait du caractère irrégulier de la publicité de la demande de l'EARL la Chaussée. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'autorisation d'exploiter présentée par l'EARL de la Chaussée, en vue de l'agrandissement de son exploitation, a notamment fait l'objet d'une publicité, du 2 juillet au 2 août 2020, à la mairie du Gué-de-Velluire mentionnant précisément les parcelles objet de cette demande situées sur cette commune, ainsi que le nom de leurs propriétaires. Toutefois, ainsi que le font valoir les requérants, Mme E F, nue-propriétaire des parcelles cadastrées AH1 et AH126, ne figurait pas sur cette publicité. Par suite, cette publicité doit être regardée comme ayant été insuffisante, faute d'avoir permis l'identification de l'ensemble des propriétaires des parcelles concernées par la demande ainsi que le prescrivent les dispositions précitées de l'article R. 331-4 du code rural et de la pêche maritime. Toutefois, si cette irrégularité a vicié la procédure à l'issue de laquelle est née la décision implicite d'acceptation attaquée, elle n'a privé les requérants d'aucune garantie et n'a eu aucune influence sur le sens de la décision prise. Elle n'est donc pas de nature à entrainer l'annulation de la décision attaquée.
6. Les requérants s'étonnent, il est vrai, que leur dossier de demande ait été considéré comme incomplet au motif que manquait dans ce dossier la lettre informant la nue-propriétaire des parcelles AH1 et AH126 de la candidature du GAEC, alors même qu'elle n'était pas mentionnée dans la publicité de la candidature de l'EARL la Chaussée. Si, ainsi que le font valoir les requérants, le caractère incomplet de la publicité de l'EARL La Chaussée a pu être à l'origine de l'absence d'information initiale de Mme F, nue-propriétaire, par M. D, de la candidature du GAEC, l'omission de cette dernière dans la liste des propriétaires est en revanche sans lien avec le caractère erroné de la lettre d'information adressée par M. D à M. C, en sa qualité de propriétaire, laquelle visait des parcelles ne lui appartenant pas. Ainsi, à raison du seul caractère erroné de la lettre d'information adressée à M. C, de nature à faire naître une incertitude quant aux parcelles concernées par la demande d'autorisation d'exploiter du groupement requérant, l'administration était tenue d'attendre cette régularisation pour enregistrer comme complète la demande du GAEC de l'Ile de Sèvre. Le dossier de demande ayant été complété sur ce point le 6 septembre 2020, il ne peut être reproché au service instructeur de ne l'avoir enregistré que le 7 septembre 2020, soit après la date limite de dépôt des demandes concurrentes. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 à 7 que le préfet de région n'a pas commis d'ereur de droit en regardant les demandes d'autorisation d'exploiter présentées par l'EARL la Chaussée et le GAEC de l'Ile de Sèvre non comme des demandes concurrentes mais comme des demandes successives
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " I.- L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : / () / 3° Si l'opération conduit à un agrandissement ou à une concentration d'exploitations au bénéfice d'une même personne excessifs au regard des critères définis au 3° de l'article L. 331-1 et précisés par le schéma directeur régional des structures agricoles en application de l'article L. 312-1, sauf dans le cas où il n'y a pas d'autre candidat à la reprise de l'exploitation ou du bien considéré, ni de preneur en place () ". Aux termes du I de l'article R. 331-5 de ce code : " La commission départementale d'orientation de l'agriculture mentionnée à l'article R. 313-l peut être consultée sur les demandes d'autorisation d'exploiter auxquelles il est envisagé d'opposer un refus pour l'un des motifs prévus à l'article L. 331-3-1. Dans ce cas, et lorsque des candidatures concurrentes ont été enregistrées sur tout ou partie des biens qui font l'objet de la demande, l'ensemble des dossiers portant sur ces biens lui est soumis au cours de la même séance () ".
8. D'une part, il résulte de ces dispositions qu'au regard de la réglementation en vigueur à la date de la décision attaquée, le motif de refus lié à une situation de concentration excessive ne pouvait trouver à s'appliquer que dans l'hypothèse où il y aurait eu un autre candidat à la reprise ou un preneur en place. Par suite, en l'absence de demande concurrente ou de preneur en place, le préfet ne pouvait ni opposer un tel motif à l'EARL la Chaussée ni ne devait soumettre sa demande à l'examen de la CDOA. D'autre part, la circonstance que la demande déposée par le GAEC a été soumise à l'examen de la CDOA avant la naissance de la décision implicite d'acceptation est sans incidence sur la légalité de cette décision. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir qu'en délivrant une autorisation tacite d'exploiter à l'EARL de la Chaussée, le préfet aurait méconnu les dispositions de l'article L. 331-3-1 du code rural et de la pêche maritime et commis une erreur manifeste d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse au GAEC de l'Ile de la Sèvre et à M. D les sommes qu'ils réclament au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du GAEC de l'Ile de la Sèvre et de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au GAEC l'Ile de la Sèvre, à M. A D, à l'EARL la Chaussée et à la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt.
Une copie en sera adressée au préfet de la région Pays de la Loire.
Délibéré après l'audience du 25 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Martin, président,
Mme Martel, première conseillère,
Mme Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.
La rapporteure,
C. MARTEL
Le président,
L. MARTINLa greffière
V. MALINGRE
La République mande et ordonne à la ministre de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026