vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2104724 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | SELARL CORNET VINCENT SEGUREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2021, Mme F E, représentée par Me Boucher, demande au tribunal :
1°) d'annuler le compte-rendu définitif de son entretien d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2019 ainsi que la décision du 4 mars 2021 par laquelle le maire de Laval a rejeté son recours gracieux formé contre la décision du 22 décembre 2020 par laquelle cette même autorité a refusé de modifier son compte-rendu d'entretien ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Laval le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il devra être justifié de la compétence des signataires du compte-rendu d'évaluation professionnelle et de la décision du 4 mars 2021 ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 3 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 dès lors que ses perspectives d'accès au grade supérieur n'ont pas été évoquées lors de l'entretien professionnel du 14 janvier 2020 et que son supérieur hiérarchique n'a pas émis d'avis sur un possible avancement ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa valeur professionnelle dès lors que cette appréciation porte sur une fiche de poste obsolète, et sur le postulat erroné selon lequel le service géomatique a des objectifs et les moyens de fonctionner correctement ; elle est privée de l'essentiel de ses attributions passées et victime d'un processus de " placardisation " comme le démontre la reconduction à l'identique de ses objectifs, lesquels sont irréalisables dès lors que les directions de la voirie et des espaces verts s'adressent au SIG communautaire.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 avril 2024, la commune de Laval, représentée par Me Marchand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Milin, première conseillère ;
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique ;
- les observations de Me Raimbault, substituant Me Boucher, représentant Mme E, et celles de Me Couëtoux du Tertre, substituant Me Marchand, représentant la commune de Laval.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E, titulaire du grade de technicienne principale de première classe, exerce ses fonctions auprès de la commune de Laval (Mayenne) en qualité de chef du service géomatique. Le 14 janvier 2020, elle été reçue par le directeur général des services adjoint de la commune pour son entretien professionnel pour l'année 2019. Le compte rendu de cet entretien d'évaluation lui a été notifié le 30 juin 2020. Par courrier du 8 juillet 2020, Mme E a formé une demande tendant à la révision de ce compte-rendu. Par décision du 22 décembre 2020, le maire de la commune de Laval a rejeté ce recours. Par courrier du 15 février 2020, Mme E a alors formé un recours gracieux contre ce refus de révision, qui a été rejeté le 4 mars 2021. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de son compte-rendu d'entretien professionnel ainsi que de la décision du 4 mars 2021.
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. La requête de Mme E doit ainsi être regardée comme étant également dirigée contre la décision du 22 décembre 2020 portant refus de révision de son compte rendu d'entretien professionnel.
3. Aux termes de l'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " L'appréciation, par l'autorité territoriale, de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct qui donne lieu à l'établissement d'un compte rendu. Ce compte rendu est visé par l'autorité territoriale qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations. () ". Aux termes de l'article 6 du décret du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " Les modalités d'organisation de l'entretien professionnel sont les suivantes : / () 5° Le compte rendu, complété, le cas échéant, des observations de l'agent, est visé par l'autorité territoriale ; ().".
4. Il ressort des pièces du dossier que le compte-rendu d'entretien professionnel en litige a été visé par Mme D A, agissant par délégation du maire de la commune, sur le fondement d'un arrêté du 14 mai 2018 dont les mentions attestent du caractère exécutoire. Au surplus, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée du 4 mars 2021, signée pour le maire de la commune et par délégation par le premier adjoint, que l'autorité territoriale a manifesté sa connaissance de ce compte rendu en rejetant le recours formé contre le refus de faire droit à la demande de révision présentée par la requérante. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le compte-rendu d'entretien professionnel est entaché d'incompétence.
5. Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et à des membres du conseil municipal. / () ". Compte tenu de ce qui a été dit au point 2, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 4 mars 2021 de rejet du recours gracieux formé par Mme E ne peut qu'être écarté. Toutefois, le moyen doit être regardé comme étant également dirigé contre la décision du 22 décembre 2020 de rejet de la demande de révision présentée par Mme E. Cette décision a été signée par M. B C, premier adjoint au maire en charge notamment du personnel, auquel le maire de Laval a, par un arrêté du 26 août 2020, dont les mentions attestent du caractère exécutoire, donné délégation de fonctions et de signature, en matière notamment de " gestion du personnel ". Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 22 décembre 2020 doit donc être écarté.
