vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2108033 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | MASCRIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 juillet 2021 et le 24 juillet 2023, Mme A C, représentée par Me Mascrier, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 17 décembre 2020 et du 17 mai 2021 par lesquelles le directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Nantes de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie et de reconstituer sa carrière dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner une expertise en vue de déterminer si sa pathologie peut être considérée comme consolidée et le cas échéant d'indiquer la date de consolidation ainsi que le quantum des chefs de préjudices ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nantes la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée du 17 décembre 2020 a été signée par une autorité incompétente pour ce faire ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de fait dès lors que tant l'expertise médicale du 21 novembre 2019, que l'avis de la commission de réforme du 2 juillet 2020 n'ont pas été pris en considération ;
- elles ont été prises en méconnaissance des dispositions de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 dès lors que l'imputabilité au service de sa maladie ne peut être refusée au seul motif que le centre hospitalier n'a pas commis de faute dans l'organisation du service ;
- elles sont entachées d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il existe un lien direct entre sa maladie et le service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2021, le centre hospitalier universitaire de Nantes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision aurait également pu être fondée sur la circonstance que la maladie dont est atteinte la requérante n'entraine aucune incapacité permanente et ne peut, de ce fait, être reconnue comme imputable au service en application de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 25 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal est susceptible de procéder d'office à une substitution de base légale au motif que la décision du directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes devait être légalement fondée sur l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 dans sa rédaction en vigueur à la date à laquelle la pathologie de Mme C a été diagnostiquée, au lieu des dispositions de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- l'ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 ;
- le décret n°88-386 du 19 avril 1988 ;
- le décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ravaut,
- et les conclusions de Mme Heng, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A C exerce les fonctions d'infirmière au sein du centre hospitalier universitaire de Nantes depuis le 1er mars 2007. A compter du 30 mars 2018, elle a été placée en arrêt de travail en raison de troubles psychopathologiques et a fait une déclaration de maladie professionnelle le 22 décembre 2018. En dépit d'une expertise psychiatrique réalisée le 21 novembre 2019 et concluant à l'existence d'un lien entre le service et la maladie de l'agente et d'un avis favorable de la commission de réforme du département de la Loire-Atlantique du 2 juillet 2020, le directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes, par une décision du 17 décembre 2020, a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de son agente. Celle-ci a formé un recours gracieux le 5 février 2021 auquel le directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes a refusé de faire droit par une décision du 17 mai 2021. Par la présente requête, Mme C demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique a institué un " congé pour invalidité temporaire imputable au service " en insérant dans la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires un article 21 bis aux termes duquel : " () / IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. L'application de ces dispositions résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 était impossible en l'absence d'un texte réglementaire fixant, notamment, les conditions dans lesquelles est déterminé et évalué le taux permettant de reconnaître une maladie non désignée dans les tableaux de maladie professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale. Les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 ne sont donc entrées en vigueur, en tant qu'elles concernent la fonction publique hospitalière, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 16 mai 2020, du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière, décret par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'Etat, par le IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Il en résulte que les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 sont demeurées applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020.
4. Il ressort des pièces du dossier que la maladie de la requérante a été diagnostiquée pour la première fois le 30 mars 2018, et que ses droits éventuels doivent donc être regardés comme ayant été constitués à cette date, soit antérieurement à la date d'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020. Dès lors, les décisions litigieuses ne pouvaient pas être fondées sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
5. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du fondement légal sur lequel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. En l'espèce, le pouvoir d'appréciation dont dispose l'autorité administrative en vertu des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance du 19 janvier 2017, est le même que celui dont l'investissent les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Les garanties dont sont assorties ces textes sont similaires. Dans ces conditions, et ainsi qu'en ont été informées les parties, il y a lieu de substituer les dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 à celles servant de base légale à la décision contestée.
7. En second lieu, aux termes de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière, dans sa rédaction applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : () / 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. () / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à sa mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident () ".
8. Une maladie contractée par un fonctionnaire, ou son aggravation, doit être regardée comme imputable au service si elle présente un lien direct, mais non nécessairement exclusif, avec l'exercice des fonctions ou avec des conditions de travail de nature à susciter le développement de la maladie en cause, sauf à ce qu'un fait personnel de l'agent ou toute autre circonstance particulière conduisent à détacher la survenance ou l'aggravation de la maladie du service. Il appartient au juge d'apprécier si les conditions de travail du fonctionnaire peuvent, même en l'absence de volonté délibérée de nuire à l'agent, être regardées comme étant directement à l'origine de la maladie dont la reconnaissance comme maladie professionnelle est demandée.
9. Il ressort des certificats médicaux établis par le docteur E, psychiatre, et le docteur D, médecin généraliste, ainsi que par la psychologue du travail, Mme B, que Mme C souffre depuis le 30 mars 2018 d'une dépression sévère avec une composante professionnelle importante. Il ressort particulièrement de l'avis de la psychologue du travail, que Mme C a fait état de difficultés relationnelles avec sa cadre de santé à l'origine de symptômes de stress chronique, notamment de troubles cognitifs et de la mémoire et d'un épuisement physique et psychologique. Il ressort également de l'expertise réalisée par le docteur F, psychiatre, le 21 novembre 2019 et de l'avis de la commission de réforme du 2 juillet 2020 que la pathologie dont souffre la requérante est directement en lien avec l'exercice de ses fonctions. Par ailleurs, en se bornant à se référer à un rapport établi par l'autorité hiérarchique de Mme C, décrivant les conditions d'organisation du service et de travail de la requérante, et rappelant, en particulier, que l'intéressée a pu prendre l'ensemble de ses congés, le centre hospitalier universitaire de Nantes n'apporte pas d'élément suffisant pour remettre en cause les différents avis médicaux produits. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que le directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes a commis une erreur d'appréciation en considérant que la pathologie dont elle souffre n'était pas imputable au service.
10. Toutefois, l'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
11. Le centre hospitalier universitaire de Nantes invoque, dans son mémoire en défense qui a été communiqué à la requérante, un nouveau motif fondé sur le fait que la maladie dont est atteinte Mme C n'entraine aucune incapacité permanente et ne peut, en application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, être reconnue comme imputable au service. Il doit ainsi être regardé comme demandant que ce motif soit substitué à celui censuré. Toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 4, l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 n'est pas applicable au litige. Dès lors, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de substitution de motifs.
12. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête ni d'ordonner l'expertise médicale sollicitée, que Mme C est fondée à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement, compte tenu de l'absence de changements de circonstances de droit ou de fait y faisant obstacle, qu'il soit enjoint au directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de Mme C et de reconstituer sa carrière dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Nantes la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Les décisions du directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes en date du 17 décembre 2020 et du 17 mai 2021 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au directeur du centre hospitalier universitaire de Nantes de reconnaitre l'imputabilité au service de la pathologie de Mme C et de reconstituer sa carrière, dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le centre hospitalier universitaire de Nantes versera à Mme C la somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au centre hospitalier universitaire de Nantes.
Délibéré après l'audience du 30 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Paquelet-Duverger, première conseillère,
M. Ravaut, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2024.
Le rapporteur,
C. RAVAUT
La présidente,
V. POUPINEAU
Le greffier,
S. VALAIS
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026