mercredi 14 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2108403 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BOEZEC CARON BOUCHE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juillet 2021, M. B E, représenté par Me Boezec, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, ou à titre subsidiaire de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain, dès lors qu'ayant été embauché en qualité de boucher en CDI à temps complet au mois de novembre 2020, il remplit les conditions prévues par cet article pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* être en couple et avoir des enfants n'est pas une condition prévue par cet article pour la délivrance d'un titre de séjour ;
* il est présent depuis plus de 15 ans en France, où résident sa sœur et ses neveux et où il s'est intégré socialement, notamment par le biais d'engagements associatifs, et professionnellement, ce qui caractérise un motif exceptionnel de régularisation ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour entraîne par voie de conséquence l'illégalité de cette décision ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence l'illégalité de cette décision ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par M. E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- et les observations de Me Jadeau, substituant Me Boezec, avocat de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant marocain né le 22 mai 1976 à Timezgadiouine (Maroc), déclarant être entré en France en 2006, a sollicité par un courrier du 4 janvier 2021 son admission au séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 17 juin 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de faire droit à sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. Par sa requête, M. E demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. F A, attaché principal, adjoint à la directrice des migrations et de l'intégration. Par un arrêté du 17 mars 2021, publié le 18 mars 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique lui a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration, à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, les décisions fixant le pays de renvoi, les décisions portant interdiction de retour et les décisions portant assignation à résidence. Ainsi, et alors qu'il n'est pas contesté que Mme C était absente ou empêchée, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué manque en fait.
3. En deuxième lieu, la décision contestée comporte l'énoncé des considérations de droit qui en constituent le fondement. Elle indique en outre d'une part que M. E a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, mais que ce dernier n'ayant apporté aucun élément permettant d'établir sa présence sur le territoire français entre les années 2006 et 2008 et n'ayant fourni que des titres mensuels de transports non nominatifs concernant les années 2009 à 2011, il ne justifie sa présence en France qu'à compter de l'année 2012, d'autre part qu'il ne peut se prévaloir de liens familiaux intenses et stables sur le territoire français, ni d'une insertion professionnelle durable, enfin, qu'il ne peut se voir délivrer un titre de séjour salarié sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain, dès lors qu'il ne présente pas de visa de long séjour d'établissement, ni de contrat de travail visé par l'autorité administrative. La décision contestée est ainsi suffisamment motivée. Par ailleurs, il résulte des termes même de cette décision que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen réel et sérieux de la situation du requérant. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen doivent en conséquence être écartés.
4. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 3 de l'accord franco-marocain conclu le 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. () ". Aux termes de l'article 9 de ce même accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail.". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ". Et aux termes de l'article L. 5221-5 de ce code : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2 () ".
5. M. E soutient qu'il est employé en contrat à durée indéterminée et à temps complet en qualité de boucher au sein de la SAS Atlas Market, et produit à l'appui de cette allégation ledit contrat, daté du 31 août 2020. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que les formalités prévues par les dispositions précitées de l'article L. 5221-2 du code du travail aient été remplies, en l'absence de contrat de travail visé par l'autorité administrative ou d'autorisation de travail. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain conclu le 9 octobre 1987.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version en vigueur : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
7. M. E fait valoir qu'il est présent depuis plus de 15 ans en France, où résident sa sœur et ses neveux et où il s'est intégré tant socialement, notamment par le biais d'engagements associatifs, que professionnellement. S'il produit, à l'appui de cette allégation, des attestations de responsables d'associations relevant son implication en tant que bénévole, de quelques proches, ainsi que des factures, titres de transports, prescriptions médicales, avis d'imposition et documents administratifs divers, ces seuls éléments ne suffisent toutefois pas à caractériser l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à justifier la régularisation de la situation de l'intéressé. Par ailleurs, il ressort des termes de la décision contestée que si le préfet de la Loire-Atlantique a relevé que M. E était célibataire et sans enfants, il ne s'est pas fondé sur ce seul motif. Par suite, la décision contestée ne méconnaît pas les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de justice administrative.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
9. M. E, célibataire et sans enfant, fait valoir que sa sœur et ses neveux résident en France, où il a développé des attaches sociales et personnelles. Toutefois, il ressort des déclarations du requérant à la préfecture, datées du 19 mai 2021, que son père, sa mère et plusieurs de ses frères et sœurs résident au Maroc. En outre, les documents produits par le requérant, cités au point 7, ne suffisent pas à établir que ce dernier a développé sur le territoire français des liens personnels et familiaux d'une intensité et stabilité telles que le refus litigieux porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, la décision contestée ne méconnaît pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 2 que la décision contestée a été signée par une autorité compétente.
11. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen sérieux de la situation de M. E.
12. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit quant à la légalité de la décision refusant de délivrer un titre de séjour à M. E qu'il n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 9, les dispositions des articles L. 435-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnus.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit quant à la légalité des décisions refusant de délivrer un titre de séjour à M. E et lui faisant obligation de quitter le territoire qu'il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.
15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 9, les dispositions des articles L. 435-1, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'ont pas été méconnues.
16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions présentées en ce sens par M. E ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance la somme que demande le requérant au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B E et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 30 août 2022, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 septembre 2022.
La rapporteure,
L. D
Le président,
S. DEGOMMIER La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026