6. Aux termes de l'article 3 du décret du 16 décembre 2014 susvisé : " Lorsque le fonctionnaire a atteint, depuis au moins trois ans au 31 décembre de l'année au titre de laquelle il est procédé à l'évaluation, le dernier échelon du grade dont il est titulaire et lorsque la nomination à ce grade ne résulte pas d'un avancement de grade ou d'un accès à celui-ci par concours ou promotion internes, ses perspectives d'accès au grade supérieur sont abordées au cours de l'entretien et font l'objet d'une appréciation particulière du supérieur hiérarchique dans le compte rendu de cet entretien mentionné à l'article 5. Cette appréciation est portée à la connaissance de la commission administrative paritaire compétente. Ces dispositions sont applicables aux agents en position de détachement, aux agents intégrés à la suite d'un détachement ou directement intégrés, qui n'ont bénéficié, depuis leur nomination au sein de leur administration, établissement ou collectivité territoriale d'origine, d'aucune promotion ni par voie d'avancement ni par voie de concours ou de promotion internes. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que si Mme E avait atteint depuis au moins trois ans au 31 décembre de l'année au titre de laquelle il a été procédé à l'évaluation, le dernier échelon du grade dont elle est titulaire, sa nomination à ce grade résulte d'un accès à celui-ci par voie d'examen professionnel. Par suite, les dispositions précitées de l'article 3 du décret du 16 décembre 2014 ne lui étant pas applicables, la requérante ne peut utilement soutenir que le compte-rendu d'entretien professionnel en litige est illégal à raison de l'absence d'appréciation particulière de son supérieur hiérarchique sur ses perspectives d'accès au grade supérieur.
8. L'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée dispose : " L'appréciation, par l'autorité territoriale, de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct qui donne lieu à l'établissement d'un compte rendu. / Les commissions administratives paritaires ont connaissance de ce compte rendu ; à la demande de l'intéressé, elles peuvent demander sa révision. / Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article ". Aux termes de l'article 2 du décret du 16 décembre 2014 susvisé : " Le fonctionnaire bénéficie chaque année d'un entretien professionnel qui donne lieu à compte rendu. /Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct ". Aux termes de l'article 3 du même décret: " L'entretien professionnel porte principalement sur : 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement du service dont il relève / 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des évolutions prévisibles en matière d'organisation et de fonctionnement du service / 3° La manière de servir du fonctionnaire / 4° Les acquis de son expérience professionnelle /5° Le cas échéant, ses capacités d'encadrement / 6° Les besoins de formation du fonctionnaire eu égard, notamment, aux missions qui lui sont imparties, aux compétences qu'il doit acquérir et à son projet professionnel ainsi que l'accomplissement de ses formations obligatoires / 7° Les perspectives d'évolution professionnelle du fonctionnaire en termes de carrière et de mobilité. L'agent est invité à formuler, au cours de cet entretien, ses observations et propositions sur l'évolution du poste et le fonctionnement du service. ".
9. La requérante conteste l'appréciation du compte-rendu selon laquelle elle manquerait d'implication dans ses missions ainsi que l'avis réservé porté sur une éventuelle promotion en indiquant qu'elle est privée de l'essentiel de ses attributions depuis la création d'un service d'un système d'information géographique (SIG) commun à la commune de Laval et à Laval agglomération et que le SIG communal est dépourvu de missions et de moyens.
