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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2107419

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2107419

jeudi 5 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2107419
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantSEGUIN & KONRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 juillet 2021, Mme D F, représentée par Me Seguin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.

Elle soutient que :

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- sa motivation est insuffisante ; le préfet s'est borné à viser l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) sans en précise la teneur ; or, la seule mention de l'avis ne constitue pas une motivation ;

- elle est entachée de vices de procédure dès lors que le préfet ne justifie pas de la régularité de l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII ; il n'est pas certain que le médecin rapporteur n'ait pas participé à la délibération du collège, ni que l'avis ait été signé lisiblement par les trois médecins membres du collège, ni qu'il résulte bien d'une délibération collégiale ;

- le préfet a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; en effet, son fils souffre d'une leucémie qui nécessite un suivi médical régulier et spécialisé ; ce suivi ne peut être assuré en Géorgie ;

- le préfet a méconnu l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle et celle de son enfant ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour entraine, par voie de conséquence, celle de l'obligation de quitter le territoire français ;

- le préfet a méconnu le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le risque d'une rechute de son fils dans sa maladie est possible, ce qui nécessiterait une reprise de traitement en urgence ;

- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle vit auprès de son fils qui bénéficie, avec sa conjointe, d'une autorisation de séjour valable jusqu'au 20 novembre 2021, en tant qu'accompagnant de sa fille malade ; ainsi, ses attaches familiales se situent bien en France ;

- le préfet a méconnu l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français implique, par voie de conséquence, celle de la décision désignant le pays de destination.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme F a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été entendu au cours de l'audience publique du 12 mai 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D F, ressortissante géorgienne née le 30 avril 1975, déclare être entrée régulièrement en France le 24 avril 2018. Elle a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par une décision du 18 juillet 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Ce rejet a été confirmé par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 11 juillet 2019. Elle a sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'accompagnante d'enfant malade. Elle est en effet accompagnée de son fils A E, né le 11 décembre 2010, qui souffre d'une leucémie lymphoblastique diagnostiquée en Géorgie. Le préfet a délivré à Mme F une autorisation provisoire de séjour qui a été renouvelée à cinq reprises jusqu'au 2 août 2021. L'intéressée a ainsi résidé régulièrement sur le territoire français du 2 mai 2019 jusqu'au 2 août 2021. Elle a sollicité, le 12 novembre 2020, le renouvellement de sa dernière autorisation provisoire de séjour, sur le fondement des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 10 juin 2021, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé la Géorgie comme pays de destination. Par la présente requête, Mme F demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, énonce les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Il vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application et retrace le parcours de Mme F depuis son arrivée en France. Il mentionne notamment que l'intéressée a sollicité, le 12 novembre 2020, le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'accompagnante d'enfant malade, que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu un avis en date du 25 février 2021 et qu'après examen attentif, il s'avère que si l'état de santé de son fils A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut néanmoins, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Géorgie, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et peut, par ailleurs, voyager sans risque vers son pays d'origine. Ce même arrêté ajoute que Mme F ne justifie pas de liens personnels intenses, anciens et stables en France, que ses attaches culturelles, personnelles et linguistiques se situent en Géorgie, pays où elle a vécu jusqu'à l'âge de 33 ans et où elle ne justifie pas être dépourvue d'attaches familiales avant de conclure que, dans ces conditions, il n'est pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, est suffisamment motivé, alors même qu'il ne révèle pas le sens de l'avis du collège médical de l'OFII.

3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9 () se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ". L'article L. 425-9 du même code dispose que : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".

4. D'autre part, il résulte des dispositions des articles R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé que l'avis émis par le collège des médecins de l'OFII doit être rendu à l'issue d'une délibération pouvant prendre la forme soit d'une réunion, soit d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. Le caractère collégial de cette délibération constitue une garantie pour le demandeur de titre de séjour. Préalablement à l'avis rendu par ce collège d'experts, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. Il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour présentée en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis par le collège de médecins.

