jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2107473 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP PIGEAU CONTE MURILLO |
Vu la procédure suivante :
A une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 5 juillet 2021 et 30 juin 2022, M. C E B, représenté A Me Murillo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 avril 2021 A lequel le préfet de la Sarthe a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Sarthe, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros A jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence de son signataire n'est pas établie ;
- en considérant que tout acte d'état civil est présumé apocryphe, le préfet de la Sarthe a fait une analyse restrictive de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; ni son identité, ni sa nationalité ne sont sérieusement remises en cause ; s'agissant de l'extrait d'acte de naissance du 20 août 2016, aucune précision n'est donnée sur la nature des informations manquantes ; s'agissant de l'extrait du registre de l'état civil n° 194/CU/MAL/2018, s'il présente des anomalies, ses mentions ne sont pas en contradiction avec celles figurant tant dans son acte de naissance de 2016 que sur sa carte d'identité consulaire ; la surcharge dans le cartouche de légalisation ne rend pas illisible l'identité de l'auteur de l'acte ; s'agissant du jugement supplétif du 28 mars 2018, la circonstance que la naissance a été déclarée dans le délai légal et que le jugement supplétif est non avenu ne suffit pas à remettre en cause les éléments d'identité et de nationalité figurant sur l'acte de naissance ; A ailleurs, il n'est pas contesté qu'un timbre fiscal a été apposé sur le jugement supplétif ;
- le préfet a méconnu le 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur manifeste d'appréciation ;
- au vu de sa situation personnelle et familiale, il remplit les conditions fixées A le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; séjournant en France depuis 2017, il n'a plus de lien effectif avec les membres de sa famille restés en Guinée ; ses résultats scolaires démontrent son investissement dans la poursuite de son cursus ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il justifie avoir fixé le centre de ses intérêts personnels et amicaux en France ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- son annulation est entrainée, A voie de conséquence, A celle de la décision portant refus de titre de séjour ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée en fait ;
- son annulation est entrainée, A voie de conséquence, A celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
A un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés A M. B sont mal fondés.
M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale A une décision du 22 novembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 12 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E B, ressortissant guinéen déclarant être né le 11 novembre 2002, est entré irrégulièrement en France le 1er septembre 2017. Confié au service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Sarthe, il a été placé, dans le cadre d'un accompagnement éducatif, au sein de l'établissement des Apprentis d'Auteuil sis à Sainte-Pavace. A un courrier reçu le 8 septembre 2020, il a sollicité du préfet de la Sarthe la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A un arrêté du 23 avril 2021, le préfet de la Sarthe a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné la Guinée comme pays de destination. A la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé A M. Zabouraeff, secrétaire général de la préfecture de la Sarthe. Il ressort des pièces du dossier que, A un arrêté du 1er mars 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de ladite préfecture, le préfet de la Sarthe a donné délégation à M. D à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département de la Sarthe, à l'exception de certains actes dont les refus de titre de séjour ne font pas partie. A suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, manque en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes du 2° bis de l'article L.313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () / 2° bis A l'étranger dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entrant dans les prévisions de l'article L. 311-3, qui a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance et sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 313-2 n'est pas exigée ".
4. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. B sur le fondement du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Sarthe a estimé, d'une part, que l'intéressé n'établissait pas son identité et ne justifiait donc pas de sa minorité lors de son placement auprès des services de l'aide sociale à l'enfance, dès lors que les actes d'état civil présentés à l'appui de sa demande n'étaient pas recevables en application de l'article 47 du code civil et, d'autre part, qu'il ne justifiait pas que le centre de ses intérêts se trouvait en France.
5. Aux termes de l'article R. 311-2-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente les documents justifiant de son état civil et de sa nationalité () ". L'article L. 111-6 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies A l'article 47 du code civil () ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
6. Il résulte des dispositions citées au point 5 que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue A tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation A l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits A les parties.
7. Pour justifier de son identité, M. B a produit un extrait d'acte de naissance n° 361 selon lequel sa naissance a été déclarée A son père le 25 novembre 2002 à l'officier d'état civil de la commune de Mali, un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance, rendu le 28 mars 2018 A le tribunal de première instance de Labé à la demande de son père, " l'extrait d'acte de naissance de son enfant n'ayant pu être délibéré lors de sa naissance ", un extrait de registre d'état civil portant transcription du jugement supplétif sous le numéro 194 dans le registre de l'année 2018 et une carte d'identité consulaire. La délivrance d'un jugement supplétif d'acte de naissance a pour objet de pallier une absence de déclaration à la naissance ou la perte de l'acte de naissance A le service d'état civil. M. B n'apporte aucune explication sur les raisons pour lesquelles il a été nécessaire de solliciter un jugement supplétif alors que sa naissance a été déclarée dans le délai légal. A suite, le préfet de la Sarthe a pu légalement estimer que l'intéressé avait produit des actes d'état civil irréguliers ou falsifiés, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que les mentions portées sur ces actes, relatives à la date de naissance et à la nationalité du requérant, soient concordantes. En raison de ces anomalies, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, se fonder sur le seul motif tiré de l'absence de minorité de M. B pour refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 2° bis de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de disposition expresse en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas davantage de la motivation de l'arrêté attaqué que le préfet aurait examiné de sa propre initiative si M. B pouvait bénéficier de ces dispositions. A suite, le requérant ne peut utilement soutenir que ces dispositions lui ouvraient droit à l'obtention d'un titre de séjour.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. M. B, présent sur le territoire français depuis septembre 2017, se prévaut de son intégration en France. Son entrée en France était toutefois récente à la date de l'arrêté attaqué et il est constant que l'ensemble de sa famille, avec laquelle il n'est pas établi que les liens seraient définitivement rompus, réside en Guinée. Dès lors et alors même qu'il justifie d'un parcours scolaire réussi en France, marqué A l'obtention d'un CAP " menuiserie aluminium verre " en juin 2020, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle doivent être écartés.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. La décision portant refus de titre de séjour n'étant pas annulée, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation, A voie de conséquence, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à la circonstance qu'elle ne contrevient pas à ces stipulations. Elle précise que M. B n'établit pas qu'il ne peut regagner son pays dont il a la nationalité ou un autre pays. Dès lors, la décision fixant le pays de destination est suffisamment motivée et il ne ressort pas de cette motivation que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier des risques qu'encourrait M. B en cas de retour dans son pays d'origine. A suite, les moyens tirés de l'insuffisante motivation et du défaut d'examen particulier de sa situation doivent être écartés.
13. En second lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas annulée, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation, A voie de conséquence, à l'encontre de la décision portant fixation du pays de destination.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 23 avril 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées A M. B entraine, A voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
16. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil A M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C F, au préfet de la Sarthe et à Me Claire Murillo.
Délibéré après l'audience du 12 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Nathalie Caro, première conseillère.
Rendu public A mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSELa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
em
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026