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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2107761

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2107761

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2107761
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation12eme chambre
Avocat requérantSCP GALLOT LAVALLEE IFRAH

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 juillet et 10 août 2021 sous le n°2107761, Mme A C, représentée par Me Ifrah, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 mai 2021 par lequel le président du conseil départemental de la Sarthe a prononcé le retrait de son agrément d'accueillante familiale pour personnes âgées ou handicapées ;

2°) d'enjoindre au département de la Sarthe de lui délivrer, à effet rétroactif, un nouvel agrément dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de condamner le département de la Sarthe à lui verser, en réparation du préjudice subi, une indemnité de 3 000 euros par mois d'attente, dans un délai de quinze jours à compter de la notification d'octroi du nouvel agrément ou de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et une indemnité de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

4°) de mettre à la charge du département de la Sarthe le versement à son avocat d'un somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire du courrier de notification de l'arrêté litigieux, qui est indissociable de cet arrêté puisqu'il en expose les motifs ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- le retrait est entaché d'une erreur d'appréciation ;

- elle est fondée à obtenir le versement d'une indemnité en réparation de son préjudice moral et de son préjudice financier.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2023, le département de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

II. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 février, 11 février et 21 mars 2022 sous le n° 2201661, Mme A C, représentée par Me Ifrah, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 décembre 2021 par lequel le président du conseil départemental de la Sarthe a décidé de ne pas renouveler son agrément d'accueillante familiale pour personnes âgées ou handicapées ;

2°) d'enjoindre au département de la Sarthe de lui délivrer, à effet rétroactif, un nouvel agrément dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de condamner le département de la Sarthe à lui verser, en réparation du préjudice subi, une indemnité de 3 000 euros par mois d'attente, dans un délai de quinze jours à compter de la notification d'octroi du nouvel agrément ou de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et une indemnité de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral ;

4°) de mettre à la charge du département de la Sarthe le versement à son avocat d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-il n'est pas justifié de la compétence de la signataire du courrier de notification de l'arrêté litigieux, qui est indissociable de cet arrêté puisqu'il en expose les motifs ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- le retrait est entaché d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de fait ; les faits de dénigrement dont elle est accusée ne sont pas établis ; il en va de même des faits de violence allégués ;

- elle est fondée à obtenir le versement d'une indemnité en réparation de son préjudice moral et de son préjudice financier.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mars 2023, le département de la Sarthe conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable ;

- à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés .

Vu :

-l'ordonnance n°2107799 du 30 juillet 2021 ;

-l'ordonnance n° 2201676 du 3 mars 2022 ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,

- et les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Les requêtes n° 2107761 et n° 2201661 concernent la même accueillante familiale, et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.

2. Mme C, titulaire d'un agrément d'accueillante familiale pour l'accueil de trois personnes âgées ou handicapées depuis 2003, a fait l'objet, par arrêté du 12 mai 2021 du président du conseil départemental de la Sarthe pris après consultation de la commission consultative de retrait d'agrément (CCRA), d'un retrait d'agrément prenant effet à compter de la notification de cet arrêté. Par une requête enregistrée sous le n° 2107761, elle demande l'annulation de cet arrêté. Par une ordonnance du 30 juillet 2021, le juge des référés du tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de cet arrêté.

3. A l'approche du terme de son agrément, fixé au 31 décembre 2021, Mme C en a demandé le renouvellement. Toutefois, le département de la Sarthe l'a informée de son intention de ne pas renouveler cet agrément et l'a invitée à présenter ses observations devant la CCRA lors de sa séance du 9 décembre 2021. Par un arrêté du 30 décembre 2021, pris après consultation de la CCRA, le président du conseil départemental de la Sarthe a décidé de ne pas renouveler l'agrément de Mme C. Par une requête enregistrée sous le n°2201661, elle demande l'annulation de cet arrêté. Par une ordonnance du 3 mars 2022, le juge des référés du tribunal a rejeté la demande de Mme C tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 12 mai 2021 :

