mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2110211 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | GOUACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 13 septembre 2021 et 16 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Gouache, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié " et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnait les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour dès lors que le caractère apocryphe des documents d'état civil produits pour justifier de son identité n'est pas établit ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas saisi les autorités guinéennes pour la vérification de ses actes d'état civil ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation dès lors que sa minorité a été reconnue par une ordonnance du juge des enfants, revêtue de l'autorité de la chose jugée ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il y a lieu de neutraliser le motif tiré de l'absence de la légalisation des actes d'état civil présentés, les autres motifs de la décision attaquée pouvant fonder à eux seuls cette dernière ;
- les autres moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Degommier, président-rapporteur,
- et les observations de Me Gouache, avocat de M. A, et de ce dernier.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen né le 10 août 2003, déclare être irrégulièrement entré en France en mars 2019. Il a été confié à la tutelle du département de la Loire-Atlantique au titre de l'aide sociale à l'enfance par une ordonnance du juge des enfants près la cour d'appel de Rennes du 29 janvier 2020 tandis que, par une ordonnance du 17 février 2021, ledit juge des enfants a renouvelé la tutelle de l'intéressé. M. A s'est inscrit au titre de l'année scolaire 2019-2020 dans un centre de formation en certificat d'aptitude professionnelle mention " jardinier paysagiste " qu'il a obtenu en juin 2021. Il a ensuite souscrit un contrat " jeune majeur " avec l'aide sociale à l'enfance le 5 août 2021. Il a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur les fondements des articles L. 435-3, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 26 août 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jour et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit à l'expiration de ce délai. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. ".
3. D'autre part, l'article R. 431-10 de ce code prévoit que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil (). ". L'article L. 811-2 du même code dispose que : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". L'article 47 du code civil précise que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
4. Il résulte de ces dernières dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties.
5. Le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que l'intéressé, qui a produit au soutien de sa demande notamment un jugement supplétif et sa transcription apocryphes, ne peut légalement attester de son identité ni de sa qualité de mineur lors de son entrée en France.
6. Pour justifier de son identité, M. A a présenté un jugement supplétif du 28 février 2019 rendu par le tribunal de première instance de Boké (République de Guinée), un document attestant de sa transcription dans les registres d'état civil de la commune de Kamsar (République de Guinée) le 10 mai 2019, documents tous deux légalisés par la chargée des affaires consulaires du ministère des affaires étrangères et des guinéens de l'étranger, une carte d'identité consulaire délivrée par le même ministère le 12 mai 2021.
7. Pour renverser la présomption de validité qui s'attache auxdits actes d'état civil, le préfet de la Loire-Atlantique, qui se prévaut de courriels des services de la police aux frontières et de ceux de l'ambassade de France à Conakry (République de Guinée) émettant des réserves sur l'authenticité des actes d'état civil produits, a considéré que le montant du droit de timbre acquitté n'est pas conforme aux tarifs en vigueur en Guinée, que le jugement supplétif ne fait pas mention d'une formule exécutoire en méconnaissance des dispositions de l'article 555 du code civil guinéen, que l'audience s'est tenue le jour même de la requête en méconnaissance des articles 49 et 331 du code de procédure civile guinéen et 193 du code civil guinéen, que la retranscription de ce jugement a été effectuée dans le registre d'état civil de l'année de naissance, en méconnaissance des dispositions de l'article 180 du code civil guinéen, que le jugement supplétif et sa transcription n'ont pas été dûment légalisés et que ni le jugement ni l'acte de naissance ne comportent les dates de naissance des parents de l'intéressé, en violation de l'article 175 du code civil guinéen.
