mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2109965 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | THOUMINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2021, M. F E B, M. D B, M. F C B et Mme A B, représentés par
Me Thoumine, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 août 2021 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé d'enregistrer leur demande d'asile en procédure normale ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique d'enregistrer leur demande d'asile en procédure normale ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 novembre 2021, le préfet de la
Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que les conclusions ne sont pas dirigées contre une décision faisant grief ;
- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. F H a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 septembre 2021.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme El Mouats-Saint-Dizier a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante afghane est entrée en France accompagnée de sa fille mineure et de ses enfants majeurs F E, D et F C et a sollicité l'asile. Par un arrêté du 7 janvier 2021, le préfet de Maine-et-Loire a prononcé le transfert de la famille aux autorités italiennes et les a assignés à résidence dans le département de la
Loire-Atlantique pour une durée de quarante-cinq jours. Par le biais de leur avocate, la famille a demandé, par un courriel du 31 août 2021, que le préfet de la Loire-Atlantique revoie sa position sur la décision de placement en fuite de la famille et de l'informer, dans les meilleurs délais, afin que la famille soit convoquée pour déposer une demande d'asile. Par un courriel du 31 août 2021, la structure de premier accueil des demandeurs d'asile (SPADA) de Nantes a informé l'avocate des requérants que le pôle régional Dublin de la préfecture de Maine-et-Loire n'avait pas reçu d'information sur la situation des requérants et ne pouvait requalifier leur demande d'asile. Par leur requête, les requérants demandent l'annulation de la décision révélée par ce courriel par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique aurait refusé d'enregistrer leur demande d'asile en procédure normale.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Aux termes de l'article R. 421-2 de ce code : " Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, par le courriel du 31 août 2021, les requérants, par le biais de leur avocate, se sont bornés à solliciter du préfet qu'il réexamine sa décision par laquelle il les avait déclarés en fuite. Il ne ressort pas des termes de ce courriel que les requérants aient sollicité l'enregistrement de leur demande d'asile en procédure normale. Dès lors, la réponse apportée par la SPADA dans un courrier du même jour ne présente qu'un caractère informatif et ne peut être regardée comme révélant une décision de refus d'enregistrement de demande d'asile en procédure normale. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par la famille B sont irrecevables et il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la
Loire-Atlantique.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B et de sa famille doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et de sa famille est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à M. F E B, à M. D B, à M. F C B, à Me Thoumine et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 18 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Jégard, premier conseiller,
Mme El Mouats-Saint-Dizier, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
La rapporteure,
M. G
SAINT-DIZIER
La présidente,
S. RIMEULa greffière,
A. GOUDOU
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026