mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2111405 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 octobre 2021, Mme A B, représentée par Me Papineau, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 janvier 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office à l'expiration de ce délai ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", ou, subsidiairement, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français la prive de base légale ;
- elle n'a pas été précédée de l'examen de sa situation personnelle et est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 avril 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
Mme B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 septembre 2021.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Papineau, représentant Mme B, en présence de l'intéressée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante de la République démocratique du Congo née le 13 mars 1982, déclare être entrée irrégulièrement en France le 10 avril 2016, accompagnée de sa fille née le 14 décembre 2009. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision du 28 octobre 2016 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 22 décembre 2016 de la Cour nationale du droit d'asile. S'étant maintenue irrégulièrement sur le territoire français, elle a sollicité du préfet de Maine-et-Loire, le 25 août 2020, la délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français sur le fondement des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par un arrêté du 7 janvier 2021, portant en outre obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai. Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision contestée a été signée par Mme Daverton, secrétaire générale de la préfecture de Maine-et-Loire. Par un arrêté du 23 novembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, le préfet lui a donné délégation à l'effet de signer tous actes et décisions afférents aux attributions de l'Etat dans ce département, à quelques exceptions limitativement énumérées dont ne relèvent pas les décisions portant refus de séjour, ni celles portant obligation de quitter le territoire ou fixant le pays d'éloignement. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit, dès lors, être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et l'article L. 313-11 (6°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle les conditions d'entrée en France de Mme B, le rejet définitif de sa demande d'asile et son maintien en situation irrégulière. La décision indique que l'intéressée a demandé le séjour en qualité de parent d'une enfant française, née le 4 mai 2018, de sa relation avec un ressortissant français. La décision constate qu'il n'est pas établi que le père français contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, que la demanderesse ne justifie pas d'une particulière intégration dans la société française et que ses attaches culturelles et personnelles se situent au Congo où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans et où résident son autre enfant majeur, ses parents et ses quatre sœurs. La décision attaquée est ainsi, contrairement à ce que soutient la requérante, suffisamment motivée en droit comme en fait.
4. En troisième lieu, cette motivation circonstanciée de la décision attaquée révèle que celle-ci a été prise à l'issue d'un examen complet et sérieux de la situation particulière de Mme B. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen manque dès lors en fait.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 6° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée ; () ". En vertu de l'article 371-2 du code civil, chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant.
6. Le préfet de Maine-et Loire a refusé de délivrer à Mme B un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions au motif qu'elle n'établit pas que le père de son enfant, ressortissant français, contribue effectivement à son entretien et à son éducation dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est mère de trois enfants dont la dernière, née le 4 mai 2018, a été reconnue le 22 janvier 2018 par un ressortissant français, né le 24 août 1973. D'une part, pour établir que le père de l'enfant, qui au demeurant réside en région parisienne, contribue effectivement à son entretien, Mme B produit des relevés de compte bancaire attestant de quatre virements effectués en 2019 d'un montant variant entre 200 et 1 000 euros et d'un unique virement pour l'année 2020 d'un montant de 120 euros, ne précisant pas le bénéficiaire. Si l'intéressée verse aux débats une convention parentale du 6 mars 2021, homologuée par le Tribunal judiciaire d'Angers le 24 juin 2021, indiquant que l'autorité parentale est exercée conjointement par les deux parents et fixant la contribution du père aux besoins de l'enfant à 100 euros par mois, il est constant que cette décision a été rendue postérieurement à la décision attaquée et ne peut dès lors que rester sans incidence sur sa légalité. De la même façon, les photographies prises au cours d'un séjour à Paris, à l'été 2021 constituent des éléments postérieurs à la décision attaquée. En outre, si la requérante soutient que le père entretient des liens affectifs suivis avec l'enfant, elle n'en justifie pas suffisamment par la production de trois attestations de proches, rédigées postérieurement à la décision attaquée et en des termes peu circonstanciés, et de deux billets de bus datant des 15 mai et 9 juillet 2021, également postérieurs à la décision attaquée. Ainsi, Mme B ne justifie pas qu'à la date de la décision attaquée, le père français de son enfant contribuait effectivement à son entretien et à son éducation dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L.313-11 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B déclare être entrée en France en avril 2016, soit près de cinq avant la date de la décision attaquée. Toutefois, la durée de son séjour est essentiellement due à l'instruction de sa demande d'asile et à son maintien en situation irrégulière après le rejet définitif de sa demande. Si elle soutient avoir noué en France des relations amicales, les trois attestations produites, au demeurant rédigées postérieurement à la décision attaquée pour les besoins de la cause, ne suffisent pas à établir que l'intéressée aurait noué en France des liens personnels particulièrement intenses, durables et stables. Par ailleurs, elle ne justifie d'aucune activité professionnelle ni d'aucune perspective d'intégration. Enfin, le préfet de Maine-et-Loire soutient sans être sérieusement contesté que l'enfant majeur, les parents et les quatre sœurs de la requérante résident en République démocratique du Congo, où elle-même a vécu jusqu'à l'âge de 34 ans. Ainsi, compte tenu des conditions de séjour en France de la requérante, qui ne se prévaut d'aucune circonstance faisant obstacle à ce que ses deux enfants l'accompagnent et que la plus âgée des deux poursuive sa scolarité dans son pays d'origine, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait () des autorités administratives (), l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit apporter une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Ainsi qu'il résulte de ce qui précède, il n'est pas établi qu'à la date de la décision attaquée, le père de sa fille, de nationalité française, participerait à l'entretien et à l'éducation de son enfant ni qu'il entretiendrait des relations suivies avec elle et la requérante ne se prévaut d'aucune circonstance faisant obstacle à ce que ses deux enfants l'accompagnent et à ce que la plus âgée des deux poursuive sa scolarité dans le pays d'origine. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, aux termes du I de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour dans les cas prévus aux 3° et 5° du présent I () ". Le 3° du I de l'article précité est relatif à l'hypothèse où l'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 3, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte des points 2 à 11 que l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'est pas établie. Mme B n'est, par suite, pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
14. En troisième lieu, d'une part, la motivation circonstanciée de la décision attaquée révèle que celle-ci a été prise à l'issue d'un examen de la situation particulière de Mme B. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit, par suite, être écarté. D'autre part, eu égard aux circonstances exposées aux points 7 et 9, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
15. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision d'éloignement attaquée porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle aurait été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle indique qu'il ne ressort pas de la situation de Mme B qu'elle serait personnellement exposée à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine ou dans tout autre pays de son choix, et que sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par l'OFPRA et la Cour nationale du droit d'asile. Cette décision comporte ainsi un exposé suffisant de ses motifs de droit et de fait.
17. En deuxième lieu, d'une part, il ne ressort ni de cette motivation ni d'aucune pièce du dossier que la décision attaquée n'aurait pas été précédée d'un examen particulier de la situation de Mme B, contrairement à ce que soutient la requérante. Le moyen tiré du défaut d'un tel examen doit être écarté. D'autre part, eu égard aux circonstances exposées aux points 7 et 9, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
18. En troisième lieu, il résulte des points 2 à 15 que l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français n'est pas établie Mme B n'est, par suite, pas fondée à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Papineau et au préfet de Maine-et-Loire.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
M. Marowski, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRATL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIER
La greffière,
P. LABOUREL
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
vb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026