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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2109029

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2109029

mercredi 21 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2109029
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantABENA OWONO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée sous le n°2109029, le 18 août 2021, Mme A B, représentée par Me Abena Owono, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet en date du 2 août 2021 par laquelle le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à compter du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et durant le temps de l'examen de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la Loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- elle remplit les conditions prévues à l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour l'obtention d'un titre de séjour de plein dès lors qu'elle est titulaire d'une attestation de demande d'asile et qu'elle est mariée avec un ressortissant français.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête n° 2109029 est irrecevable dès lors qu'elle est dirigée contre une décision implicite de rejet inexistante, en ce que le délai de quatre mois ne s'est pas écoulé après l'enregistrement de cette requête ;

- l'arrêté du 6 octobre 2021 a été pris en réponse à la demande de titre de séjour formulée le 10 mars 2021 et complétée sur la demande des services préfectoraux le 2 juin 2021 ;

- les autres moyens soulevés par Mme B, Mme B ne sont pas fondés.

II. Par une requête enregistrée sous le n°2113819, les 9 décembre 2021 Mme B, représentée par Me Abena Owono, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire sur le fondement de conjoint de français ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions du 4° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les articles 8, 12 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 23 du pacte international relatif aux droits civils et politique du 19 décembre 1966 ;

- elle méconnaît les articles 8 et 8A du traité de Rome tels que modifiés par le traité de Maastricht, les articles 2 et 7 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est tardive, dès lors que la décision attaquée a été notifiée le 12 octobre 2021 à la requérante et que sa requête a été enregistrée le 9 décembre 2021, après expiration du délai de recours contentieux ;

- les moyens soulevés par Mme B, Mme B ne sont pas fondés.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention entre la République française et la République du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes, ensemble une annexe, signée à Yaoundé le 24 janvier 1994 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante camerounaise née le 10 septembre 1984, est entrée irrégulièrement en France le 3 mars 2019. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision du 30 novembre 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), devenue définitive en l'absence de recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile. Elle a fait l'objet d'une décision d'obligation de quitter le territoire par arrêté du 8 février 2021. Se maintenant irrégulièrement, elle a sollicité du préfet de Maine-et-Loire la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14. Sa demande a été complétée le 2 juin 2021 à la demande des services de la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 6 octobre 2021 le préfet a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, en fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai sera expiré. Par sa requête n° 2109029, Mme B demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Par sa requête n° 2113819, elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 octobre 2021. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes pour y statuer par un jugement commun.

Sur les conclusions de la requête n°2109029 :

2. Si le silence gardé par l'administration sur une demande fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.

3. En l'espèce, le préfet de Maine-et-Loire a expressément rejeté la demande de titre de séjour formée par Mme B par une décision du 6 octobre 2021. Par suite et en tout état de cause, il n'y a plus lieu de statuer sur la requête n° 2109029 dirigée contre la décision implicite de rejet.

Sur les conclusions de la requête n°2113819 :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention internationale des droits de l'enfant et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle mentionne les conditions d'entrée de Mme B sur le territoire national, le rejet définitif de sa demande d'admission au statut de réfugiés, par une décision du 30 novembre 2021 de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, non contestée, et l'arrêté du 8 février 2021 lui faisant obligation de quitter le territoire. La décision indique que l'intéressée, présente sur le territoire depuis le 3 mars 2019, a épousé un ressortissant français le 10 octobre 2020 mais qu'elle ne justifie pas d'une vie commune suffisamment ancienne et établie avec son conjoint, qu'elle ne justifie pas d'une intégration particulière en France ni n'établit être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine ou résident notamment ses quatre enfants. La décision attaquée mentionne en outre que Mme B ne justifie pas de considérations humanitaires particulières ni de motifs exceptionnels. La décision attaquée comporte ainsi un énoncé suffisant des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de la décision attaquée doit dès lors être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention entre la république française et la république du Cameroun relative à la circulation et au séjour des personnes signées à Yaoundé le 24 janvier 1994 : " Pour un séjour de plus de trois mois, les nationaux français, lors de la demande du visa camerounais, et les nationaux camerounais, lors de la demande du visa français ,doivent être munis des justificatifs prévus aux articles 4 à 7 ci-après, en fonction de la nature de l'installation envisagée. Ils doivent, à l'entrée sur le territoire de l'État d'accueil, être munis d'un visa de long séjour et pouvoir présenter, le cas échéant, les justificatifs mentionnés aux articles 4 à 7. ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ". Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ". Et, aux termes de l'article L. 423-2 du même code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".

6. Si Mme B se prévaut de son mariage, le 10 octobre 2020, avec un ressortissant français, elle ne peut être regardée, en se bornant à produire un contrat d'abonnement auprès d'un fournisseur d'électricité et une justification de sa prise en charge par la mutuelle de son mari, comme justifiant de la réalité et de l'ancienneté de sa vie commune avec son conjoint français. Il est en outre constant qu'elle ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire national ni d'un visa de long séjour. Par suite, à supposer qu'elle puisse être regardée comme ayant sollicité le séjour sur le fondement de ces dispositions, Mme B n'est pas fondée à soutenir qu'elle remplissait les conditions pour obtenir un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées sous l'article L. 423-2 de ce code.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

8. Mme B ne justifie pas, ainsi qu'il a été dit au point 5, de l'ancienneté ni de l'effectivité à la date de la décision attaquée de sa communauté de vie avec son conjoint de nationalité française. Elle n'apporte, par ailleurs, aucune justification à l'appui de ses allégations selon lesquelles son conjoint aurait reconnu ses quatre enfants et des démarches de transcription de leurs actes de naissance seraient en cours d'instruction auprès des autorités consulaires françaises au Cameroun. Par ailleurs, Mme B ne justifie pas d'une particulière intégration dans la société française et n'évoque aucune perspective d'insertion professionnelle. Enfin, elle ne démontre pas être dépourvue d'attaches au Cameroun où résident ses quatre enfants, ses parents et deux de ses frères et sœurs. Dans ces conditions, le refus de séjour ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts poursuivis. Mme B n'est, par suite, pas fondée à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées sous l'article L. 423-23 de ce code, ni qu'il aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. En troisième lieu, les moyens tirés de ce que l'arrêté attaqué méconnaîtrait les dispositions des articles 8 et 8A du traité de Rome tels que modifiés par le traité de Maastricht, les articles 2 et 7 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, des articles 12 et 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 23 du pacte international relatif aux droits civils et politiques ne sont, en tout état de cause, pas assortis des précisions nécessaires pour permettre au tribunal d'en apprécier le bienfondé. Ces moyens doivent, par conséquent, être écartés.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, dont les dispositions sont reprises, depuis le 1er mai 2021, à l'article L. 613-1 du même code : " () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I () ". Le 3° du I de cet article est relatif à l'hypothèse où l'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Il ressort de cette motivation que le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen sérieux et particulier de la situation de Mme B avant de prendre la décision attaquée.

11. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 6, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prenant la décision contestée.

En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :

12. Compte tenu des motifs exposés au point 7 du jugement, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait, en fixant le pays à destination duquel elle sera susceptible d'être éloignée d'office, commis une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.

13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de Maine-et-Loire, que la requête de Mme B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête n° 2109029 présentée par Mme B.

Article 2 : La requête n°2113819 de Mme B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Guy Abena Owono et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Loirat, présidente,

M. Gauthier, premier conseiller,

M. Simon, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2022.

La présidente-rapporteur,

C. LOIRATL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

E. GAUTHIER

La greffière,

S. LEGEAY

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N° 2113819

ap

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