jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2105419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | CASSEL |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11 mai 2021, 29 juin 2021 et 19 juillet 2022 sous le n° 2105419, M. C A, représenté par Me Cassel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 11 mars 2021 par laquelle la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de la Vendée a rejeté sa candidature à un détachement sur un poste d'agent de contrôle des affaires maritimes ;
2°) d'enjoindre à la DDTM de la Vendée de " procéder à son reclassement " en l'accueillant, par la voie du détachement, sur un poste d'agent de contrôle des affaires maritimes, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa candidature avait reçu un avis favorable de son administration d'origine, et de l'administration d'accueil ; il n'est pas responsable du retard mis par son administration d'accueil à saisir la commission de réforme, qui a préjudicié à la concrétisation de son détachement ;
- la décision litigieuse est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en qu'il remplissait la condition d'aptitude physique requise pour son détachement, sans que puisse être exigé un contrôle de son aptitude à la navigation, et qu'il bénéficiait, en sa qualité de travailleur handicapé, d'une priorité au reclassement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 octobre 2021, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II. Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2021 sous le n°2110784, M. C A, représenté par Me Cassel, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 5 000 euros assortie des intérêts de droit à compter du dépôt de sa demande indemnitaire préalable en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité fautive de la décision du 11 mars 2021 ayant rejeté sa candidature au recrutement sur un poste d'agent de contrôle des affaires maritimes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'Etat a commis plusieurs fautes de nature à engager sa responsabilité : l'absence de communication des motifs de la décision adoptée ; le rejet illégal de sa candidature sur un poste adapté à son handicap, en dépit de l'avis favorable donné par la commission de réforme le 17 décembre 2020 ;
- il est fondé à obtenir réparation des préjudices subis du fait de ces fautes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mai 2022, le préfet de la Vendée conclut à titre principal au rejet de la requête, et à titre subsidiaire, demande au tribunal de réduire à un plus juste montant l'indemnité susceptible d'être allouée.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n°2000-572 du 26 juin 2000 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon,
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,
- et les explications de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A surveillant pénitentiaire a été victime d'un accident reconnu imputable au service le 6 septembre 2018, et a été placé en congé de maladie. Il s'est revu reconnaître la qualité de travailleur handicapé par une décision du 21 janvier 2019 de la maison départementale des personnes handicapées de la Vendée. La commission de réforme, réunie le 21 mars 2019, a conclu à son inaptitude totale et définitive à exercer les fonctions de surveillant pénitentiaire et émis un avis favorable à son reclassement. M. A a présenté sa candidature en 2020 au recrutement, par la voie du détachement, sur un poste d'agent de contrôle des affaires maritimes auprès de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) de la Vendée. Par une décision du 11 mars 2021, la DDTM de la Vendée a mis fin à la procédure de recrutement faute de réévaluation du taux d'incapacité permanente partielle de M. A et de l'absence de vérification de son aptitude médicale à la navigation par un médecin des gens de mer dans le délai fixé par l'autorisation locale de recrutement. Par une requête n° 2105419, M. A demande au tribunal d'annuler cette décision du 11 mars 2021. Par une requête n° 2110784, il demande au tribunal de condamner l'Etat à l'indemniser des préjudices qu'il a subis du fait des fautes dont serait entachée cette décision.
2. Les requêtes n°s 2105419 et 2110784 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction présentées dans la requête n°2105419 :
3. D'une part, aux termes de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, alors applicables : " Lorsqu'un fonctionnaire est reconnu, par suite d'altération de son état de santé, inapte à l'exercice de ses fonctions, le poste de travail auquel il est affecté est adapté à son état de santé. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ce fonctionnaire peut être reclassé dans un emploi d'un autre corps ou cadre d'emplois en priorité dans son administration d'origine ou, à défaut, dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes. () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article 60 de la même loi, alors applicables : " I. - L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires en tenant compte des besoins du service. II. - Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service et sous réserve des priorités instituées à l'article 62 bis, les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. Priorité est donnée : () 2° Au fonctionnaire en situation de handicap relevant de l'une des catégories mentionnées aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 5212-13 du code du travail ; () ".
