LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2111456

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2111456

mercredi 19 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2111456
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantKADDOURI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 octobre 2021, M. B F, représenté par

Me Kaddouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 09 juillet 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jours de retard ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 800 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant de l'arrêté :

- il a été pris par une autorité incompétente ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant du refus de titre de séjour :

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de séjour ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;

S'agissant du refus de délai de départ volontaire :

- il doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. F ne sont pas fondés.

M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de M. D a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. F, ressortissant arménien né le 22 août 1980, est entré irrégulièrement en France le 21 octobre 2013, selon ses déclarations. Le 5 décembre 2013, il a sollicité, l'asile auprès de la préfecture de Maine-et-Loire, sous l'identité de M. A, se disant ressortissant russe. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 17 juin 2015, par une décision qui a été confirmée par la cour nationale du droit d'asile le 5 octobre 2016. Le préfet de Maine-et-Loire a alors, par un arrêté du 6 décembre 2016, refusé d'admettre l'intéressé au séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Le requérant s'étant toutefois maintenu irrégulièrement sur le territoire national, il a fait l'objet, par un arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 25 janvier 2019, à nouveau, d'une obligation de quitter le territoire français. Le 17 novembre 2020, l'intéressé a sollicité son admission exceptionnelle au séjour, sous l'identité cette fois de M. F. Par un arrêté du 9 octobre 2021, dont M. F demande l'annulation, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté cette demande, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de vingt-quatre mois.

Sur les moyens communs aux différentes décisions :

2. En premier lieu, par un arrêté du 22 février 2021, régulièrement publié le

24 février suivant au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture, le préfet de

Maine-et-Loire a accordé à Mme Magali Daverton, secrétaire générale de la préfecture de

Maine-et-Loire, et signataire de l'arrêté en litige, une délégation à l'effet de signer, notamment, tout acte ou décision à l'exception de certaines catégories d'entre eux parmi lesquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. S'agissant en particulier de l'interdiction de retourner sur le territoire français prise à l'encontre d'intéressé, il mentionne les circonstances que ce dernier réside en France depuis octobre 2013 principalement en s'y maintenant en situation irrégulière, qu'il a déjà fait l'objet de mesures d'éloignement en 2016 et 2019, qu'il n'a pas mises à exécution et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches en Arménie alors qu'il n'a pas développé de liens forts sur le territoire national. L'administration relève également, dans l'arrêté attaqué, que le requérant n'a pas fait preuve de son intégration à la société française eu égard à la fraude à l'identité commise. Cet arrêté est, dès lors, suffisamment motivé en toutes ses dispositions.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

5. Si M. F se prévaut d'une résidence en France depuis près de 8 ans à la date de l'arrêté contesté, la durée de ce séjour résulte pour une grande part de son maintien sur le territoire en situation irrégulière et en dépit de deux mesures d'éloignement prises à son encontre. S'il soutient que sa compagne, Mme E, alias C, et ses trois enfants mineurs résident également en France, la première y séjourne également en situation irrégulière et fait aussi l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Il ne ressort pas, dès lors, des pièces du dossier que la cellule familiale ne puisse pas se reconstituer ailleurs qu'en France, et notamment en Arménie, pays dont Mme E, alias C, a la nationalité. L'intéressé n'a pas, par ailleurs, d'attaches particulières en France. Il n'y justifie pas d'une intégration particulière, en dépit de l'activité professionnelle de sa compagne qui n'a pas été, au demeurant, de nature à procurer au foyer des ressources suffisantes. En particulier, s'il soutient avoir travaillé en France dans le cadre d'emplois saisonniers, il n'étaye cette allégation d'aucun élément probant. En revanche, s'il expose adhérer aux valeurs de la République française et que sa présence en France ne constitue pas une menace grave à l'ordre public, il s'est prévalu dans ce pays d'une identité frauduleuse et a donc fait preuve d'un manque de respect de ces valeurs. Dans ces conditions, et alors que les enfants du requérant sont scolarisés en France, le préfet n'a pas porté, en prenant l'arrêté attaqué, au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard du but en vue duquel il a été pris et n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

6. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

7. Si M. F fait valoir que ses enfants participent à des activités artistiques dans un cadre associatif et qu'il est suivi médicalement en France pour une pathologie cardiaque, ces seuls éléments ne suffisent pas à établir que des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels auraient dû conduire l'administration à admettre l'intéressé au séjour au titre des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En particulier, et alors que l'intéressé n'a pas sollicité de titre de séjour pour raisons médicales, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'interruption du traitement médical entraînerait pour l'intéressé des conséquences graves ou qu'un traitement équivalent ne serait pas disponible dans son pays d'origine. Par suite, et eu égard également à ce qui a été dit au point 5 concernant l'absence d'intégration et d'attaches personnelles en France du requérant, en rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

8. En premier lieu, il ressort de la motivation de la décision attaquée que préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. F, contrairement à ce que soutient ce dernier.

9. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

10. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 7 du présent jugement, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.

Sur la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. F n'est, dès lors, pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire.

12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 7 du jugement, la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

13. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire :

16. En premier lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, M. F n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire.

17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ".

18. En dernier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, eu égard à ce qui a été dit aux points 5 et 7 du présent jugement, les circonstances que fait valoir le requérant ne peuvent être regardées comme des circonstances humanitaires justifiant que le préfet n'interdise pas à l'intéressé de retourner sur le territoire français. Par suite, cette autorité n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur ce territoire d'une durée de vingt-quatre mois.

19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. F doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. F est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B F, à Me Kaddouri et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Loirat, présidente,

M. Gauthier, premier conseiller,

M. Catroux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.

Le rapporteur,

X. D

La présidente,

C. LOIRAT La greffière,

S. LEGEAY

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions