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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2106785

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2106785

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2106785
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantL'HELIAS

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 18 juin 2021 sous le n° 2106785, Mme G B épouse D, représentée par Me L'Helias, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne l'a assignée à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- il n'est pas établi que les arrêtés litigieux aient été pris par une autorité compétente ;

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision litigieuse ;

- la décision méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois :

- la décision est entachée d'erreur d'appréciation ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision portant interdiction de retour ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article 3 de la convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision portant assignation à résidence ;

- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2021, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par Mme B épouse D n'est fondé.

Mme B épouse D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juin 2021.

II. Par une requête enregistrée le 18 juin 2021 sous le n° 2106786, M. H D, représenté par Me L'Helias, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Mayenne de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il n'est pas établi que les arrêtés litigieux aient été pris par l'autorité compétente ;

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- le préfet n'a pas procédé à l'examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision litigieuse ;

- la décision méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois :

- la décision est entachée d'erreur d'appréciation ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision portant interdiction de retour ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations de l'article 3 de la convention des Nations unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision portant assignation à résidence ;

- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2021, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. D n'est fondé.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juin 2021.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Thomas, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes nos 2106785 et 2106786 qui ont été formées par les membres d'un couple, ont fait l'objet d'une instruction commune et présentent à juger de questions semblables. Il y a lieu, dans ces conditions, de les joindre afin qu'il y soit statué par un même jugement.

2. Mme B épouse D et M. D, ressortissants kosovars nés respectivement le 15 octobre 1976 et le 26 mars 1976, sont entrés irrégulièrement en France le 3 novembre 2014 selon leurs déclarations. Ils ont présenté des demandes d'asile, qui ont été définitivement rejetées par la Cour nationale du droit d'asile le 15 octobre 2015. Par deux arrêtés du 17 novembre 2015, le préfet de la Mayenne a refusé de leur délivrer un titre de séjour et leur a fait obligation de quitter le territoire français. Mme B épouse D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour à raison de son état de santé. Par un arrêté du 22 août 2016, le préfet de la Mayenne a rejeté sa demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Par un arrêté du 29 mai 2017, le préfet de la Mayenne a refusé de faire droit à une nouvelle demande présentée par l'intéressée, tenant à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à l'abrogation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. M. D a fait l'objet de deux arrêtés du 22 mai 2017 par lesquels le préfet de la Mayenne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et l'a assigné à résidence. Les intéressés se sont maintenus sur le territoire, et ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour, qui leur a été refusée par deux arrêtés du 15 janvier 2018, assortis d'arrêtés portant assignation à résidence. Mme B épouse D et M. D ont de nouveau sollicité leur admission exceptionnelle au séjour le 27 janvier 2020. Par deux arrêtés du 28 avril 2021, le préfet de la Mayenne a refusé de leur délivrer des titres de séjour, les a obligés à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et leur a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois. Par deux arrêtés du même jour, il les a assignés à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Il a été statué sur les conclusions de la requête des intéressés dirigées contre les arrêtés du 28 avril 2021, en tant qu'ils portent obligation de quitter le territoire français sans délai, décisions fixant le pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois et assignation à résidence, par des jugements en date du 24 juin 2021 de la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Nantes, qui a renvoyé à une formation collégiale du tribunal les conclusions dirigées contre les décisions portant refus de séjour ainsi que les conclusions à fin d'injonction y afférentes.

3. En premier lieu, par un arrêté du 8 mars 2021 publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Mayenne a donné délégation à M. A C, directeur de la citoyenneté, et, en cas d'absence ou d'empêchement de celui-ci, à Mme E F, cheffe du bureau de l'éloignement et du contentieux, signataire des arrêtés litigieux, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, les interdictions de retour sur le territoire, les décisions fixant le pays de destination et les décisions d'assignation à résidence. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions de refus de titre attaquées manque en fait et doit être écarté. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces des dossiers, notamment de la motivation des arrêtés du 28 avril 2021, que leur édiction n'aurait pas été précédée de l'examen de la situation des requérants.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : / () / 7° A l'étranger, ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. / () ".

5. Il ressort des pièces des dossiers que les requérants résident en France depuis environ sept ans à la date des décisions attaquées. Sur cette période et jusqu'à l'intervention des décisions attaquées, ils ont fait l'objet, le 17 novembre 2015, d'une première obligation de quitter le territoire français à la suite du rejet de leur demande d'admission au séjour, dont l'exécution n'a été suspendue que jusqu'à la notification du jugement du 17 mars 2016 rejetant leurs recours contre ces premières mesures d'éloignement. Mme et M. D ont fait l'objet, respectivement le 22 août 2016 et le 22 mai 2017, de nouvelles obligations de quitter le territoire français. Leurs recours contre ces décisions ont été rejetés par des jugements du tribunal administratif de Nantes, respectivement du 23 février 2017 et du 29 mai 2017 devenus définitifs. Les requérants se sont irrégulièrement maintenus sur le territoire français. Si les requérants soutiennent que leur dernier fils réside avec eux en France, et a déposé une demande d'asile, la présence sur le territoire de ce dernier, âgé de 20 ans à la date des décisions attaquées, ne permet pas de considérer que les requérants auraient en France le centre de leurs attaches privées et familiales, alors que les autres membres de leur famille, et en particulier leurs trois autres enfants, résident au Kosovo, où ils ont eux-mêmes vécu jusqu'à l'âge de 38 ans. Nonobstant les missions de bénévolat des requérants, le suivi par M. D de cours de français, les requérants ne justifient pas de liens anciens, stables et d'une particulière intensité en France. Dans ces conditions, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions attaquées de refus de délivrance d'un titre de séjour porteraient à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées méconnaîtraient les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". / () ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ".

7. Les requérants, entrés irrégulièrement sur le territoire français, sont démunis du visa de long séjour et d'autorisations de travail délivrées par l'autorité administrative, requis pour pouvoir prétendre au titre de séjour délivré en vue d'exercer une activité salariée sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de cet article doit, par suite, être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. / () ".

9. L'exercice d'activités par les requérants, leurs potentielles perspectives d'embauche et l'exercice d'activités bénévoles ne constituent pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels, au sens de l'article L. 313-14 précité. Dans ces conditions, le préfet de la Mayenne n'a pas, dans l'exercice du large pouvoir d'appréciation dont l'investit l'article L. 314-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission exceptionnelle au séjour des intéressés par la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant les mentions " vie privée et familiale " comme " salarié " ou " travailleur temporaire " ne répond pas à des motifs humanitaires ou exceptionnels au sens de cet article.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation des décisions attaquées en tant qu'elles leur refusent la délivrance d'un titre de séjour. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction doivent être également rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2106785 tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse D ainsi que les conclusions à fin d'injonction y afférentes, et les conclusions de la requête n° 2106786 tendant à l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le préfet de la Mayenne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D, ainsi que les conclusions à fin d'injonction y afférentes, sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme G B épouse D, à M. H D, au préfet de la Mayenne et à Me L'Helias.

Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Douet, présidente,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Brémond, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.

La rapporteure,

S. THOMAS

La présidente,

H. DOUETLa greffière,

L. LÉCUYER

La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Nos 2106785,

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