mardi 13 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2110842 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | OSBORNE CLARKE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 28 septembre 2021, le 8 juin 2022, le 17 février 2023 et le 9 mars 2023, M. B A, représenté par Me Le Mière, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2021 par lequel le maire de Noirmoutier-en-l'Ile lui a refusé la délivrance d'un permis de démolir et de construire, pour la démolition de la maison existante et la construction d'une maison avec étage et garage sur la parcelle cadastrée section AS n°152 située 4 rue de la Madeleine ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai maximal de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile une somme de 16 000 euros et à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué du 14 juin 2021 a été signé par une autorité incompétente ;
-il est insuffisamment motivé ;
-l'avis défavorable du préfet de région est insuffisamment motivé, est entaché d'une erreur de droit, méconnaît le règlement de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, est d'entaché d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors que le projet respecte les dispositions du règlement de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, et du règlement du plan local d'urbanisme communal.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 décembre 2021 et le 30 janvier 2023, la commune de Noirmoutier-en-l'Ile, représentée par Me Vic, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, le préfet de région des Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Thomas, première conseillère,
- les conclusions de M. Marowski, rapporteur public,
- les observations de Me Le Mière, avocat de M. A,
- les observations de M. A,
- les observations de Me Vic, avocat de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a déposé le 19 mai 2021 une demande de permis de construire pour la démolition de l'habitation existante et la construction d'une maison d'habitation à un étage avec garage, sur la parcelle cadastrée section AS n°152, située 4 rue de la Madeleine sur le territoire de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile classée en zone UCa du plan local d'urbanisme ainsi que dans le périmètre du site patrimonial remarquable de la commune. Après avis défavorable du 7 juin 2021 de l'architecte des Bâtiments de France, le maire de Noirmoutier-en-l'Ile, par un arrêté du 14 juin 2021, a refusé la délivrance du permis de construire sollicité. M. A a formé le 2 juillet 2021 auprès du préfet de région, un recours administratif préalable en application du III de l'article R. 632-2 du code du patrimoine et de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, qui a été rejeté par une décision du préfet de région du 13 septembre 2021. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 423-54 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l'autorité compétente recueille l'accord ou, pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France" et aux termes de l'article R. 425-2 du même code : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, le permis de construire, le permis d'aménager, le permis de démolir ou la décision prise sur la déclaration préalable tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 632-1 du code du patrimoine si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, le cas échéant assorti de prescriptions motivées, ou son avis pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine.
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 632-1 du code du patrimoine : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeubles non bâtis. () L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable ". Aux termes de l'article L. 632-2 du code du patrimoine : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. A ce titre, ce dernier s'assure du respect de l'intérêt public attaché au patrimoine, à l'architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Il s'assure, le cas échéant, du respect des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur ou du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine. () Le permis de construire, le permis de démolir, le permis d'aménager, l'absence d'opposition à déclaration préalable, l'autorisation environnementale prévue à l'article L. 181-1 du code de l'environnement ou l'autorisation prévue au titre des sites classés en application de l'article L. 341-10 du même code tient lieu de l'autorisation prévue à l'article L. 632-1 du présent code si l'architecte des Bâtiments de France a donné son accord, dans les conditions prévues au premier alinéa du présent I. ".
4. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme dans sa version alors applicable : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le demandeur peut, en cas d'opposition à une déclaration préalable ou de refus de permis fondé sur un refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France, saisir le préfet de région, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, d'un recours contre cette décision dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'opposition ou du refus. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que le maire en charge de se prononcer sur la demande de permis de construire est lié par l'avis préalable conforme défavorable de l'architecte des Bâtiments de France ou, lorsque celui-ci a été saisi, du préfet de région. La régularité et le bien-fondé de de cette décision peuvent être contestés à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision de refus de permis de construire.
6. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle sur laquelle le requérant a sollicité un permis de construire valant permis de démolir est incluse dans le périmètre de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile créée par un arrêté du 25 avril 1994 du préfet de la région Pays de la Loire. Par application de l'article 112 de la loi no 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine, cette ZPPAUP est devenue de plein droit un site patrimonial remarquable. Elle est soumise aux dispositions précitées du code du patrimoine. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle du requérant relève du secteur urbain du site patrimonial remarquable
7. Les circonstances que la maison du requérant ne figure pas à l'inventaire des constructions répertoriées par le rapport de présentation, ou que la parcelle en cause ne soit bordée d'aucun mur spécifique de front de mer, ne sont pas suffisantes pour remettre en cause le fait, établi, que cette parcelle est effectivement incluse dans le secteur urbain du front de mer du Vieil, dans le périmètre du site patrimonial remarquable de Noirmoutier-en-l'Ile. Si le requérant fait valoir que cette circonstance ne pouvait lui être opposée faute d'avoir été portée à sa connaissance, l'intégralité des documents graphiques et le plan matérialisant le périmètre du site patrimonial remarquable sont librement accessibles, celui-ci ayant été publié en application de l'article L. 162-1 du code de l'urbanisme sur le portail national de l'urbanisme prévu à l'article L. 133-1 de ce code. En conséquence, en application de ces dispositions, cette servitude d'utilité publique pouvait légalement être opposée au projet du requérant. Enfin, contrairement à ce que soutient M. A, l'éventuelle contradiction entre la localisation de la parcelle en " secteur urbain " dans le règlement graphique du site patrimonial remarquable et le règlement écrit du site, qui au demeurant n'est pas établie, ne saurait suffire à écarter l'application des dispositions précitées du code du patrimoine compte tenu de la localisation de cette parcelle au sein d'un périmètre d'un site patrimonial remarquable, qui est opposable à son projet.
8. Il s'ensuit que le projet de M. A, tenant en une démolition partielle de la construction existante située dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, et en une construction d'une maison d'habitation et d'un garage sur ce terrain d'assiette, entrait dans le champ des dispositions précitées des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code du patrimoine. Il était donc soumis à l'avis conforme du préfet de région, dont la décision s'est substituée à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France.
9. D'une part, si le requérant soutient que la décision du préfet de région rejetant son recours préalable obligatoire et confirmant l'avis de l'architecte des Bâtiments de France serait insuffisamment motivé, une telle obligation de motivation n'est pas prescrite à peine d'illégalité.
10. D'autre part, le règlement de la ZPPAUP mentionne s'agissant du caractère et de la localisation du secteur urbain que la définition de ce périmètre recouvre " des sites déjà construits et considérés comme importants pour la mise en valeur des monuments figurant dans l'inventaire, ils présentent souvent eux-mêmes un intérêt architectural et urbain, que le règlement s'efforcera de préserver ". Le point 2 de ce règlement, intitulé " Contrôle de l'architecte des Bâtiments de France ", précise que les " prescriptions contenues dans la Z.P.P.A.U. définissent un cadre général à l'exercice du pouvoir d'appréciation de l'Architecte des Bâtiments de France et après lui de l'Autorité compétente pour délivrer un permis de construire./ Une fois la zone de protection créée, les prescriptions qu'elle contient s'imposent en effet aussi bien à l'Architecte des Bâtiments de France et après lui à l'Autorité compétente pour délivrer les autorisations. L'Architecte des Bâtiments de France conserve donc un pouvoir d'appréciation, mais celui-ci s'exerce désormais en référence aux règles du jeu connues de tous qui lui permettent de justifier son avis conforme ". Le point 3 de ce même règlement, intitulé " Permis de construire et protection des éléments construits ", dispose que le " permis de démolir, conformément à l'article L. 430-1 du Code de l'urbanisme est exigé dans les zones de protection. Comme le permis de construire le permis de démolir est soumis à l'avis de l'Architecte des bâtiments de France. / Le permis de démolir, comme le permis de construire s'étend à tous les types d'ouvrages (bâtiments, croix, puits, ponts, digues etc.). / L'instruction du permis de démolir, du permis de construire et des déclarations de travaux devra prendre en compte les résultats de l'inventaire contenus dans le "rapport de présentation". L'interprétation de ceux-ci sera faite, en accord conjoint, par l'Architecte des Bâtiments de France et le Maire ". Il ressort de ces dispositions que ces prescriptions et objectifs définissent un cadre général à l'exercice du pouvoir d'appréciation de l'architecte des Bâtiments de France. En outre, les résultats de l'inventaire contenus dans le " rapport de présentation " mentionne enfin la présence d'" anciennes maisons " dans le secteur de la Madeleine et dans le secteur du Vieil, compris dans le périmètre du site patrimonial remarquable, où se situe l'habitation en cause du requérant, ces construction présentant un intérêt patrimonial que les dispositions de la ZPPAUP visent à protéger.
11. Il ressort des pièces du dossier que la maison d'habitation dont le projet de M. A prévoit la destruction, située face à l'océan, a été construite au cours des années 1950. Son architecture originale rappelle des modèles vernaculaires, avec des traits architecturaux propres à l'architecture balnéaire vendéenne et des techniques artisanales, tout en y adjoignant des caractéristiques contemporaines et des matériaux industriels qui rappellent certains courants d'architecture significatifs de l'après-guerre. Elle constitue ainsi un témoignage original et exceptionnel par sa rareté sur la commune de Noirmoutier-en-l'Ile d'une conception architecturale des années 1950, présentant ainsi un intérêt patrimonial et architectural certain qui justifie la protection de son intégrité. Si cette construction n'est pas expressément et précisément identifiée par l'inventaire figurant au rapport de présentation du site patrimonial remarquable de la commune de Noirmoutier-en-l'Ile, elle doit être regardée à tout le moins parmi les " maisons anciennes " dont cet inventaire relève l'intérêt patrimonial. Le préfet, qui a pris en compte cet inventaire, a pu légalement, pour prendre sa décision, se référer sans erreur aux objectifs généraux définis dans le rapport de présentation du site patrimonial remarquable, en prenant en compte les caractéristiques spécifiques de cette construction et l'intérêt patrimonial du secteur dans lequel elle est située. Enfin, contrairement à ce que soutient le requérant, compte tenu de la configuration des lieux, tenant au caractère pittoresque de la partie nord-est de la rue de la Madeleine, comme de l'architecture originale de la construction en cause, des prescriptions spéciales assortissant l'autorisation de démolir d'une partie significative de celle-ci n'étaient pas suffisantes pour prévenir l'atteinte portée à son intérêt patrimonial. Dans ces conditions, le préfet a ainsi rejeté le recours préalable présenté par le requérant sans entacher sa décision ni d'une erreur de droit, ni d'une erreur de fait, ni d'une erreur d'appréciation.
12. Par suite, le maire de Noirmoutier-en-l'Ile était tenu de refuser le permis de construire valant permis de démolir sollicité. Par voie de conséquence, les motifs tirés de l'incompétence, du défaut de motivation de l'arrêté attaqué, comme de l'erreur dont il serait entaché dans l'application des dispositions réglementaires du plan local d'urbanisme et des articles 5 et 7 du règlement du site patrimonial remarquable ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées à ce titre par le requérant. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A une somme à verser à la commune de Noirmoutier-en-l'Ile à ce même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Noirmoutier-en-l'Ile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Noirmoutier-en-l'Ile et à la ministre de la culture.
Copie en sera adressée au préfet de la région Pays de la Loire.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Durup de Baleine, président,
Mme Thomas, première conseillère,
M. Brémond, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13février 2024.
La rapporteure,
S. THOMAS
Le président,
A. DURUP DE BALEINE La greffière,
L. LÉCUYER
La République mande et ordonne
au préfet de la Vendée
en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce
requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir
à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026