jeudi 5 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109565 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | GIRARDEAU |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 24 septembre 2020 sous le numéro 2009577, M. B A, représenté par Me Girardeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 août 2020 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la compétence de sa signataire n'est pas démontrée ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ; en effet, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il souhaitait solliciter un changement de statut afin de passer du statut de travailleur saisonnier à celui de salarié ; du fait de sa mauvaise maîtrise du français, il s'est trompé de formulaire ; le préfet a mal apprécié sa situation ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; son père, sa sœur et ses cousins sont établis en France ; il souhaite travailler à proximité des membres de sa famille ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de sa signataire n'est pas démontrée ;
- l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour entraine, par voie de conséquence, celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la compétence de sa signataire n'est pas démontrée ;
- l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français entraine, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2021, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une décision du 21 avril 2021, M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par un arrêté du 22 août 2021, le préfet de Tarn-et-Garonne a placé M. A en rétention dans le centre de rétention administrative de Toulouse-Cornebarrieu.
Par une ordonnance du 24 août 2021, le président du tribunal administratif de Nantes a transmis le dossier de la requête de M. A au tribunal administratif de Toulouse, à l'exclusion des conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour.
Par une ordonnance du 24 août 2021, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse a prononcé l'assignation à résidence de M. A au domicile de sa sœur à Angers.
II. Par une ordonnance de renvoi en date du 26 août 2021, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a transmis la requête présentée par M. A, à l'exclusion des conclusions dirigées contre le refus de séjour, au tribunal administratif de Nantes qui l'a enregistrée à cette même date sous le numéro 2109565.
Par cette requête, M. B A, représenté par Me Girardeau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 août 2020 par lequel le préfet de Maine-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou un titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la compétence de sa signataire n'est pas démontrée ;
- l'annulation de la décision portant refus de titre de séjour entraine, par voie de conséquence, celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- la compétence de sa signataire n'est pas démontrée ;
- l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français entraine, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 avril 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Martin, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique du 25 mai 2022.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain né le 3 juin 1990, est entré régulièrement en France le 5 mai 2017, sous couvert d'un visa D de travailleur saisonnier. Il a obtenu du préfet de la Haute-Corse une carte de séjour pluriannuelle, valable du 5 mai 2017 au 4 mai 2020, qui lui a permis de travailler comme ouvrier agricole dans une société fruitière. Il est venu ensuite dans le Maine-et-Loire où il a travaillé dans une entreprise de nettoyage, la société Anjou Hygiène Service. Il a sollicité, le 3 mai 2020, du préfet de Maine-et-Loire le renouvellement de son titre de séjour en qualité de travailleur saisonnier, sur le fondement de l'article L. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en présentant un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel proposé par la société de nettoyage industriel. Cette société l'a licencié le 15 mai 2020 pour l'avoir trompée sur la nature de son visa. Par un arrêté du 21 août 2020, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté la demande de titre de séjour, fait obligation à M. A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le Maroc comme pays de destination. Par sa requête n° 2009577, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté. Le 22 août 2021, l'intéressé a été interpellé à la gare de Montauban. A cette même date, le préfet de Tarn-et-Garonne a décidé son placement en rétention au centre de Toulouse-Cornebarrieu. Par une ordonnance du 24 août 2021, le président du tribunal a transmis la requête de M. A, à l'exception des conclusions dirigées contre le refus de séjour, au tribunal administratif de Toulouse. Toutefois, par une ordonnance du même jour, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse a mis fin à la rétention et assigné M. A à résidence au domicile de sa sœur à Angers. Aussi, par une ordonnance du 26 août 2021, la présidente du tribunal administratif de Toulouse a renvoyé au tribunal le dossier de la requête de l'intéressé, lequel dossier a été enregistré comme une nouvelle requête sous le numéro 2109565.
2. Les requêtes visées ci-dessus n° 2009577 et 2109565 opposent les mêmes parties, tendent à l'annulation des mêmes décisions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen soulevé à l'encontre de l'ensemble des décisions attaquées :
3. L'arrêté attaqué a été signé par Mme Magali Daverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 15 novembre 2019, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 18 novembre 2019, le préfet de Maine-et-Loire lui a donné délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception de certains actes limitativement énumérés au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait.
En ce qui concerne les autres moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et portant la mention " salarié " ( ) ". Aux termes de l'article 9 de ce même accord bilatéral : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Aux termes de l'article L. 313-10 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : / 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié " () ". Aux termes de l'article L. 5221- 2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article L. 313-2 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues par les dispositions législatives du présent code, la première délivrance de la carte de séjour temporaire et celle de la carte de séjour pluriannuelle mentionnée aux articles L. 313-20, L. 313-21, L. 313-23, L. 313-24, L. 313-27 et L. 313-29 sont subordonnées à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 311-1.". Aux termes de l'article L. 313-23 alors en vigueur du même code : " Une carte de séjour d'une durée maximale de trois ans, renouvelable, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée, dès sa première admission au séjour, à l'étranger pour l'exercice d'un emploi à caractère saisonnier, défini au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du même code, lorsque l'étranger s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France. La carte porte la mention " travailleur saisonnier ". / Elle donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an. ".