8. Il ressort des pièces du dossier que le jugement supplétif produit par le requérant est revêtu d'un timbre fiscal dont le montant n'est pas inférieur à celui requis par la législation guinéenne. Si le préfet fait valoir que le jugement supplétif ne contient aucune formule exécutoire en méconnaissance des dispositions de l'article 555 du code de procédure guinéen, il n'établit pas que les jugements supplétifs tenant lieu d'acte de naissance entrent dans le champ d'application de ces dispositions, ni au surplus qu'ils n'entreraient pas dans le cadre des exceptions prévues à l'article 554 de code qui dispense les jugements d'une telle formule exécutoire. En outre, le préfet n'est pas fondé à invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article 49 du code de procédure civil guinéen qui ne concernent que la matière contentieuse, dont ne relèvent pas les jugements supplétifs, établis selon la procédure gracieuse au sens de l'article 58 du code de procédure civile guinéen. Les articles 60 et 63 du code de procédure civile guinéen prévoient en particulier que le juge procède à toutes les investigations utiles et qu'en matière d'état et de capacité des personnes, le dossier doit être communiqué au ministère public. Si le préfet fait valoir, sans en apporter la preuve, que le jugement supplétif aurait été rendu selon la procédure prévue aux dispositions de l'article 308 du code de procédure civile guinéen et non de l'article 193 du code civil guinéen qui régit la procédure applicables aux jugements supplétifs, aucune des dispositions relatives à cette procédure ne fait obstacle à ce qu'un tel jugement puisse intervenir le jour même de la requête, alors qu'il ressort des mentions du jugement produit qu'il a été rendu après enquête réalisée lors de l'audience au cours de laquelle sont intervenus deux témoins et après avoir entendu les observations du ministère public. En outre, si l'article 331 du code de procédure civile guinéen exige un délai de huit jours préalable à la date de la convocation des témoins, la formation de jugement a pu recourir à une enquête sur le champ, prévue par les dispositions de l'article 334 du même code, lequel n'impose pas de délai de convocation. Le non-respect du délai de huit jours, alors qu'il n'est pas établi que le jugement n'a pas été rendu dans le cadre d'une enquête sur le champ, n'est donc pas de nature à établir le caractère frauduleux de l'acte. Par ailleurs, la circonstance que le jugement supplétif a été transcrit sur le registre de l'année de naissance de l'intéressé et non sur celui de l'année en cours, comme le prévoit l'article 180 du code de procédure civile guinéen, à supposer qu'il soit applicable, n'est pas suffisante pour démontrer le caractère frauduleux de ce jugement. Concernant la légalisation, dont le préfet reconnaît en défense que le motif tiré de son irrégularité était surabondant, si les actes établis par une autorité étrangère et destinés à être produits devant les juridictions françaises doivent au préalable, selon la coutume internationale et sauf convention internationale contraire, être légalisés pour y produire effet, le jugement supplétif et l'acte de transcription portent un tampon attestant de la légalisation de la signature et la signature d'une juriste, dont l'incompétence n'est pas établie. Enfin, les dispositions de l'article 175 du code civil guinéen régissent le contenu des actes de naissance dressés dans le délai légal et non celui des jugements supplétifs d'actes de naissance et des actes de transcription du dispositif de ces jugements. Ainsi, aucune des circonstances invoquées par le préfet, lesquelles pour la plupart entendent remettre en cause la façon selon laquelle le juge a entendu faire application de la loi qui est la sienne, n'est de nature à révéler le caractère frauduleux du jugement supplétif et de l'acte pris pour sa transposition. Par ailleurs, pour justifier de son identité, M. A verse au dossier une carte d'identité consulaire dont l'authenticité n'est pas contestée. Enfin, les ordonnances rendues les 29 janvier 2020 et 17 février 2021 par le juge des enfants de la cour d'appel de Rennes ont estimé, alors, sa minorité établie. Ainsi, le motif tiré de l'absence de justification par le demandeur de son identité et de son âge, et par suite, qu'il a bien été confié à l'aide sociale à l'enfance entre seize et dix-huit ans, est entaché d'erreur d'appréciation.
9. En second lieu, lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet doit porter, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de la formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
10. Il ressort des pièces du dossier que le caractère sérieux et réel du suivi de la formation de M. A est établi et que l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de l'intéressé dans la société française est favorable. S'il est vrai que sa mère vit en Guinée et si le préfet fait valoir, sans en apporter la preuve, qu'il s'entretient régulièrement au téléphone avec cette dernière, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A entretiendrait des liens significatifs avec celle-ci. Dans ces conditions, en estimant que la situation de l'intéressé ne justifiait pas de la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique a commis une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de ce qui précède que le refus de titre de séjour opposé à M. A est entaché d'illégalité. Comme le soutien le requérant, l'illégalité de ce refus de séjour prive de base légale la décision l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ainsi que la décision fixant son pays de destination.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 août 2021 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant son pays de renvoi en cas d'exécution d'office de cette mesure d'éloignement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Eu égard au motif sur lequel il se fonde pour prononcer l'annulation des décisions attaquées, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de munir l'intéressé d'une carte de séjour temporaire dans un délai d'un mois suivant la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. M. A ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Gouache renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 26 août 2021 du préfet de la Loire-Atlantique est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de délivrer à M. A le titre de séjour sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Gouache la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Gouache renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Gouache.
Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Martel, première conseillère,
Mme Sainquain-Rigollé, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
S. DEGOMMIERL'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MARTEL
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026