mardi 7 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109537 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BOURGEOIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 août 2021 et 27 décembre 2022, Mme C A, représentée par Me Bourgeois, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer le titre de séjour sollicité, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 75 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée et elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 313-10 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle méconnaît également les dispositions de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés tant au regard de l'illégalité externe qu'interne du refus de séjour ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés tant au regard de l'illégalité externe qu'interne du refus de séjour ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
La décision du 9 août 2021 du bureau d'aide juridictionnelle accordant à Mme A l'aide juridictionnelle totale a été abrogée par décision du 31 mai 2022, après renonciation de l'intéressée au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 relative à la circulation et au séjour des personnes ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante ivoirienne née en 1990, déclare être entrée en France au cours du mois d'octobre 2015. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 313-10 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction alors applicable. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 22 décembre 2020 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent. Elle est, par suite, suffisamment motivée, alors même qu'elle ne fait pas état de l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressée. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation de Mme A.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992 : " Pour un séjour de plus de trois mois : / - les ressortissants ivoiriens à l'entrée sur le territoire français doivent être munis d'un visa de long séjour et des justificatifs prévus aux articles 5 à 9 ci-après, en fonction de la nature de leur installation.". L'article 5 de la convention stipule : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre État une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet État, justifier de la possession : / 1° D'un certificat de contrôle médical établi dans les deux mois précédant le départ et visé : / - en ce qui concerne l'entrée en France, par le consulat de France compétent, après un examen subi sur le territoire de la Côte d'Ivoire devant un médecin agréé par le consulat, en accord avec les autorités ivoiriennes () / 2° D'un contrat de travail visé par l'autorité compétente dans les conditions prévues par la législation de l'État d'accueil. ". L'article 10 stipule que : " Pour tout séjour sur le territoire français devant excéder trois mois, les ressortissants ivoiriens doivent posséder un titre de séjour. () Ces titre de séjours sont délivrés conformément à la législation de l'État d'accueil. ". Aux termes de l'article 14 de la même convention : " Les points non traités par la convention en matière d'entrée et de séjour des étrangers sont régis par les législations respectives des deux États. ". Il résulte de ces différentes stipulations que la convention franco-ivoirienne renvoie, par son article 10, à la législation nationale pour la délivrance et le renouvellement des titres de séjours et que ses articles 4 et 5 régissent les conditions d'entrée sur le territoire de l'un des deux Etats de ceux des ressortissants de l'autre Etat qui souhaitent y exercer une activité salariée. Ainsi les ressortissants ivoiriens souhaitant exercer une activité salariée en France doivent solliciter un titre de séjour en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1°) Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salariée " () ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : () 2° un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article L. 211-2-1 du même code, alors en vigueur : " () Tout étranger souhaitant entrer en France en vue d'y séjourner pour une durée supérieure à trois mois doit solliciter auprès des autorités diplomatiques et consulaires françaises un visa de long séjour. () Lorsque la demande de visa de long séjour émane d'un étranger entré régulièrement en France, marié en France avec un ressortissant de nationalité française et que le demandeur séjourne en France depuis plus de six mois avec son conjoint, la demande de visa de long séjour est présentée à l'autorité administrative compétente pour la délivrance d'un titre de séjour ".
5. Pour refuser de délivrer un titre de séjour portant la mention " salariée " à la requérante, le préfet de la Loire-Atlantique s'est fondé sur les motifs tirés de ce que, d'une part, elle ne justifiait pas être en possession d'un visa de long séjour, et d'autre part, elle ne présentait pas d'autorisation de travail. Si le préfet s'est fondé, à tort, sur les dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le soutient Mme A, il résulte de l'instruction que la même décision aurait pu être légalement prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, en application des stipulations précitées de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992.