5. Il ressort de l'avis émis par le collège médical de l'OFII le 25 février 2021, versé au dossier par le préfet, que le médecin, auteur d'un rapport sur l'état de santé du fils de la requérante, n'a pas siégé au sein du collège, composé de trois autres médecins, qui a émis son avis en s'appuyant sur ce rapport. Cet avis porte la mention : " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", laquelle mention fait foi jusqu'à preuve du contraire, laquelle n'est pas apportée en l'espèce. Il est enfin revêtu de la signature de chacun des trois médecins composant le collège. Le caractère collégial de l'avis est ainsi établi. Par suite, le moyen tiré de ce que l'avis aurait été émis à l'issue d'une procédure irrégulière doit être écarté en toutes ses branches.

6. En troisième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour, dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire s'est approprié l'avis émis le 25 février 2021 par le collège des médecins de l'OFII en considérant, comme il a été dit au point 2, que si l'état de santé de l'enfant A E, fils de la requérante, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, y bénéficier de soins appropriés et son état de santé lui permet de voyager.

8. Il ressort des pièces du dossier que le fils mineur de la requérante souffre d'une leucémie lymphoblastique de la lignée B depuis son âge de six ans et qu'il a été pris en charge, à son arrivée en France, par le centre hospitalier universitaire d'Angers. Selon deux certificats médicaux des 25 juin et 29 novembre 2021, versés au dossier par Mme F, l'enfant bénéficie d'une rémission persistante depuis mars 2020 et son état de santé nécessite un suivi médical régulier et spécialisé, une reprise en urgence du traitement en cas de rechute et la présence de sa mère à ses côtés. Aucune pièce du dossier ne permet d'étayer l'affirmation de la requérante selon laquelle ce suivi médical régulier et spécialisé serait inaccessible en Géorgie. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance par le préfet des articles L. 425-9 et L. 425-10 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. En quatrième lieu, aux termes des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent utilement être invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

10. En l'espèce, la décision attaquée n'implique aucune séparation de la requérante et de son fils. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en refusant de délivrer à Mme F le titre de séjour sollicité.

11. En cinquième lieu, pour les raisons indiquées aux points 8 et 10, Mme F n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle et celle de son fils.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas annulée, Mme F n'est pas fondée à se prévaloir de cette annulation pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

14. Ainsi qu'il a été dit au point 8, il ne ressort pas des pièces du dossier que le fils de la requérante ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine de la prise en charge médicale nécessitée par son état de santé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.

15. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le renvoi de Mme F dans son pays d'origine n'implique aucune séparation d'avec son fils mineur, lequel pourra l'accompagner en Géorgie où il pourra bénéficier d'une prise en charge médicale appropriée à son état de santé. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant en obligeant Mme F à quitter le territoire français.

16. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, () ".

17. Mme F soutient que ses attaches familiales se situent désormais en France. Elle fait valoir que son autre fils, B, lequel est majeur, réside régulièrement en France avec son épouse et qu'il bénéficie d'une autorisation provisoire de séjour en qualité d'accompagnant de sa fille malade. Toutefois, eu égard au caractère précaire du droit au séjour ainsi reconnu au fils majeur de la requérante, au fait que cette dernière ne justifie pas être dépourvue d'attaches familiales en Géorgie, où elle a vécu la majeure partie de sa vie, et à l'absence de preuve d'une insertion socioprofessionnelle de l'intéressée en France, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de Maine-et-Loire aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il n'est pas davantage établi que le préfet aurait commis une erreur manifeste dans son appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

18. Les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'étant pas annulées, Mme F n'est pas fondée à se prévaloir de ces annulations pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision portant fixation du pays de destination.

19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 10 juin 2021.

Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

20. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par Mme F entraine, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.

21. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par Mme F, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance..

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme G, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Denis Seguin.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2022, à laquelle siégeaient :

M. Luc Martin, président,

M. David Labouysse, premier conseiller,

Mme Nathalie Caro, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2023.

Le président-rapporteur,

L. C

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

D. LABOUYSSELa greffière,

V. MALINGRE

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

V. MALINGRE

em

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