5. L'accord franco-marocain renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail, pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et qu'elles sont nécessaires à sa mise en œuvre. Il en va notamment ainsi pour le titre de séjour " salarié " mentionné à l'article 3 cité ci-dessus, délivré sur présentation d'un contrat de travail " visé par les autorités compétentes ", et dont le pendant dans la législation nationale est mentionné à l'article L. 313-10 du code précité, des dispositions de l'article L. 5221-2 du code du travail, relatif aux conditions d'exercice d'une profession salariée, et des articles R. 5221-17 et suivants du même code, qui précisent les modalités et les éléments d'appréciation en vertu desquels le préfet se prononce, au vu notamment du contrat de travail, pour accorder ou refuser une autorisation de travail et, en conséquence, le titre de séjour sollicité.
6. Il ressort des pièces du dossier que la demande de titre de séjour litigieuse, présentée par M. A sur le fondement de l'article L. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été examinée par le préfet de Maine-et-Loire, eu égard au contrat de travail à durée indéterminée présenté par l'intéressé à l'appui de sa demande, comme une demande de changement de statut de " travailleur saisonnier " à " salarié " et rejetée au motif que l'intéressé ne remplissait pas les conditions de fond de l'article 3 de l'accord franco-marocain.
7. Il est constant que M. A ne justifiait pas d'un visa de long séjour ni d'un contrat visé par les autorités compétentes. Il était en effet uniquement muni, lors de son arrivée sur le territoire français, d'un visa de séjour portant la mention D et " ceseda L. 313-23 ". Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " et se rapportant à une activité saisonnière de 4 mois pour un emploi agricole au sein de la Sarl Fieschi Fruits, en Haute-Corse. Or, en application des dispositions de l'article L. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la carte de séjour portant la mention " travailleur saisonnier " peut être délivrée à l'étranger, pour l'exercice d'un emploi à caractère saisonnier, qui s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France. Ce titre de séjour donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pour une durée cumulée qui ne peut excéder six mois par an. Dans ce cadre, le préfet de Maine-et-Loire était fondé à rejeter la demande de changement de statut de M. A au motif que ce dernier, qui se prévalait de la conclusion d'un contrat à durée indéterminée avec une société de nettoyage industriel, devait solliciter une introduction sur le territoire français dans les conditions de droit commun. La circonstance, invoquée par M. A, qu'il se serait trompé de formulaire en demandant un renouvellement de son titre de séjour de travailleur saisonnier en lieu et place d'un changement de statut est sans incidence à cet égard. Comme il a été dit, le préfet de Maine-et-Loire a, en tout état de cause, requalifié la demande de renouvellement dont il était saisi en demande de changement de statut. Il s'ensuit que c'est sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation que, pour rejeter le titre de séjour sollicité, le préfet a considéré que l'intéressé ne justifiait pas d'un visa long séjour et ne présentait pas de contrat de travail visé par l'administration.
8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. A, célibataire et sans enfant, se prévaut de son intégration professionnelle et de la présence sur le territoire français de plusieurs membres de sa famille dont son père, sa sœur et des cousins. Toutefois, le requérant résidait en France depuis moins de 4 ans à la date de la décision attaquée, sous le seul statut de " travailleur saisonnier ", pour une activité agricole en Haute-Corse, lequel statut impliquait qu'il s'engage à maintenir sa résidence principale hors de France. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il n'aurait conservé aucune attache familiale au Maroc où résident sa mère et quatre de ses frères et sœurs. Ainsi, les éléments qu'il produit ne suffisent pas à démontrer qu'il aurait fixé en France le centre de ses attaches familiales et professionnelles. Dans ces conditions, en rejetant sa demande de titre de séjour, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. La décision portant refus de titre de séjour n'étant pas annulée, eu égard à ce qui a été dit auparavant, M. A n'est pas fondé à se prévaloir de cette annulation pour demander, par voie de conséquence, celle de l'obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne l'autre moyen soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination :
11. Les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire n'étant pas annulées, eu égard à ce qui vient d'être dit, M. A n'est pas fondé à se prévaloir ce cette annulation pour demander, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de destination.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
13. D'une part, le rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. A entraine, par voie de conséquence, celui de ses conclusions à fin d'injonction.
14. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée au profit de son conseil par M. A, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, soit mise à la charge de l'Etat qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Girardeau.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2022, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Nathalie Caro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 janvier 2023.
Le président-rapporteur,
L. MARTIN
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
D. LABOUYSSELa greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
V. MALINGRE
Nos 2009577, 2109565
em
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026