5. Enfin, aux termes de l'article 5-1 du décret du 26 juin 2000 portant statut particulier du syndic des gens de mer, dans sa version applicable aux faits en litige : " Peuvent seuls exercer les fonctions relevant de la spécialité navigation et sécurité les syndics des gens de mer qui satisfont à des conditions d'aptitude physique particulières permettant notamment d'exercer ces fonctions en tous lieux, de jour et de nuit. Ils subissent un contrôle au moins annuel de leur aptitude physique. Ce contrôle d'aptitude physique s'effectue devant un médecin des gens de mer ou un médecin agréé dans les conditions prévues par l'article 1er du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la mer à partir de la liste prévue au premier alinéa de l'article susmentionné.() Le détachement d'un fonctionnaire dans cette spécialité est soumis au même contrôle dans les mêmes conditions () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que le poste d'agent de contrôle des affaires maritimes auquel M. A a présenté sa candidature était ouvert au recrutement dans le cadre d'une autorisation locale de recrutement accordée par la direction départementale des territoires et de la mer pour l'année 2020, et que le recrutement n'étant pas intervenu au terme de cette année, faute de vérification de l'aptitude médicale de M. A à la navigation et de réévaluation de son taux d'incapacité permanente partielle, la direction départementale a, par la décision du 11 mars 2021, mis fin à la procédure de recrutement engagée, l'autorisation locale de recrutement obtenue pour 2020 n'ayant pas été renouvelée.
7. M. A soutient que cette décision, qui a pour effet de rejeter sa demande de détachement dans le corps des syndics de gens de mer, est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, en ce qu'il estime, d'une part, qu'il remplissait les conditions pour être détaché, et d'autre part, que le poste auquel il s'est porté candidat ne nécessitait aucune vérification de son aptitude à la navigation, de sorte que l'absence d'une telle vérification ne peut lui être opposée, et que l'administration a de surcroît méconnu la priorité à la mutation instituée par l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 pour les personnes reconnues travailleurs handicapés.
8. S'il est constant que la candidature de M. A a donné lieu à des avis favorables émis respectivement le 12 juin 2020 par la DDTM et le 18 juin 2020 par la commission administrative paritaire du ministère de la transition écologique et solidaire, et si un courrier du 2 juillet 2020 du secrétariat général de la DDTM a confirmé à M. A que sa candidature avait bien été retenue, l'avis favorable rendu par la commission administrative paritaire était conditionné notamment à une vérification de son aptitude médicale. Le requérant soutient à cet égard que son aptitude a été établie par le docteur B, psychiatre agréé, qui à l'issue de l'examen pratiqué le 22 juillet 2020, a estimé qu'il n'y avait plus lieu de prescrire des arrêts de travail au-delà du 31 août 2020, et a évalué à 5% le taux de son incapacité permanente partielle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment des mentions figurant dans la fiche de poste correspondant à l'emploi d'agent de contrôle des affaires maritimes auquel le requérant a présenté sa candidature, que les missions confiées à ces agents consistent à assurer le contrôle et la surveillance des activités maritimes et à assurer, dans le cadre de ces missions, la conduite de moyens nautiques légers, ceux-ci consistant en une vedette côtière de 16 mètres et une unité légère de surveillance de 7,5 mètres, et qu'un recrutement sur cet emploi était subordonné à la vérification de l'aptitude physique à la navigation, cette vérification étant d'ailleurs expressément spécifiée dans les conditions de recrutement mentionnées dans la fiche. Or M. A, après avoir été reçu au mois de juillet 2020 par la cheffe du service régulation des activités maritimes et portuaires de la DDTM, s'est vu demander, par courriel du 3 août 2020, de prendre contact avec la correspondante ressources humaines de la délégation à la mer et au littoral pour prévoir une visite médicale destinée à vérifier cette aptitude, mais n'a pas donné suite à cette demande. S'il peut se déduire de l'avis du docteur B que ce médecin a estimé que M. A était apte à reprendre le travail au 1er septembre 2020, cet expert ne s'est en revanche pas prononcé sur son aptitude physique à la navigation. Cet avis ne saurait ainsi tenir lieu de l'avis médical du médecin des gens de mer ou un médecin agréé requis par les dispositions précitées de l'article 5-1 du décret du 26 juin 2000 sur son aptitude physique à la navigation. Dès lors que M. A ne s'est pas soumis à cet examen, la DDTM de la Vendée, en mettant fin à son recrutement, n'a pas commis d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation.
