mardi 13 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2108561 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GOUEDO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2021, M. C A, représenté par Me Gouedo, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juin 2021 par lequel le préfet de la Mayenne l'a mis en demeure de rétablir l'écoulement naturel du cours d'eau au droit de la parcelle cadastrée section AY n° 05 à Chailland (Mayenne) dont il est propriétaire, d'effacer le plan d'eau implanté sur cette parcelle et de le remettre en état, dans un délai d'un mois à compter de sa notification ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- il est intervenu en méconnaissance des dispositions des articles L. 171-6 et L. 171-7 du code de l'environnement, dès lors que les comptes rendus établis par les agents de la direction départementale des territoires lors de leurs visites effectuées les 11 mai et 7 juin 2021, sur lesquels il s'appuie, ne lui ont pas été communiqués ;
- il est entaché d'une erreur de fait et méconnaît les dispositions du II de l'article L. 214-6 du code de l'environnement, dès lors qu'il dispose d'un droit d'eau fondé en titre sur l'étang de Villeneuve ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation, la remise en eau de l'étang ne remettant pas en cause l'écoulement naturel des eaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2021, le préfet de la Mayenne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, la mise en demeure contestée ne faisant pas grief ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- et les observations de Me Gouedo, avocate du requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. A est propriétaire d'une parcelle cadastrée section AY n° 05 au lieu-dit Villeneuve, sur le territoire de la commune de Chailland (Mayenne), sur laquelle un plan d'eau d'une superficie d'environ 1,5 hectare a été réalisé. M. A a présenté auprès des services de la direction départementale des territoires de la Mayenne, le 4 avril 2019, une déclaration de ce plan d'eau, qui, selon lui, correspondrait à la remise en eau d'un ancien étang d'origine féodale. Cette déclaration a été rejetée le 11 juin 2019. A la suite des contrôles opérés par la direction départementale des territoires, ayant conduit à constater que M. A avait procédé à la création du plan d'eau en cause, et aux différents échanges menés avec l'intéressé, le préfet de la Mayenne a, par un arrêté du 29 juin 2021, mis en demeure M. A de rétablir l'écoulement naturel des cours d'eau, d'effacer le plan d'eau implanté sur sa parcelle et de remettre celle-ci en état dans un délai d'un mois, en lui précisant que le non-respect de ces obligations l'exposait au prononcé de sanctions administratives. M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté du 29 juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement : " I.- Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des installations ou ouvrages sont exploités, des objets et dispositifs sont utilisés ou des travaux, opérations, activités ou aménagements sont réalisés sans avoir fait l'objet de l'autorisation, de l'enregistrement, de l'agrément, de l'homologation, de la certification ou de la déclaration requis en application du présent code, ou sans avoir tenu compte d'une opposition à déclaration, l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an. () III.- Sauf en cas d'urgence, et à l'exception de la décision prévue au premier alinéa du I du présent article, les mesures mentionnées au présent article sont prises après avoir communiqué à l'intéressé les éléments susceptibles de fonder les mesures et l'avoir informé de la possibilité de présenter ses observations dans un délai déterminé ". Les dispositions de l'article L. 171-7 du code de l'environnement prévoient qu'en cas de non-respect d'une mise en demeure ou de rejet de la demande d'autorisation, l'autorité administrative est tenue d'ordonner la suppression des installations et la remise des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le code de l'environnement.
3. Aux termes de l'article L. 171-11 du code de l'environnement : " Les décisions prises en application des articles L. 171-7, L. 171-8 et L. 171-10 sont soumises à un contentieux de pleine juridiction ". Pour l'application de l'article L. 171-11 du code de l'environnement, il appartient au juge du plein contentieux des installations classées pour la protection de l'environnement d'apprécier le respect des règles de procédure au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date de la décision qui lui est déféré. Il lui appartient ensuite de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 214-1 du code de l'environnement : " Sont soumis aux dispositions des articles L. 214-2 à L. 214-6 les installations, les ouvrages, travaux et activités réalisés à des fins non domestiques par toute personne physique ou morale, publique ou privée, et entraînant des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines, restitués ou non, une modification du niveau ou du mode d'écoulement des eaux, la destruction de frayères, de zones de croissance ou d'alimentation de la faune piscicole ou des déversements, écoulements, rejets ou dépôts directs ou indirects, chroniques ou épisodiques, même non polluants ". Selon le II de l'article L. 214-6 du même code : " Les installations, ouvrages et activités déclarés ou autorisés en application d'une législation ou réglementation relative à l'eau antérieure au 4 janvier 1992 sont réputés déclarés ou autorisés en application des dispositions de la présente section. Il en est de même des installations et ouvrages fondés en titre ".
5. Sont regardées comme fondées en titre ou ayant une existence légale les prises d'eau sur des cours d'eaux non domaniaux qui, soit ont fait l'objet d'une aliénation comme bien national, soit sont établies en vertu d'un acte antérieur à l'abolition des droits féodaux. Une prise d'eau est présumée établie en vertu d'un acte antérieur à l'abolition des droits féodaux dès lors qu'est prouvée son existence matérielle avant cette date. La preuve de cette existence matérielle peut être apportée par tout moyen, notamment par sa localisation sur la carte de Cassini datant du dix-huitième siècle.
6. Le droit d'eau fondé en titre ne se perd pas par l'absence d'exercice du droit d'usage. Sa disparition ne peut résulter que de la constatation que la force motrice du cours d'eau ne pouvait plus être utilisée du fait de la ruine ou du changement d'affectation des ouvrages essentiels destinés à utiliser la pente et le volume du cours d'eau. En revanche, ni la circonstance que ces ouvrages n'aient pas été utilisés en tant que tels au cours d'une longue période de temps, ni le délabrement du bâtiment auquel le droit d'eau fondé en titre est attaché, ne sont de nature, à eux seuls, à remettre en cause la pérennité de ce droit. L'état de ruine, qui conduit en revanche à la perte du droit, est établi lorsque les éléments essentiels de l'ouvrage ont disparu ou qu'il n'en reste que de simples vestiges, de sorte qu'il ne peut plus être utilisé sans leur reconstruction complète.
7. Il résulte de l'instruction que, si une retenue d'eau sur le ruisseau de Villeneuve figure sur la carte de Cassini sur un terrain correspondant au nord-ouest de la parcelle en cause, l'emprise de cette prise d'eau ne correspond pas à celle du plan d'eau concernée par la mise en demeure attaquée. Ainsi, l'existence matérielle du droit fondé en titre dont se prévaut le requérant n'est pas établie.
8. Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction que l'administration aurait fait une confusion entre, d'une part, le droit d'eau de l'ancien moulin de Villeneuve dont la roue était installée au fil de l'eau du ruisseau de Villeneuve en aval d'un aqueduc sur ce ruisseau et, d'autre part, l'ancienne retenue d'eau en cause dont se prévaut le requérant, sans fonction hydraulique pour le fonctionnement de cet ancien moulin. Alors que la digue sur le ruisseau de Villeneuve était nécessaire au fonctionnement de cet ancien moulin, il ne résulte pas de l'instruction qu'elle constituait un élément d'une retenue d'eau antérieure à l'abolition des droits féodaux. De même, la présence de deux aqueducs sur des affluents du ruisseau de Villeneuve, dont la construction n'est pas datée, et la présence en aval de l'un d'eux d'un gour susceptible de servir de bassin de pêcherie, dont il n'est pas établi qu'il aurait été déconnecté du dispositif de décharge de l'ancien moulin, ne suffisent pas à considérer que ces ouvrages révèlent la présence d'un ancien étang antérieur à l'abolition des droits féodaux, dont ils seraient des éléments constitutifs essentiels, et par suite ne suffisent pas à établir la consistance d'un droit de pêche distinct du droit fondé en titre associé à l'ancien moulin.
9. Il résulte également de l'instruction que les ouvrages essentiels de la retenue d'eau faisant l'objet de la décision attaquée, notamment le bassin, recreusé mécaniquement, les rigoles d'alimentation, les remblais de terrassement faisant obstacle à l'écoulement des eaux, la réalisation en béton de dispositifs de gestion des trop-pleins et de dispositifs vidange de type moine, ont été intégralement reconstruits à l'initiative du requérant. L'aqueduc dit n° 3 sur un affluent du ruisseau de Villeneuve situé au sud de celui-ci, qui est obstrué, doit être regardé comme en état de ruine. La seule présence d'un second aqueduc dit n°2 avec un bassin en aval ne suffit pas à caractériser, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, des éléments essentiels non disparus ou ruinés d'un ouvrage de retenue d'eau antérieur à l'abolition des droits féodaux. Ainsi, il résulte de l'instruction que les éléments essentiels du droit fondé en titre dont se prévaut le requérant, qui auraient été de nature à permettre une retenue de l'eau à l'usage de pêche, à savoir le bassin principal et les dispositifs d'alimentation, de surverse et de vidange de ce bassin, ont été intégralement reconstruits par le requérant, comme disparus ou ruinés.