4. Aux termes de l'article L. 441-1 du code de l'action sociale et des familles : " Pour accueillir habituellement à son domicile, à titre onéreux, des personnes âgées ou handicapées adultes n'appartenant pas à sa famille (), une personne ou un couple doit, au préalable, faire l'objet d'un agrément, renouvelable, par le président du conseil général de son département de résidence qui en instruit la demande (). L'agrément ne peut être accordé que si les conditions d'accueil garantissent la continuité de celui-ci, la protection de la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies () et si un suivi social et médico-social de celles-ci peut être assuré (). ". Aux termes de l'article L. 441-2 du même code : " Le président du conseil départemental organise le contrôle des accueillants familiaux, de leurs remplaçants et le suivi social et médico-social des personnes accueillies. Si les conditions mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 441-1 cessent d'être remplies, il enjoint l'accueillant familial d'y remédier dans un délai fixé par le décret mentionné au même article. S'il n'a pas été satisfait à cette injonction, l'agrément est retiré après avis de la commission consultative. () ".

5. En premier lieu, l'arrêté litigieux est signé par le président du conseil départemental de la Sarthe, M. D. Le courrier du 25 mai 2021 portant notification de cet arrêté ne présente pas le caractère d'une décision faisant grief, quand bien même il reprend et précise les motifs du retrait de l'agrément de Mme C. En tout état de cause, les conditions de notification d'un acte sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux aurait été notifié par une autorité incompétente ne peut qu'être écarté.

6. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise les articles L. 441-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, et expose les motifs pour lesquels la commission consultative de retrait d'agrément, consultée le 15 avril 2021, a proposé un retrait de l'agrément délivré à Mme C, à savoir un défaut de communication et de dialogue, un défaut dans les capacités et qualités personnelles pour accueillir des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap et assurer leur bien-être et un défaut à assurer la sécurité psychique des personnes accueillies, en donnant des exemples pour illustrer ces manquements. En reprenant ces motifs, le président du conseil départemental doit être regardé comme se les étant appropriés pour prononcer le retrait de l'agrément de Mme C. Une telle mesure ne constituant pas une sanction, la circonstance que l'arrêté ne comporte pas de référence précise aux circonstances dans lesquelles seraient survenus les faits qui ont fondé l'appréciation du département n'est pas de nature à entacher l'arrêté d'un défaut de motivation, d'autant que le courrier de notification qui l'accompagnait comporte des exemples plus précis des éléments retenus par le département. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait insuffisamment motivé doit être écarté.

7. En troisième et dernier lieu, dans l'hypothèse où le département est informé de suspicions de faits susceptibles de compromettre la santé, la sécurité et le bien-être physique et moral des personnes accueillies, il lui appartient de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux et de déterminer si ces éléments sont suffisamment établis pour lui permettre raisonnablement de penser que les personnes accueillies sont exposées à de tels comportements ou risquent de l'être. Par ailleurs, si la légalité d'une décision doit être appréciée à la date à laquelle elle a été prise, il appartient au juge de l'excès de pouvoir de tenir compte, le cas échéant, d'éléments factuels antérieurs à cette date mais révélés postérieurement.