9. Si le requérant invoque par ailleurs la priorité de recrutement dont il estime pouvoir bénéficier en qualité de travailleur handicapé en application des des dispositions de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, cette priorité ne s'applique qu'en matière de mutation, et non de détachement. En tout état de cause, une telle priorité ne saurait s'appliquer qu'à condition que le candidat au recrutement remplisse les conditions d'aptitude requises pour le poste en question, ce qui n'était, en l'espèce, pas le cas. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision du 11 mars 2021 serait intervenue en méconnaissance ne peut qu'être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 11 mars 2021. Les conclusions à fin d'injonction qu'il présente ne peuvent qu'être également rejetées, par voie de conséquence.
Sur les conclusions indemnitaires présentées dans la requête n° 2110784 :
11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ".
12. Si, ainsi qu'il a été précédemment dit, par un avis rendu le 12 juin 2020, la DDTM de la Vendée a indiqué être favorable au recrutement de M. A sous réserve de l'avis favorable de la commission de réforme, et si la commission de réforme, consultée le 17 décembre 2020, a émis un avis favorable à la reprise des fonctions de M. A sous réserve d'un réexamen de son taux d'incapacité permanente partielle, ces deux avis rendus à titre consultatif ne lient pas l'administration et ne constituent dès lors pas des décisions créatrices de droit. Dans ces conditions, en rejetant, par la décision du 11 mars 2021, la candidature de M. A, la direction départementale des territoires et de la mer ne peut être regardée comme ayant procédé à l'abrogation de décisions ayant créé des droits à son profit. Par suite, cette décision, qui au demeurant expose les motifs pour lesquels il a été mis fin au processus de recrutement, n'avait pas à être motivée. Par suite, la responsabilité de l'Etat ne saurait être engagée à raison d'un défaut de motivation.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 9 qu'en mettant fin au recrutement de M. A au motif que son aptitude à la navigation n'avait pas été vérifiée, la DDTM de Vendée n'a pas méconnu les dispositions de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984. La responsabilité de l'Etat ne saurait, dès lors, être engagée à ce titre.
14. En troisième et dernier lieu, l'avis émis le 17 décembre 2020 par la commission de réforme en faveur du reclassement de M. A a seulement porté sur la possibilité d'une reprise de fonctions, et non sur son aptitude à exercer les fonctions d'agent de contrôle des affaires maritimes, et était au surplus conditionnée à une réévaluation de son taux d'incapacité permanente partielle. Dès lors, d'une part, que l'aptitude de M. A à la navigation n'a pas été vérifiée, et d'autre part, que la réévaluation du taux d'incapacité permanente partielle n'est pas intervenue dans le délai ouvert par l'autorisation locale de recrutement, la circonstance que cet avis n'a pas été suivi d'effet ne saurait révéler une faute, un tel avis ne liant pas, ainsi qu'il a été précédemment dit, l'administration.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'établit pas qu'en mettant fin, par la décision du 11 mars 2021, à la procédure de recrutement engagée, la DDTM de la Vendée a commis des fautes de nature à engager la responsabilité de l'Etat. Il suit de là que les conclusions indemnitaires de la requête n°2110784 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le requérant sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E:
Article 1er : Les requêtes n°s 2110784 et 2105419 de M. A sont rejetées.
Article : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELON
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILINLa greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2105419, 2110784
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026