mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2110132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 septembre 2021 et le 26 janvier 2023, Mme D épouse C, représentée par Me Cabioch, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident algérien, et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles 6-5 de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît les articles 6-5 de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les articles 6-5 de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme D épouse C a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. E.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D épouse C, ressortissante algérienne née le 20 février 1985, est entrée régulièrement en France le 30 juillet 2015, sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour pour raison de santé. Sa demande a été rejetée par une décision du 19 décembre 2016, confirmée par un jugement du tribunal administratif du 20 septembre 2018. Elle a par la suite sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Sa demande a été rejetée par un arrêté du 24 juin 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office lorsque le délai sera expiré. Mme D épouse C demande au tribunal d'annuler ce dernier arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée prise notamment au visa des dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, et qui reprend par ailleurs les éléments essentiels de la situation personnelle de Mme D épouse C, mentionne avec suffisamment de précisions les circonstances de droit et de fait qui la fondent. Dès lors, le préfet, qui n'est en tout état de cause pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments qu'il a pris en considération mais uniquement ceux sur lesquels il a entendu fonder sa décision, a suffisamment motivé la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier, notamment de cette motivation, que le préfet aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante. Dès lors, ce moyen doit également être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien () dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que les refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, où à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. Mme D épouse C se prévaut de l'ancienneté de sa présence en France ainsi que de celle de sa famille, et de son insertion sociale. Il ressort toutefois des pièces du dossier que bien qu'étant présente en France depuis le 30 juillet 2015, son séjour s'est effectué principalement de façon irrégulière, dès lors qu'elle s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français après l'expiration de son visa de court séjour, puis le rejet de sa demande de titre de séjour pour raison de santé. Par ailleurs, si l'intéressée se prévaut de la présence en France de sa famille, notamment de son époux, de ses parents ainsi que de ses deux frères et de sa sœur, il ressort des pièces du dossier que son mari, M. B C, qui avait été débouté de sa demande d'asile par une décision de l'office français de protection des réfugiés et des apatrides du 10 mai 2016 confirmée par une décision de la cour nationale du droit d'asile du 12 décembre 2016, a fait l'objet d'un refus d'admission exceptionnelle au séjour et d'une obligation de quitter le territoire français le 14 février 2018, décisions confirmées par un jugement du tribunal administratif du 20 septembre 2018, puis par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes du 1er juillet 2019. Le 14 août 2020, M. C a de nouveau fait l'objet d'une décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français, décisions confirmées par un jugement du tribunal administratif du 18 novembre 2021 puis par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes du 12 juillet 2022. Mme D épouse C ne peut donc se prévaloir de la présence en France de son époux dès lors que celui-ci est entré irrégulièrement sur le territoire français et qu'il a fait l'objet de deux décisions l'obligeant à quitter le territoire français auxquelles il n'a pas déféré. Si la requérante se prévaut également de la naissance et de la scolarisation en France de ses trois enfants, âgés respectivement, à la date de la décision attaquée, de cinq ans, trois ans et trois ans, elle ne fait état d'aucune circonstance particulière qui ferait obstacle à ce que ces derniers puissent aisément, au vu de leur jeune âge, s'adapter à un retour dans le pays d'origine de leurs parents. La cellule familiale pourra donc se reconstruire en Algérie, pays dans lequel la requérante a vécu jusqu'à l'âge de trente ans. En outre, si la requérante se prévaut de la présence régulière sur le territoire français de ses parents, titulaires d'une carte de résident, ainsi que de ses deux frères et de sa sœur, elle a toutefois fondé sa propre cellule familiale avec laquelle elle a vocation à vivre en Algérie. Si Mme D épouse C fait valoir son insertion sociale, les seules attestations produites, dont plusieurs ont été établies postérieurement à la décision attaquée, ne suffisent pas à établir durablement cette volonté d'insertion, dès lors qu'en six années de présence sur le territoire français, la requérante n'a exercé aucune activité professionnelle. Enfin, si l'intéressée indique qu'elle ne constitue pas une menace à l'ordre public, qu'elle ne vit pas en état de polygamie, qu'elle maîtrise la langue française et qu'elle fait ses déclarations fiscales en France, ces éléments ne suffisent pas pour justifier d'une intégration ancienne, stable et durable sur le territoire français. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique a méconnu les articles 6-5 de l'accord franco-algérien et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision litigieuse n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de Mme D épouse C.