8. Il ressort des pièces du dossier que pour retirer, par l'arrêté du 12 mai 2021, l'agrément accordé à Mme C pour accueillir trois personnes âgées ou handicapées adultes, le président du conseil départemental de la Sarthe s'est fondé essentiellement sur les propos déplacés tenus par la requérante et son époux lors d'une visite à domicile organisée le 11 décembre 2019 pour examiner les conditions d'un éventuel accueil d'une personne sous tutelle, propos tenus en présence de cette dernière qui, très perturbée, a demandé expressément à ne pas être prise en charge par Mme C, sur l'attitude de déni manifestée par la suite par Mme C qui a nié, lors d'une visite de contrôle, avoir tenu lesdits propos, et sur des critiques plus générales concernant les conditions dans lesquelles elle accueille les personnes âgées ou en situation de handicap, et s'adresse à elles et aux services chargés de leur suivi. Pour étayer ces manquements, le département évoque à cet égard des évaluations réalisées par ses services, et les signalements qui lui sont parvenus et verse au dossier l'injonction adressée à la requérante le 18 juin 2020 relative aux événements survenus le 11 décembre 2019, des courriers adressés à Mme C en 2011 et 2012, faisant suite à des signalements anonymes adressés au département concernant la prise en charge des personnes accueillies. S'il est constant que le département a néanmoins décidé de renouveler l'agrément de la requérante en 2017, et de clore la procédure d'injonction, il ressort également des pièces versées au dossier par le département de la Sarthe qu'une plainte a été déposée le 13 septembre 2021 à l'encontre de Mme C par Mme B, accueillie par la requérante depuis plus de vingt ans à son domicile, pour des faits de violence et de maltraitance, Mme B ayant par ailleurs exprimé le souhait de ne plus vivre au domicile de Mme C. La circonstance que cette plainte ait été déposée postérieurement au 12 mai 2021 à laquelle la décision attaquée a été prise ne fait pas obstacle à ce que cette nouvelle circonstance soit prise en compte pour apprécier la décision de retrait, dès lors qu'elle y renvoie nécessairement. Si, en dépit de la demande formulée par le tribunal pour compléter l'instruction, cette plainte n'a pas été versée au dossier, le dépôt de cette plainte apparaît de nature à corroborer des constatations plus anciennes réalisées par le département à la suite d'une visite de l'équipe médico-sociale, concernant notamment la pratique de la requérante consistant à faire manger dans une pièce séparée les personnes accueillies, l'utilisation des chambres des personnes accueillies pour héberger d'autres personnes de l'entourage familial ou amical de Mme C lors de la compétition des 24 heures du Mans, ou l'utilisation par l'entourage de Mme C de la salle de bains privative dédiée en principe aux seules personnes accueillies. Ainsi, et alors même que Mme C soutient que certains signalements adressés au département émaneraient d'un membre de sa famille qui lui est hostile, et produit plusieurs attestations en sa faveur, le président du conseil départemental de la Sarthe n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la requérante n'est plus en mesure de garantir la sécurité et le bien-être des personnes qu'elle accueille et en décidant, pour ce motif, de ne pas renouveler son agrément.

9. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 12 mai 2021.

En ce qui concerne l'arrêté du 30 décembre 2021 :

10. En premier lieu, l'arrêté litigieux est signé par le président du conseil départemental de la Sarthe, M. D. Le courrier portant notification de cet arrêté ne présente pas le caractère d'une décision faisant grief, quand bien même il reprend et précise les motifs du retrait de l'agrément de Mme C. En tout état de cause, les conditions de notification d'un acte sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux n'aurait pas été notifié par une autorité incompétente ne peut qu'être écarté.

11. En deuxième lieu, l'arrêté litigieux vise l'article L. 441-1 et les articles suivants du code de l'action sociale et des familles, et expose les motifs pour lesquels la commission consultative de retrait d'agrément, consultée le 9 décembre 2021, s'est prononcée en faveur du non-renouvellement de l'agrément délivré à Mme C, à savoir des antécédents de signalements justifiés par un défaut de communication et de dialogue, un défaut dans les capacités et qualités personnelles pour accueillir des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap et assurer leur bien-être et un défaut à assurer la sécurité psychique des personnes accueillies, et une suspicion de faits de violence ayant entraîné un dépôt de plainte, en donnant des exemples pour illustrer ces manquements. En reprenant ces motifs, le président du conseil départemental doit être regardé comme se les étant appropriés pour prononcer le retrait de l'agrément de Mme C. Une telle mesure ne constituant pas une sanction, la circonstance que l'arrêté ne comporte pas de référence précise aux circonstances dans lesquelles seraient survenus les faits fondant l'appréciation du département n'est pas de nature à entacher l'arrêté d'un défaut de motivation, d'autant que le courrier de notification qui l'accompagnait comporte des exemples plus précis des éléments retenus par le département. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait insuffisamment motivé doit être écarté.

