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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2109535

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2109535

mardi 7 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2109535
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBOURGEOIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 août 2021, Mme B A, représentée par Me Bourgeois, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée et elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle et est entachée d'erreur de droit au regard de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 décembre 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A, ressortissante malienne née le 23 mars 1983, est entrée en France le 16 octobre 2012, sous couvert d'un visa de court séjour valable jusqu'au 4 novembre 2012. Un premier titre de séjour demandé pour raison de santé lui a été refusé par une décision du 31 mai 2018, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, mesure à laquelle elle n'a pas déféré. Par la suite, elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour pour motif exceptionnel. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 17 juin 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dont elle fait application. Elle fait état d'éléments relatifs à la vie privée et familiale de l'intéressée et énonce les motifs justifiant le refus opposé. Elle comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit par suite être écarté. Il ressort en outre de cette motivation circonstanciée que, contrairement à ce que soutient Mme A, le préfet de la Loire-Atlantique a procédé à un examen particulier et sérieux de sa situation personnelle avant de décider de lui refuser la délivrance du titre de séjour sollicité.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

4. L'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité permet la délivrance de deux titres de séjour de nature différente que sont, d'une part, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, d'autre part, la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu laisser à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir. Il appartient seulement au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation qu'elle a portée sur l'un ou l'autre de ces points.

5. D'une part, Mme A soutient que l'arrêté préfectoral est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il a examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. Il ressort de la demande de titre de séjour de la requérante qu'elle a sollicité un titre sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à la date de la demande, auquel a été substitué, à compter du 1er mai 2021, l'article L. 435-1 du même code. Il ressort également des termes de la décision contestée que, contrairement à l'affirmation de la requérante, le préfet a également, outre l'article L. 423-23 du CESEDA, examiné la demande de titre de Mme A sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour, conformément à l'article L. 435-1 précité. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

6. D'autre part, Mme A se prévaut de sa présence en France depuis près de neuf ans à la date de la décision attaquée. Toutefois, si elle est entrée de façon régulière sous couvert d'un visa de long séjour, elle s'est maintenue en situation irrégulière sur le territoire à l'expiration de ce visa et en méconnaissance d'un refus de titre assorti d'une obligation de quitter le territoire français pris à son encontre par un arrêté préfectoral du 31 mai 2018. En outre, la production de ses avis d'imposition pour la période 2013-2020, de certificats médicaux et de ses cartes d'aide médicale d'Etat depuis 2013 ne sont pas de nature à constituer des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels. Mme A soutient également qu'elle pourrait bénéficier d'un tel titre en raison de la scolarisation de sa fille en France depuis octobre 2019. Cette dernière, née en 2009, étant entrée récemment sur le territoire français en septembre 2019, rien ne s'oppose à ce qu'elle poursuivre sa scolarité au Mali où elle l'a débutée. Ainsi, les éléments relatifs à la situation personnelle et familiale et à la durée de séjour en France, dont se prévaut Mme A, ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, refuser de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier l'ancienneté, la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. Et en vertu de l'article L.423-23 du CESEDA, une carte de séjour au titre de la " vie privée et familiale " est délivrée à l'étranger " qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ".

8. Il ressort des pièces du dossier que Mme A, entrée en France en octobre 2012, s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français, à l'expiration de son visa de court séjour puis en dépit d'une mesure d'éloignement prise à son encontre en 2018. Si elle soutient pouvoir bénéficier d'un titre de séjour en raison de son état de santé, sa demande de titre sur ce fondement a été refusée par la décision du 31 mai 2018 précitée. Si elle a subi des moins médicaux et chirurgicaux à son œil droit, il n'est pas établi que son état nécessiterait encore des opérations. La seule présence, depuis moins de deux ans, de sa fille mineure sur le territoire français ne permet pas d'établir son intégration en France, ainsi qu'il a été dit au point 6, alors que l'enfant résidait au Mali, où elle a été scolarisée de 2009 à 2019. Mme A indique ne plus entretenir de relation au Mali, pays dont elle a la nationalité. Toutefois, elle produit une attestation sur l'honneur de sa cousine demeurant à Kayes - Papara, qui a pris soin de sa fille restée au Mali pendant son absence de 2012 à 2019. Par ailleurs, la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur ne contenant que de simples orientations générales destinées à éclairer les préfets dans l'exercice du pouvoir d'appréciation dont ils disposent, la requérante ne peut s'en prévaloir utilement. Mme A produit également un engagement de bénévole signé le 14 décembre 2020 qui précise l'existence d'une période d'essai d'un mois. Un tel document ne permet pas d'apprécier la fréquence et la durée de l'engagement bénévole de la requérante au sein de l'association. Enfin, les attestations produites par l'intéressée, si elles témoignent de ses efforts d'intégration et de sa maitrise du français, ne suffisent pas à établir qu'elle aurait noué en France des liens personnels ou familiaux particulièrement intenses, anciens et stables, en dépit de la présence sur le territoire de son beau-frère et de sa sœur. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté préfectoral attaqué méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

9. En dernier lieu, Mme A soutient que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa vie personnelle et familiale, notamment pour sa fille mineure. Ainsi qu'il a été dit aux points 6 et 8, les éléments dont la requérante se prévaut, concernant notamment son état de santé et son intégration sur le territoire français, ne peuvent suffire à justifier que la décision litigieuse porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En outre, si Mme A produit plusieurs articles de presse relatifs à la situation politique et militaire du Mali ainsi que ses répercussions sur l'enseignement dans ce pays, ces articles sont de portées trop générales pour permettre d'apprécier les conséquences de cette situation sur sa vie et celle de sa fille. Dès lors, la décision litigieuse n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, la décision portant refus de séjour est suffisamment motivée. La motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confondant avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement, elle n'implique pas, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, ce qui est le cas en l'espèce, de mention spécifique. Dès lors le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit quant à la légalité du refus de séjour que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.

12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de ce que l'arrêté préfectoral attaqué méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

14. La fille mineure de Mme A est entrée sur le territoire français en septembre 2019, soit moins de deux ans avant la décision attaquée. La requérante, en dépit de son implication dans la scolarité de sa fille, n'établit pas avoir développé, à titre personnel, un réseau relationnel dense ni toute autre intégration sur le territoire français. En outre, l'intérêt supérieur de son enfant réside dans la possibilité de demeurer auprès de sa mère et la circonstance qu'elle suive une scolarité, difficile bien que sérieuse en France, n'entache pas d'illégalité la décision portant obligation de quitter le territoire, dès lors qu'il n'est pas établi qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un enseignement en dehors du territoire français. Ainsi, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit quant à la légalité du refus de séjour que Mme A n'est pas fondée à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.

16. En deuxième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

17. Si Mme A soutient que la décision contestée est entachée d'un défaut d'examen au regard de l'article précité, elle n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'elle serait exposée, en cas de retour dans son pays d'origine, à des traitements tels que décrits dans l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme. Ce moyen ne peut, par suite, qu'être écarté.

18. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 13, le moyen tiré de la méconnaissance de de l'article 3, paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Loïc Bourgeois.

Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

M. Degommier, président,

Mme Frelaut, première conseillère,

Mme Martel, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.

Le président-rapporteur,

S. CL'assesseure la plus ancienne

dans l'ordre du tableau,

L. FRELAUT

La greffière,

F. MERLET

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

mt

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