jeudi 1 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2108188 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 juillet 2021, M. B E, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 janvier 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;
- sa motivation est insuffisante ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; s'il n'a pas obtenu son CAP de boulanger, il a suivi ses études de façon réelle et sérieuse ; son employeur n'a cessé de lui témoigner sa confiance comme le démontre l'établissement à son profit d'un contrat de travail à durée indéterminée et à temps plein ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il est bien inséré en France où il réside depuis le 20 octobre 2014 ; seule sa situation administrative irrégulière l'empêche de poursuivre son insertion professionnelle ; son père est décédé et il n'a plus de contact avec sa mère ; l'essentiel de ses liens personnels se situent en France ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet a commis une erreur de fait en omettant de prendre en compte le contrat de travail à durée indéterminée que son employeur a établi en sa faveur ; son exceptionnelle intégration, alors qu'il n'a plus de contact avec son pays d'origine et n'avait jamais été scolarisé avant sa venue en France, constitue une circonstance exceptionnelle et humanitaire justifiant son admission au séjour ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- son annulation est impliquée par celle de la décision portant refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 avril 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. E a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 27 avril 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. A a été entendu au cours de l'audience publique du 28 avril 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant malien se déclarant né le 2 mars 1998, est entré irrégulièrement en France le 20 octobre 2014 à l'âge, selon sa date de naissance alléguée, de 16 ans. Par un jugement du 17 novembre 2014, le juge des tutelles des mineurs près le tribunal de grande instance de Nantes a ouvert une tutelle à son profit et l'a confié au service d'aide sociale à l'enfance du département de la Loire-Atlantique. Il a été inscrit à compter du 1er novembre 2015 dans un centre de formation des apprentis, en vue d'obtenir le CAP " Boulangerie-Pâtisserie " à l'issue d'une formation en alternance d'une durée de deux ans. Il n'a toutefois pas validé sa première année d'études, avec une moyenne générale de 11,5 pour le premier semestre et de 4,89 pour le second semestre. Il a également accumulé vingt-trois heures d'absences injustifiées. Au surplus, le préfet a remis en cause sa minorité, en faisant valoir que les autorités maliennes avaient constaté que le numéro de son acte de naissance correspondait à celui d'une tierce personne. La demande de titre de séjour que l'intéressé a formée à sa prétendue majorité, sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a donc été rejetée par un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 septembre 2016 portant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination. Le mesure de renvoi contenue dans cet arrêté n'ayant pas été exécutée, M. E a déposé le 14 mai 2018 une nouvelle demande de titre de séjour fondée sur le 7° de l'article L. 313-11, l'article L. 313-7 et l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 12 janvier 2021, le préfet a rejeté sa demande, prononcé à l'encontre de M. E une nouvelle obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné le Mali comme pays de destination. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Le préfet de la Loire-Atlantique, par un arrêté du 8 janvier 2021 régulièrement publié le même jour, lui a consenti une délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de délivrer un titre de séjour, vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application et fait également état d'éléments concernant la biographie et le parcours de M. E depuis son arrivée en France. Il précise notamment que M. E, célibataire et sans enfant, n'apporte aucun élément probant permettant d'apprécier la réalité de sa situation personnelle et familiale dans son pays d'origine et ne peut se prévaloir de liens personnels et familiaux en France tels qu'au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, il serait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ajoute que l'intéressé ne peut bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ", n'étant pas entré en France sous couvert d'un visa de long et séjour et n'ayant pas mené avec sérieux les études entreprises depuis son arrivée sur le territoire national. Il mentionne également que M. E a produit, à l'appui de sa demande de titre en 2016, un acte de naissance apocryphe. Enfin, il indique que M. E ne présente aucun motif exceptionnel et aucune considération humanitaire au soutien de sa demande lui permettant d'obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, est suffisamment motivé en droit et en fait.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-11, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et eu droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / ( ) 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
5. Comme il a été dit, M. E a suivi une formation en vue de l'obtention d'un CAP boulangerie à compter du 1er novembre 2015. N'ayant pas obtenu son CAP à l'issue de la formation qu'il a suivie jusqu'au 12 août 2018, il a cependant donné entière satisfaction à son employeur, qui exploite la boulangerie " Aux Gourmets de la Vannetière " à Nantes, lequel a établi à son profit un contrat de travail à durée indéterminée et à temps plein afin de le recruter en tant que boulanger à compter de sa régularisation. Si l'intéressé fait valoir que son père est décédé et qu'il n'a plus de contact avec sa mère au Mali, il n'apporte aucun élément justifiant de la réalité de ces allégations. Par ailleurs, il ne fournit aucune précision sur la qualité de son insertion sociale en France, en dehors de son engagement par son ancien employeur. S'il réside en France depuis 2014, soit depuis près de sept ans à la date de l'arrêté attaqué, il s'est maintenu sur le sol français en ne déférant pas à une obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre en 2016. Dès lors, au vu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas, en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté attaqué et n'a, dès lors, méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, la décision de refus de séjour attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-7, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention " étudiant ". En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée et sous réserve d'une entrée régulière en France. / () ". Aux termes de l'article R. 313-10 du même code : " Peut être exempté, sur décision du préfet, de l'obligation de présentation du visa de long séjour prescrite au 2° de l'article R. 313-1 : / 1° L'étranger qui suit en France un enseignement ou y fait des études, en cas de nécessité liée au déroulement des études. Sauf cas particulier, l'étranger doit justifier avoir accompli quatre années d'études supérieures et être titulaire d'un diplôme, titre ou certificat au moins équivalent à celui d'un deuxième cycle universitaire ou d'un titre d'ingénieur. Il est tenu compte des motifs pour lesquels le visa de long séjour ne peut être présenté à l'appui de la demande de titre de séjour, du niveau de formation de l'intéressé, ainsi que des conséquences que présenterait un refus de séjour pour la suite de ses études ; / 2° L'étranger qui a suivi une scolarité en France depuis au moins l'âge de seize ans et qui y poursuit des études supérieures. A l'appui de sa demande, l'étranger doit justifier du caractère réel et sérieux des études poursuivies. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. E est entré en France sans être muni d'un visa long séjour. Or, l'article L. 313-2, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile subordonne la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " à la possession d'un tel visa. Si l'intéressé établit avoir suivi des études de manière sérieuse et assidue, en dépit de la non-obtention du CAP boulangerie, ce niveau de formation ne correspond pas, en tout état de cause, à des études supérieures. Il ressort ainsi des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait pris la même décision de refus d'admission au séjour en qualité d'étudiant s'il ne s'était fondé que sur l'absence de visa de long séjour. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation et méconnu l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en opposant un refus à sa demande de titre de séjour portant la mention " étudiant ".
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7. () ".
9. Les éléments dont le requérant se prévaut, relatifs à sa durée de présence sur le territoire français et à la qualité de son insertion professionnelle alors même qu'il n'aurait jamais été scolarisé au Mali avant sa venue en France ne permettent pas de caractériser l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant à l'intéressé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de cet article.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. La décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. E n'étant pas annulée, l'intéressé n'est pas fondé à demander l'annulation par voie de conséquence de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
11. Il résulte de tout ce qui précède que M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 12 janvier 2021.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
12. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. E entraine, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
13. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par M. E au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues Devesas.
Délibéré après l'audience du 28 avril 2022, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Nathalie Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er septembre 2022.
Le président-rapporteur,
L. AL'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSE
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. Malingre
lf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026