vendredi 26 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109402 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ex 5ème Chambre |
| Avocat requérant | NIGUÈS |
Vu la procédure suivante :
I) Par une requête enregistrée le 21 août 2021 sous le n°2109401, M. F C, représenté par Me Niguès, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le préfet de la Vendée lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays d'origine comme pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de circuler sur le territoire national pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions du 2° de l'article L.251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de douze mois :
- l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'accorder un délai de départ volontaire la prive de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2021, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II) Par une requête enregistrée le 21 août 2021 sous le n°2109402, M. B C, représenté par Me Niguès, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le préfet de la Vendée lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays d'origine comme pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de circuler sur le territoire national pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions du 2°de l'article L.251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de douze mois :
- l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'accorder un délai de départ volontaire la prive de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2021, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
III) Par une requête enregistrée le 21 août 2021 sous le n°2109403, M. G, représenté par Me Niguès, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 août 2021 par lequel le préfet de la Vendée lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé son pays d'origine comme pays de destination vers lequel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de circuler sur le territoire national pour une durée de douze mois ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions du 2°de l'article L.251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de douze mois :
- l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'accorder un délai de départ volontaire la prive de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2021, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. F C, M. B C et M. D C ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par décisions du 21 janvier 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Livenais, président-rapporteur,
- et les observations de Me Niguès, représentant MM. C.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2109401, 2109402 et 2109403 ont trait aux membres d'une même famille, présentent à juger des situations semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a ainsi lieu de les joindre pour y statuer par un même jugement.
2. M. F C, né le 12 octobre 1987, M. B C, né le 12 février 1999, et M. D C, né le 27 août 1960, tous trois ressortissants roumains, déclarent être entrés en France, respectivement, au cours de l'année 2008, au cours de l'année 2021 et au cours de l'année 2008 ou 2009, sans toutefois l'établir. S'étant maintenus irrégulièrement sur le territoire français, ils ont été interpellés et placés en garde à vue le 18 août 2021 pour des faits de vol par effraction, en réunion, dans l'enceinte d'une déchetterie sur la commune de Bouin (Vendée). En conséquence, après avoir constaté l'irrégularité du séjour de MM. C, le préfet de la Vendée a pris à leur encontre, le 19 août 2021, trois arrêtés portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant leur pays de destination et leur interdisant de circuler sur le territoire pour une durée de douze mois. Les requérants demandent au tribunal d'annuler ces arrêtés.
Sur la légalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, les arrêtés attaqués ont été signés par M. A E, chef du bureau des étrangers et directeur de la réglementation et des libertés publiques par intérim, à la préfecture de Vendée. Par arrêté du 12 avril 2021 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 16 avril 2021, le préfet de la Vendée lui a donné délégation à l'effet de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai, les décisions relatives au pays de renvoi d'un étranger et les décisions relatives à l'interdiction de circulation sur le territoire français. Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
5. Si M. F C, M. B C et M. D C soutiennent, sans l'établir, que leurs compagnes et leurs enfants, dont certains sont scolarisés, résident dans la région de Nantes, rien ne fait obstacle à ce que leurs cellules familiales se reconstituent en Roumanie, dont tous les membres de la famille des requérants ont la nationalité et où les enfants peuvent poursuivre leur scolarité. Par ailleurs, les intéressés n'établissent pas, en produisant des contrats de travail saisonnier et des bulletins de salaire se rapportant à l'année 2021, avoir durablement établi en France le centre de leurs intérêts personnels et familiaux. Dans ces conditions, et alors en outre que les requérants ne justifient pas être dépourvus d'attaches personnelles et culturelles dans leur pays d'origine, les décisions portant obligation de quitter le territoire français ne portent pas au droit de M. F C, M. B C et M. D C une atteinte disproportionnée au respect de leur vie privée et familiale et ne méconnaissent donc pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Pour les mêmes motifs de fait que ceux précédemment exposés, et tenant en particulier à ce que leurs cellules familiales peuvent se reconstituer en Roumanie où leurs enfants mineurs peuvent poursuivre leur scolarité, les requérants ne sont pas davantage fondés à soutenir que le préfet de la Vendée aurait méconnu les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur la légalité des décisions refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () ".
9. D'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas des termes des décisions attaquées que le préfet se serait cru en situation de compétence liée en refusant de leur accorder un délai de départ volontaire.
10. D'autre part, ainsi qu'il a été dit précédemment, M. F C, M. B C et M. D C ont été interpellés et placés en garde à vue, le 18 août 2021, pour des faits de vol par effraction, M. F C ayant pour sa part fait l'objet d'une condamnation à une peine de prison ferme en 2018 pour des faits de recel. Dans ces conditions, eu égard à l'ensemble des circonstances de l'espèce, le préfet de la Vendée a pu, alors même qu'aucune condamnation pénale n'avait été prononcée à l'encontre des intéressés pour les faits commis le 18 août 2021 qui leur sont reprochés, estimer que le comportement de ces derniers représentait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour la sécurité publique, et, ainsi prononcer les mesures d'obligation de quitter le territoire français sans délai contestées. Par suite, et à le supposer opérant, le moyen tiré de la méconnaissance du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
11. En second lieu, et pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, les décisions ne sont pas davantage entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité des décisions portant interdiction de circulation pour une durée de douze mois :
12. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de l'interdiction de retour, selon lequel : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant aux requérants un délai de départ volontaire n'est pas établie. Par suite, MM. C ne sont pas fondés à se prévaloir, par la voie de l'exception, de cette illégalité à l'appui de leurs conclusions dirigées contre les décisions fixant leur pays de destination.
14. En second lieu, et pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés précédemment, MM. C ne sont pas fondés à soutenir que les décisions fixant leur pays de destination seraient intervenues en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni que ces décisions seraient entachées d'erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. F C, M. B C et M. D C doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. F C, M. B C et M. D C sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F C, à M. B C à M. D C, à Me Niguès et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 1er juillet 2022, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
Mme Rosemberg, première conseillère,
M. Huin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 août 2022.
Le président-rapporteur,
Y. LIVENAISL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
V. ROSEMBERG
La greffière,
L. BILLAUD
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N° 2109401, 2109402, 2109403
vb/ell
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026