10. De surcroît, il résulte de l'instruction, notamment de la comparaison de photographies aériennes librement accessible, que compte tenu de l'obstruction de son dispositif de décharge et du creusement mécanique de la parcelle, l'ouvrage dont se prévaut le requérant avait changé d'affectation.
11. Compte tenu de ce qui précède, le préfet n'a entaché sa décision ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur d'appréciation en estimant que M. A ne pouvait se prévaloir d'aucun droit de prise d'eau fondé en titre et que les travaux en cause constituent en la création d'un plan d'eau et non la remise en eau d'un ancien étang asséché. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que l'ouvrage en cause serait autorisé en vertu d'un tel droit, par application des dispositions précitées du II de l'article L. 214-6 du code de l'environnement, doit être écarté.
12. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction notamment du rapport de la direction départementale des territoires du 18 décembre 2019, dont les mentions ne sont pas sérieusement contestées par le requérant, que les travaux réalisés par ce dernier, sur une surface d'1,5 hectare en zone humide, pour le creusement de la retenue d'eau en cause, ont modifié le profil d'affluents du ruisseau de Villeneuve sur une longueur d'environ 200 m, impactant leur champ d'expansion sur leur lit majeur sur environ 2 000 m2. Ces travaux entrent dans le champ des rubriques 3.1.2.0, 3.1.5.0, 3.2.2, 3.2.3.0, 3.3.1.0 et 3.1.1.0 de la nomenclature des installations, ouvrages, travaux et activités soumis à autorisation ou à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 du code de l'environnement. Il est constant que les travaux pour la création de ce plan d'eau n'ont fait l'objet d'aucune autorisation ni décision de non-opposition à déclaration en application des articles L. 214-1 à L. 214-6 du code de l'environnement. Enfin, le niveau de l'eau dans cet étang, creusé mécaniquement et retenu sur certaines parties par des remblais, est géré par un dispositif de vidange de type moine qui constitue par lui-même un obstacle à l'écoulement des crues et à la continuité écologique. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en le mettant en demeure de restaurer le libre écoulement des eaux.
13. En troisième lieu, dès lors que compte tenu de ce qui précède, en vertu des dispositions du I de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, le préfet était tenu de mettre en demeure l'exploitant de régulariser sa situation, M. A ne peut utilement se prévaloir de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué, Mme B, directrice départementale des territoires, qui, au demeurant, disposait à cet effet d'une délégation de signature du préfet de la Mayenne en matière de police administrative dans le domaine de l'eau, par un arrêté du 8 mars 2021 régulièrement publié, dont les mentions sont d'ailleurs suffisamment précises et claires et qui est exécutoire.
14. En dernier lieu, le requérant ne peut davantage utilement se prévaloir des dispositions du III de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, relatives au caractère contradictoire de la procédure administrative, qui ne sont pas applicables aux décisions de mises en demeure à l'exploitant de régulariser sa situation par le dépôt d'une déclaration ou une demande d'autorisation, prises en application du premier alinéa du I de ce même article. En outre, dès lors qu'en vertu des dispositions du I de l'article L. 171-7 du code de l'environnement, le préfet était tenu de mettre en demeure l'exploitant de régulariser sa situation, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce qu'il n'aurait pas été destinataire des rapports de visite effectuées les 11 et 7 juin 2021, en méconnaissance de l'article L. 171-6 du même code. Enfin, et en tout état de cause, il résulte de l'instruction que M. A, qui a présenté des courriers de réponse le 30 janvier 2020 et le 15 mars 2021 aux rapports de visite sur place qui lui ont été transmis, a été mis à même de présenter toute observation utile avant l'intervention de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que cet arrêté aurait pris à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance du principe du contradictoire doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée. Par suite, sa requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée à la préfète de la Mayenne.
Délibéré après l'audience du 9 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 août 2024.
La rapporteure
S. THOMAS
Le président,
A. DURUP DE BALEINELa greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026