6. Il ressort des pièces du dossier, notamment des contrats à durée indéterminée produits, que l'intéressée a, dans un premier temps, été embauchée dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel soumis à accord préalable de la préfecture par la société DYM Services, puis dans un second temps, par la SAS KYVE Services à compter du 7 avril 2021, en qualité d'agente administrative, pour une durée mensuelle de 152 heures, moyennant un salaire mensuel brut de 1 528 euros. Toutefois, la requérante ne justifie ni être titulaire d'un visa de long séjour, ni d'un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou d'une autorisation de travail. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait fait une inexacte application des stipulations précitées de l'article 4 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992, qui doivent en l'espère être substituées aux dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet s'est fondé.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 () ". En outre, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".Pour l'application de ces stipulations et dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Il ressort des pièces du dossier que si Mme A affirme résider en France depuis 2015, soit depuis cinq ans à la date de la décision attaquée, elle n'y justifie pas d'un séjour continu durant cette période. En outre, si la requérante se prévaut de la naissance, en 2018, de son enfant, issu de son union avec un compatriote résidant de manière régulière en France, la décision portant refus de titre de séjour n'a pas pour objet de séparer l'enfant de sa mère, tandis que Mme A ne produit pas d'élément permettant d'établir que le père de son enfant serait en contact avec ce dernier, ou participerait à son entretien et à son éducation. En outre, l'intéressée ne fait état d'aucune circonstance qui s'opposerait à la poursuite de la scolarité de son enfant dans leur pays d'origine. Par ailleurs, Mme A ne démontre pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu la majeure partie de sa vie. Si elle se prévaut de la présence en France de sa sœur qui y réside en situation régulière, cette circonstance ne suffit pas à lui donner vocation à demeurer auprès d'elle. En outre, en dépit de sa participation en tant que bénévole à l'activité d'une association, elle n'établit pas avoir noué en France des liens personnels d'une particulière intensité, stabilité et ancienneté. Enfin, dès lors qu'un étranger ne détient aucun droit à l'exercice par le préfet de son pouvoir de régularisation, il ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 pour l'exercice de ce pouvoir. Ainsi, eu égard aux conditions de séjour en France de la requérante et en dépit de ses efforts pour s'y insérer, en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour du droit des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a ni entaché sa décision d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation, ni porté une atteinte disproportionnée au respect de son droit à une vie privée et familiale normale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ces moyens doivent, par suite, être écartés.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant : " 1 Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
10. Ainsi qu'il a été dit au point 8, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer l'enfant de sa mère. Ce dernier peut accompagner la requérante en Côte d'Ivoire où la cellule familiale a vocation à se reconstituer. L'arrêté attaqué n'expose pas cet enfant à un risque particulier pour sa santé, sa sécurité, son éducation ou sa moralité. Enfin, Mme A ne produit pas d'élément permettant d'établir que le père de son enfant serait en contact avec leur fils, ou participerait à son entretien et à son éducation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être également écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, Mme A se borne à indiquer qu'elle " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de la légalité externe du refus de séjour ", et qu'elle " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de la légalité interne du refus de séjour ". Eu égard aux motifs exposés aux points 2 à 10, ce moyen ne peut en tout état de cause qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité du refus de titre de séjour n'est pas établie. Par suite, Mme A n'est pas fondée à se prévaloir, par voie de conséquence, de cette illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant de quitter le territoire français.
13. En dernier lieu, ainsi qu'il a été rappelé au point 10 du jugement, si l'enfant de Mme A est scolarisé en France depuis le mois de septembre 2021, la requérante ne fait état d'aucune circonstance qui ferait obstacle à la poursuite de la scolarité de son fils dans son pays d'origine. Si Mme A fait également valoir que son enfant réside dans la même ville que son père, elle ne produit aucun élément permettant d'établir que ce dernier serait en contact, ou participerait à l'entretien et à l'éducation de leur fils. Dans ces conditions, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas méconnu l'intérêt supérieur de l'enfant de Mme A. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
14. En premier lieu, Mme A se borne à indiquer qu'elle " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de la légalité externe du refus de séjour ", et qu'elle " sollicite le bénéfice de l'ensemble des éléments précédemment soulevés au regard de la légalité interne du refus de séjour ". Eu égard aux motifs exposés aux points 2 à 10, ce moyen ne peut en tout état de cause qu'être écarté.
15. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français n'est pas établie. Par suite, Mme A n'est pas fondée à se prévaloir, par voie de conséquence, de cette illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Loïc Bourgeois.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 février 2023.
Le président-rapporteur,
S. BL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
F. MERLET
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
ah
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026