vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2106054 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juin 2021, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers, représenté par Me Grimaldi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet de la demande du 1er février 2021 tendant à la fixation de critères de répartition du reliquat de la prime de service pour l'année 2019 conformes aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par le directeur du pôle médico-social Bais/Hambers sur la demande de communication de documents administratifs à la suite de l'avis favorable émis par la commission d'accès aux documents administratifs le 4 mars 2021 ;
3°) d'enjoindre au pôle médico-social Bais/Hambers de communiquer les documents demandés dans un délai de dix jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du pôle médico-social Bais/Hambers la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée portant sur les critères de répartition de la prime de service est entachée d'un vice de procédure dès lors que le comité technique d'établissement n'a pas été consulté ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnaît les dispositions de l'arrêté du 24 mars 1967 ;
- les documents dont la communication est demandée sont communicables au sens des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2022, le pôle médico-social Bais/Hambers, représenté par Me Lesné, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce que soit mise à la charge du syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la décision refusant de fixer les critères de répartition de la prime de service dès lors que, pour l'année 2019, elle a été versée selon les mêmes critères qu'en 2018 et que cette modalité de répartition a été présentée en comité technique d'établissement ;
- le secrétaire général du syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers ne justifie pas de sa capacité pour agir au nom du syndicat ;
- le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, d'une part en l'absence de production de ses statuts et, d'autre part, puisque la répartition de la prime de service se fait par des décisions individuelles et qu'il n'existe aucune décision de portée générale fixant les modalités de versement de la prime de service de sorte qu'il n'existe aucune décision faisait grief et lésant les intérêts des agents qu'il représente ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ravaut,
- et les conclusions de Mme Heng, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier du 1er février 2021, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers a demandé au directeur du pôle médico-social Bais/Hambers que soit prise une décision fixant les critères de répartition du reliquat de la prime de service pour l'année 2019 conformément à la réglementation en vigueur et après consultation du comité technique d'entreprise. Le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers a, par ailleurs, sollicité la communication des documents relatifs aux critères de répartition et de versement de la prime de service pour l'année 2019, et concernant la prime exceptionnelle versée pour l'année 2019 aux agents contractuels. En l'absence de réponse à cette demande de communication, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers a saisi la commission d'accès aux documents administratifs, qui a émis, le 4 mars 2021, un avis favorable à la communication de ces documents. Par un second courrier du 28 avril 2021, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers a vainement sollicité une nouvelle fois la communication des documents. Par la présente requête, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur du pôle médico-social Bais/Hambers a refusé de fixer des critères de répartition du reliquat de la prime de service pour l'année 2019 conformes à l'arrêté du 24 mars 1967 ainsi que les deux décisions implicites de refus de communication.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par le pôle médico-social Bais/Hambers :
2. En défense, le pôle médico-social Bais/Hambers soutient que les conclusions à fin d'annulation de la requête sont devenues sans objet dès lors que, pour l'année 2019, la prime de service et son reliquat ont été répartis selon les mêmes modalités que pour l'année 2018 et que ces modalités ont été présentées en comité technique d'établissement. Toutefois, s'il ressort des pièces du dossier que la répartition de la prime de service pour l'année 2019 s'est faite selon les mêmes modalités que pour l'année 2018 et que le comité technique d'établissement a bien été saisi, le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers demande l'annulation du refus du pôle médico-social Bais/Hambers de fixer des critères de répartition conformes à l'arrêté interministériel du 24 mars 1967. Ainsi, la seule circonstance que les critères de répartition aient été présentés en comité technique d'établissement ne rend pas sans objet la demande du syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense doit être écartée.
Sur la fin de non-recevoir opposée par le pôle médico-social Bais/Hambers :
3. En l'absence dans les statuts d'une association, de stipulation réservant expressément à un autre organe la capacité de décider d'intenter une action devant le juge administratif, celle-ci est régulièrement engagée par l'organe tenant des mêmes statuts le pouvoir de représenter en justice cette association. Dans le silence des statuts sur ce point, l'action ne peut être régulièrement engagée que par une délibération de l'assemblée générale.
4. Dans son mémoire en défense, qui a été communiqué au syndicat requérant le 16 février 2022, le pôle médico-social Bais/Hambers soutient que le secrétaire général du syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers ne justifie pas de sa capacité pour représenter le syndicat en justice en l'absence de production des statuts du syndicat et d'un mandat l'y habilitant. En dépit de cette fin de non-recevoir, le syndicat requérant n'a pas produit ses statuts et ne justifie pas ainsi que la présente action a été régulièrement engagée par son secrétaire général. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée par le pôle médico-social Bais/Hambers doit être accueillie. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du pôle médico-social Bais/Hambers, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par le syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le pôle médico-social Bais/Hambers sur le fondement de ces dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du pôle médico-social Bais/Hambers présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat force ouvrière du pôle médico-social Bais/Hambers et au pôle médico-social Bais/Hambers.
Délibéré après l'audience du 30 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Paquelet-Duverger, première conseillère,
M. Ravaut, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2024.
Le rapporteur,
C. RAVAUT
La présidente,
V. POUPINEAU
Le greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne à la préfète de la Mayenne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026