vendredi 28 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109526 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | KADDOURI |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n°2107877 enregistrée le 15 juillet 2021, M. C E, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n°2021-1636 du 9 juin 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre, au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il méconnaît l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il porte atteinte à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'ensemble des moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. E, a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 décembre 2021.
II. Par une requête n°2109526 enregistrée le 25 aout 2021, M. C E, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 mai 2021 par laquelle l'officier de police judiciaire a retenu son passeport et son permis de conduire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui restituer son passeport dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de cent euros par jour de retard, ou à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter de la notification à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation et porte atteinte à son droit à la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2024, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'ensemble des moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 décembre 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Les rapports de Mme B ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 8 janvier 2025 à 10h.
Considérant ce qui suit :
1. M. C E, ressortissant gabonais né le 23 juin 1983, est entré en France muni d'un visa de court séjour le 21 aout 2017. Il a déposé une demande d'asile le 21 septembre 2018, laquelle a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides par une décision du 10 juin 2020, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 2 novembre 2020. Il a déposé une demande de titre de séjour le 1er décembre 2020 et le 16 mars 2021 sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté n°2021-1636 du 9 juin 2021, dont M. E demande l'annulation par la première requête n°2107877, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre. Par la deuxième requête n°2109526, M. E demande l'annulation de la décision du 6 mai 2021 par laquelle un officier de police judiciaire a retenu son passeport et son permis de conduire suite à son placement en retenue administrative.
Sur la jonction :
2. Les deux requêtes susvisées concernent la même personne, tendent à l'annulation de décisions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D A, directrice de l'immigration et des relations avec les usagers à la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté pris le 3 mars 2021 et publié le surlendemain au recueil des actes administratifs de la préfecture de ce département, le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation à Mme D A, à l'effet de signer notamment les décisions de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
5. La décision attaquée énonce les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde, elle vise notamment la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République gabonaise relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Paris le 2 décembre 1992, et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application. Elle expose, par ailleurs, que M. E a sollicité à plusieurs reprises son admission exceptionnelle au séjour après s'être maintenu sur le territoire français après que son visa de court séjour avait expiré et précise les raisons pour lesquelles le préfet a estimé que l'intéressé ne remplissait pas les conditions requises d'admission exceptionnelle au séjour au regard de l'article L. 435-1. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 12 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992 : " Les dispositions de la présente convention ne font pas obstacle à l'application des législations respectives des deux Parties contractantes sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale" () ". De plus, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il lui appartient d'examiner, notamment, si les éléments sur la situation personnelle de l'étranger, tel que, par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour. Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points.
8. Il ressort des pièces du dossier que si M. E se prévaut de l'exercice d'une activité professionnelle en contrat à durée indéterminée de chantier au sein de la société SOFREN, à compter du 10 février 2020 et jusqu'au 11 janvier 2021, en tant que consultant, il est toutefois depuis cette date à la recherche d'un emploi. Par ailleurs, il est apparu durant sa garde à vue qu'il avait cumulé ses salaires avec l'allocation de demandeur d'asile versée par l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Si l'intéressé, titulaire d'un diplôme gabonais de technicien supérieur, option transit douane, justifie avoir obtenu en avril 2018 que son diplôme soit reconnu comme équivalant à un niveau III dans la nomenclature française des niveaux de formation et produit un certificat d'aptitude à la conduite de chariot élévateur, ces éléments ne suffisent pas à démontrer qu'il était, à la date de l'arrêté attaqué, inséré professionnellement. Si le requérant fait également valoir ses attaches importantes en France, à savoir sa mère, de nationalité française, et sa demi-sœur, en situation régulière, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé, célibataire, qui a déclaré être père de trois enfants majeurs restés au Gabon, ait tissé des liens suffisamment intenses pour constituer un motif d'admission exceptionnelle au séjour, sa participation en tant que bénévole auprès des restaurants du cœur depuis fin novembre 2018 ayant été établie seulement par une attestation établie le 12 mars 2019. Dans ces conditions, M. E ne peut être regardé comme justifiant de motifs exceptionnels permettant son admission au séjour. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de Maine-et-Loire aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant le bénéfice des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant rétention de son passeport et de son permis de conduire :
9. Aux termes de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente, les services de police et les unités de gendarmerie sont habilités à retenir le passeport ou le document de voyage des personnes de nationalité étrangère en situation irrégulière. / Ils leur remettent en échange un récépissé valant justification de leur identité et sur lequel sont mentionnées la date de retenue et les modalités de restitution du document retenu ". Ces dispositions, qui sont de portée générale et sont applicables à tout étranger en situation irrégulière, ont pour objet de garantir que l'étranger en situation irrégulière sera en possession du document permettant d'assurer son départ effectif du territoire national, cet objectif impliquant que l'administration puisse retenir un ou, au besoin, plusieurs documents dont l'étranger est en possession dès lors qu'ils permettent d'établir son identité exacte et ainsi d'assurer ou de faciliter sa reconnaissance par les autorités de son pays d'origine. A cet égard, le permis de conduire doit être regardé comme un document permettant d'établir l'identité exacte de son possesseur.
10. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du récépissé contre remise de document de voyage en vue d'une reconduite à la frontière produit par le requérant, qu'à la suite de son interpellation pour conduite en état d'alcoolémie, il a été placé en retenue administrative et a ainsi dû remettre, le 6 mai 2021 son passeport et son permis de conduire à un officier de police judiciaire du commissariat de police d'Angers qui lui a délivré en échange ce récépissé. Ce document mentionnait, en ce qui concerne les modalités de restitution des documents retenus, " à la sortie du territoire par les services de police ou les unités de gendarmerie ", " à la préfecture dans tous les autres cas ". M. E demande l'annulation de " la décision du 6 mai 2021 par laquelle l'agent de police judiciaire du commissariat d'Angers a retenu son passeport ainsi que son permis de conduire ".
11. En premier lieu, en se bornant à soutenir que " la décision est entachée d'une erreur d'appréciation juridique des faits ", le requérant n'établit pas que le récépissé litigieux, qui vise l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, serait, en tant qu'il révèle la décision de retenir son passeport et son permis de conduire en application de cet article, insuffisamment motivé.
12. En deuxième lieu, comme il a été dit ci-dessus, le permis de conduire était au nombre des documents permettant d'établir l'identité exacte du requérant que le préfet de Maine-et-Loire pouvait retenir en application de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient M. E, il ressort des pièces du dossier qu'une décision d'éloignement avait été prononcée à son encontre par un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 9 août 2018, qui était toujours exécutoire à la date de la décision attaquée. La circonstance qu'à cette date, la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par l'intéressé les 1er décembre 2020 et 16 mars 2021 était toujours en cours d'instruction par les services préfectoraux n'avait pas eu pour effet de le placer en situation régulière. Dès lors, le requérant entrait bien dans le champ d'application de l'article L. 814-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision par laquelle le préfet de Maine-et-Loire a retenu le passeport et le permis de conduire de M. E aurait porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale par rapport au but poursuivi par cette mesure dès lors qu'une telle décision, qui ne doit être opérée que pour une durée strictement proportionnée aux besoins de l'autorité administrative, sous le contrôle du juge administratif, ne saurait faire obstacle à l'exercice par M. E de son droit de quitter le territoire national et de ses autres libertés et droits fondamentaux. Pour les mêmes raisons, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en procédant à la rétention des documents en cause doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. M. E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a refusé un titre de séjour et de la décision par laquelle il lui a demandé de remettre aux services de police son passeport gabonais et son permis de conduire.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. E entraîne, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
17. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que les sommes demandées au profit de son conseil par M. E au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soient mises à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans les présentes instances.
D E C I D E:
Article 1er : Les requêtes de M. E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C M. E, à Me Kaddouri et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 8 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
Mme Claire Martel, première conseillère,
Mme Justine-Kozue Kubota, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2025.
La rapporteure,
J-K. B
Le président,
L. MARTIN
La greffière,
S. BARBERA
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2107877-2109526
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026