12. En troisième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment des observations en défense du département de la Sarthe, que la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a décidé de ne pas renouveler l'agrément de Mme C se fonde, outre sur les éléments déjà retenus par le département dans sa décision du 12 mai 2021 contestée dans la requête n°2107761, sur la circonstance qu'une plainte a été déposée le 13 septembre 2021 à l'encontre de Mme C par Mme B, accueillie par la requérante depuis plus de vingt ans à son domicile, pour des faits de violence et de maltraitance. Mme C, qui a été informée, par courrier du département du 29 septembre 2021 du dépôt de cette plainte, n'en remet pas utilement en cause l'existence en se bornant à soutenir que la plainte ne lui aurait pas été transmise par le département, à qui il n'incombait pas de procéder à une telle transmission. Au demeurant, les éléments recueillis par le département à la suite du dépôt de la plainte de Mme B ont été exposés en termes précis par le département dans le courrier de saisine de la commission consultative de retrait d'agrément, communiqué à Mme C, qui a d'ailleurs formulé des observations sur les différents points pour courrier adressé à la commission. Si la requérante met en doute la fiabilité des propos qu'aurait pu tenir Mme B lors de son dépôt de plainte, compte tenu de la pathologie psychiatrique dont cette dernière serait atteinte, Mme B majeure protégée, a été accompagnée par sa mandataire judiciaire dans sa démarche. Si elle soutient encore que cette plainte n'a pas été déposée par Mme B mais par la mère de cette dernière, elle n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations, qui apparaissent peu crédibles compte tenu de l'âge de Mme B à la date à laquelle la plainte a été déposée (70 ans). En outre, les éléments recueillis par le département à la suite du dépôt de plainte de Mme B corroborent des constatations plus anciennes réalisées par le département à la suite d'une visite de l'équipe médico-sociale, concernant notamment la pratique consistant à faire manger dans une pièce séparée les personnes accueillies, l'utilisation des chambres des personnes accueillies pour héberger d'autres personnes de l'entourage familial ou amical de Mme C lors de la compétition des 24 heures du Mans, l'utilisation par l'entourage de Mme C de la salle de bains privative dédiée en principe aux seules personnes accueillies et plus généralement une attitude dénotant un manque d'attention et de considération envers les personnes accueillies. Au vu de l'ensemble de ces éléments, et alors même que certains des éléments mentionnés dans les signalements reçus précédemment par le département ne peuvent être regardés comme établis, Mme B accusant l'auteur de ces signalements d'animosité particulière à son encontre, et que la requérante produit plusieurs attestations en sa faveur, le président du conseil départemental de la Sarthe n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que Mme C n'est plus en mesure de garantir la sécurité et le bien-être des personnes qu'elle accueille et en décidant, pour ce motif, de ne pas renouveler son agrément.

13. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 30 décembre 2021.

Sur les conclusions indemnitaires :

14. En l'absence d'illégalité fautive entachant les arrêtés des 12 mai et 30 décembre 2021 par lesquels le président du conseil départemental de la Sarthe a respectivement retiré l'agrément de Mme C, puis décidé de ne pas renouveler cet agrément, les conclusions indemnitaires présentées par la requérante ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

15. Le rejet des conclusions à fin d'annulation des arrêtés des 12 mai et 30 décembre 2021 n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme C ne peuvent qu'être rejetées

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le département de la Sarthe, qui n'est pas la partie principalement perdante à l'instance, verse à Mme C la somme qu'elle demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E:

Article 1er : Les requêtes n°2107761 et 2201661 sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au département de la Sarthe.

Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,

Mme Milin, première conseillère,

M. Cordrie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

La présidente-rapporteure,

V. GOURMELON

L'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

C. MILINLa greffière,

F. ARLAIS

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2107761, 2201661

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