10. S'il ressort effectivement des mentions du compte rendu d'entretien professionnel litigieux que le supérieur hiérarchique de Mme E a indiqué que " les différents événements survenus ces dernières années ont fortement entamé la motivation de Mme E ", cette appréciation n'est pas sérieusement remise en cause par la requérante qui reconnaît elle-même que la réorganisation interne du service géomatique a entraîné chez elle une certaine démotivation. En tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que le poste de Mme E serait dépourvu de contenu, dès lors qu'il ressort du compte-rendu d'évaluation professionnelle en litige que l'intéressée a, en 2019, accompagné les directions des espaces verts et de la voirie sur différents projets tels que les aires de jeu, le " plan arbres " et l'éclairage public, qu'elle est plus largement en lien avec les directions opérationnelles métiers de la commune, qu'elle participe aux points hebdomadaires de la direction générale adjointe " Services urbains et infrastructures " et qu'elle a participé à deux ateliers dans le cadre d'un projet transversal. Il ressort également de ce compte-rendu que Mme E encadre un agent. Par ailleurs, la circonstance que l'objectif assigné à Mme E pour l'année 2020 soit le même que celui qui lui avait été fixé pour l'année 2019 n'est pas de nature à établir l'inconsistance du poste de Mme E ou plus généralement du service de géomatique communal dès lors que les missions de la requérante n'ont pas évolué entre 2019 et 2020, ni à établir une erreur manifeste d'appréciation dans l'appréciation de la valeur professionnelle démontrée en 2019. Si la requérante soutient par ailleurs que cet objectif serait " irréalisable ", cette critique n'est pas assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et est en tout état de cause sans rapport avec l'appréciation de la valeur professionnelle de l'agente. S'il ressort à cet égard des pièces du dossier que la fiche de poste de Mme E avait fait l'objet en 2018 d'un projet de mise à jour qui n'a finalement pas été acté par l'autorité hiérarchique de l'intéressée, il ne peut être déduit du contenu de ce projet de fiche de poste, qui correspond d'après la requérante à la réalité de ses missions, que Mme E serait dépourvue de toute mission, ou se trouverait à la tête d'un service " fantomatique " comme elle le soutient, ce document recensant au titre des missions de l'intéressée la mise en œuvre de la liaison entre les directions opérationnelles métiers et le service SIG communautaire, l'identification des besoins et le recensement des demandes d'évolution des directions opérationnelles métiers de la ville pour transmission et échanges avec le service SIG communautaire, l'accompagnement des référents SIG des directions opérationnelles métiers de la ville dans la réalisation de leurs projets en lien avec le SIG communautaire et dans les usages de celui-ci, l'encadrement d'un agent et la participation au comité technique du SIG communautaire. En outre, et en tout état de cause, si la requérante soutient que la fiche de poste sur le fondement de laquelle a été réalisé son entretien d'évaluation serait obsolète, à défaut d'avoir été mise à jour, il ressort de cette fiche de poste datant de 2017 que la majeure partie des activités et missions qui y sont mentionnées figurent également dans le projet de fiche de poste de 2018. En outre, par-delà la mention relative à la motivation de Mme E il ressort de l'ensemble des mentions du compte-rendu que la valeur professionnelle de la requérante a été favorablement évaluée par son supérieur hiérarchique, celui-ci indiquant que l'objectif assigné à Mme E pour l'année 2019 a été atteint, relevant quatre points forts de l'agente ainsi que, au titre de ses compétences, son expérience, sa disponibilité, son autonomie, sa ponctualité et son implication dans les réunions qu'elle organise ou auxquelles elle participe. Il ressort également du compte-rendu que le supérieur hiérarchique de Mme E a, dans ce contexte de contestation par l'agente du bien-fondé de la réorganisation du service géomatique, qui a eu lieu en 2015, pris soin d'indiquer dans chaque rubrique de la grille d'entretien les commentaires de Mme E, visant à rappeler le contexte de la réorganisation et les conséquences de celle-ci, les observations et commentaires de l'agente, nombreux et détaillés, ayant en outre été portés dans la rubrique idoine.
11. Au vu de ce qui précède, la requérante n'établit pas que l'avis réservé émis par le responsable hiérarchique concernant les possibilités d'avancement de grade ou de promotion interne serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, l'évaluateur ayant au demeurant précisé que la requérante, parvenue au dernier grade du cadre d'emplois dont elle relève, ne pouvait plus prétendre à un avancement de grade.
12. Il résulte de ce qui a été dit aux points 9 et 10, que compte tenu du large pouvoir d'appréciation dont dispose l'administration en la matière et, des autres éléments d'appréciation, l'appréciation de la manière de servir de Mme E n'est pas entachée d'erreur manifeste.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme E doivent être rejetées.
Sur les faits liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Laval, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la requérante sur le fondement de ces dispositions.
15. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante la somme demandée par la commune de Laval sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Laval présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme F E et à la commune de Laval.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
La rapporteure,
C. MILIN
La présidente,
V. GOURMELONLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026