vendredi 30 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2110270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LE ROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 septembre 2021, M. C A, représenté par Me Le Roy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2019 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard, et de le munir d'une autorisation provisoire de séjour le temps de ce réexamen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dans la mesure où le préfet n'a pas saisi les autorités guinéennes d'une demande de vérification de son identité ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, en ce que le préfet ne pouvait se fonder sur l'absence de preuve de sa minorité pour rejeter sa demande de titre de séjour, un tel motif n'étant pas au nombre de ceux qui peuvent justifier le rejet d'une demande fondée sur le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou sur l'article L. 313-14 du même code ;
- elle méconnaît le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article L. 313-14 du même code ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 1er octobre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Livenais, président-rapporteur,
- et les observations de Me Le Roy, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen né en 1999 à Conakry (Guinée), déclare être entré en France en mars 2016 sans justifier d'une entrée régulière. La demande d'asile qu'il a présentée lors de son arrivée sur le territoire national a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 30 novembre 2017, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 25 juin 2018. S'étant maintenu sur le territoire français, M. A a sollicité du préfet de la Loire-Atlantique la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement, alors en vigueur, du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de L. 313-14 du même code. Sa demande a été rejetée par un arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 juillet 2019 portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque le délai sera expiré. M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision portant refus de délivrer un titre de séjour, prise au visa, notamment, de l'article L. 313-14 et du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dont elle fait application, indique avec une précision suffisante les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. A justifiant que lui soit refusée la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions, quand bien même l'arrêté contesté indique également les motifs pour lesquels M. A ne justifie pas de sa minorité à la date de son entrée alléguée sur le territoire français ni du caractère authentique des actes établissant son état-civil, le préfet ne s'étant manifestement pas mépris sur le fondement légal de la demande de M. A dans la mesure où l'arrêté contesté ne fait aucune mention de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, cette décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait, au regard des dispositions, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 311-2-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 111-6 du même code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil () fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ".
4. M. A ne peut utilement invoquer les dispositions du décret du 24 décembre 2015 visé ci-dessus qui sont relatives au délai à l'issue duquel naît une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour notamment lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente dans la mesure où, en l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, pour s'assurer de l'authenticité des documents d'identité présentés par M. A et vérifier ainsi son identité et sa minorité, le préfet de la Loire-Atlantique a sollicité l'avis des autorités consulaires françaises en Guinée, lesquelles ont conclu au caractère manifestement frauduleux des actes d'état-civil produits par M. A, de sorte que le préfet n'était pas tenu de saisir les autorités guinéennes en vertu de l'article 1er de ce décret. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure dont serait entachée, pour ce motif, la décision en litige doit être écarté comme inopérant.
5. En troisième et dernier lieu, le préfet s'est notamment fondé, pour rejeter la demande de titre de séjour du requérant, sur deux motifs, tirés d'une part de ce que M. A ne justifie pas avoir établi en France de liens personnels d'une intensité ou d'une stabilité telles qu'ils justifieraient qu'il lui soit délivré un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et, d'autre part, de ce qu'il ne remplit pas les conditions nécessaires pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du même code.
6. D'une part, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. A ne séjournait en France que depuis trois ans à la date de la décision attaquée. Si l'intéressé soutient avoir établi de nombreuses relations sociales dans le cadre de sa scolarité et auprès de la famille B qui l'accueille, comme en attestent les nombreuses attestations qu'il joint à la présente instance, il est toutefois célibataire et sans enfant et ne démontre pas, nonobstant les attestations précitées, qu'il aurait durablement établi en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux. Au demeurant, le requérant n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Enfin, si M. A a fait montre d'un investissement signalé par le corps enseignant dans le cadre de son parcours scolaire et professionnel entamé depuis son entrée sur le territoire français, et s'il produit notamment son diplôme de brevet, son relevé de notes de certificat d'aptitude professionnelle obtenu avec de très bons résultats en 2021 ainsi qu'un document établissant son orientation favorable en baccalauréat professionnel option " Travaux Paysagers ", ces éléments, dont certains sont au demeurant postérieurs à la décision attaquée, ne sauraient pas davantage établir qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de la Loire-Atlantique aurait entaché sa décision d'erreur d'appréciation et ainsi méconnu les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. D'autre part, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. () ".
9. La circonstance que l'intéressé est présent sur le territoire français depuis le mois de mars 2016, soit depuis plus de trois ans à la date de la décision attaquée, ne saurait, à elle seule, être regardée comme une considération humanitaire ou un motif exceptionnel de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. De même, si M. A soutient s'être intégré scolairement et socialement, en particulier auprès de la famille B qui l'accueille, le requérant est, ainsi qu'il a été dit, célibataire et sans enfant. Il n'établit pas non plus être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu la majeure partie de sa vie. En outre, ainsi qu'il a également été exposé précédemment, si le requérant se prévaut de sa scolarisation, et de l'obtention de son brevet, puis de son diplôme " CAP jardinier paysagiste " et fait état de la poursuite de sa formation en baccalauréat professionnel, ces éléments ne suffisent pas à garantir une situation professionnelle et financière stable et durable. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant à M. A un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. Il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur les motifs tirés de ce que le requérant ne satisfaisait pas aux conditions prescrites par les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 et de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable, pour bénéficier d'un titre de séjour.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. L'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie, eu égard à ce qui vient d'être dit, le moyen tiré par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision, que M. A invoque à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, et pour les mêmes motifs de fait que ceux exposés au point 2 du présent jugement, la décision est suffisamment motivée tant en droit qu'en fait.
13. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté contesté ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé, avant de fixer le pays de destination, à l'examen de la situation personnelle de M. A.
14. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
15. M. A ne démontre pas être exposé en Guinée à des risques personnels et actuels pour sa sécurité ou sa liberté. Dans ces conditions, alors en outre que la demande d'asile de l'intéressé a été définitivement rejetée, le préfet de la Loire-Atlantique, en décidant que M. A pourra être reconduit à destination du pays dont il a la nationalité, n'a pas méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation de l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 26 juillet 2019 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Le Roy.
Délibéré après l'audience du 9 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Livenais, président,
M. Huin, premier conseiller,
Mme Thierry, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.
Le président-rapporteur,
Y. LIVENAISL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
F. HUIN
La greffière,
C. MICHAULT
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
vb/cm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026