5. En troisième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des tribunaux, des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit apporter une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
6. Si une décision portant refus de séjour prise à l'encontre d'un des parents est susceptible d'affecter de fait, la situation de l'enfant, cette circonstance ne suffit pas à établir une atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant, lequel réside dans la possibilité de demeurer auprès de ses parents. En l'espèce, la décision portant refus de séjour n'impliquant pas, en elle-même, d'éloigner Mme D épouse C de ses enfants, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3-1 précité de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations ne peuvent qu'être écartés.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / (..) ". Ces dispositions ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cependant, bien que cet accord ne prévoie pas de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, un préfet peut délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit et il dispose à cette fin d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
8. Eu égard à ce qui a été dit au point 4 du présent jugement, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressée, il ne ressort pas du dossier que, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose pour apprécier l'opportunité d'une mesure de régularisation, le préfet de la Loire-Atlantique, qui a examiné la situation personnelle de Mme D épouse C, aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne la faisant pas bénéficier d'une telle mesure de faveur.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ". Le 3° de l'article L. 611-1 du même code est relatif à l'hypothèse où, comme c'est le cas de Mme D épouse C, l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi qu'il l'a été dit au point 2 du présent jugement, en l'espèce, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré du défaut d'examen doit également être écarté.
10. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui précède, Mme D épouse C n'est pas fondée à se prévaloir de cette illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
11. En troisième lieu, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté, pour les motifs exposés ci-dessus au point 4 du présent jugement. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien doit également être écarté. Il ne ressort pas davantage des termes de la décision attaquée que le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ces stipulations.
12. En dernier lieu, contrairement à ce que fait valoir la requérante, il ne ressort pas des pièces du dossier que la mesure d'éloignement dont elle fait l'objet aurait pour conséquence de séparer ses enfants de leur père, dès lors que celui-ci fait également l'objet d'une mesure d'éloignement, au demeurant confirmée par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Nantes ainsi que cela a été dit. Dans ces conditions, la cellule familiale a vocation à se reconstituer dans le pays d'origine de Mme D épouse C. Au surplus, si la requérante soutient également qu'il est dans l'intérêt de ses enfants qu'elle puisse obtenir un titre de séjour l'autorisant à travailler, afin qu'elle puisse subvenir à leurs besoins, elle n'établit ni même n'allègue être dans l'impossibilité de travailler dans son pays d'origine. Enfin, si Mme D épouse C se prévaut également de la scolarisation en France de ses trois enfants, ceux-ci pourront, compte tenu de leur jeune âge, aisément s'adapter à un retour vers le pays d'origine de leurs parents. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il ne ressort pas davantage des termes de cette décision qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la décision fixant le pays de destination vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et fait également état d'éléments concernant la biographie et la situation personnelle de Mme D épouse C, notamment du fait qu'elle est de nationalité algérienne et que ses liens personnels et familiaux en France ne sont pas anciens, intenses et stables puisqu'elle a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de trente ans. En outre, la décision litigieuse précise que la requérante n'établit pas que sa vie ou sa liberté seraient menacées en cas de retour dans son pays d'origine, ni qu'elle risquerait d'y être exposée à des peines ou traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Enfin, et en tout état de cause, cette décision n'a pas à mentionner l'ensemble des éléments de la situation de l'intéressée dont l'administration a connaissance et qu'elle a pris en considération, mais seulement ceux sur lesquels elle entend fonder sa décision. Par suite, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
14. En deuxième lieu, en se bornant à se prévaloir des illégalités internes affectant la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français au profit de la décision fixant le pays de destination, la requérante n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
15. En troisième et dernier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, eu égard à ce qui précède, Mme D épouse C n'est pas fondée à se prévaloir de cette illégalité à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme D épouse C doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D épouse C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse C, à Me Loïc Cabioch et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
Mme Martel, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
Le président-rapporteur,
S. E
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
L. FRELAUT
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026