mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2112388 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | KADDOURI |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 2 mars 2021 sous le n° 2102335, et un mémoire complémentaire, enregistré le 1er juillet 2022, M. A C, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de la signataire de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;
- sa motivation n'est pas suffisante ; le préfet, qui s'est fondé sur la prétendue menace à l'ordre public, n'a pas pris en compte ses attaches en France et son état de santé ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation en lui refusant l'admission exceptionnelle au séjour ;
- il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; la condamnation dont il a fait l'objet en 2016 est isolée et ancienne ;
- l'avis de la commission du titre de séjour ne lui a pas été communiqué ;
- cet avis n'est pas suffisamment motivé ;
- la commission du titre de séjour était irrégulièrement composée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 mars 2021.
II. Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2021 sous le n° 2112388, et un mémoire complémentaire, enregistré le 1er juillet 2022, M. A C, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de deux mois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour et de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté attaqué dans son ensemble :
- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;
- sa motivation est insuffisante ;
- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- la commission du titre de séjour n'a pas été saisie en méconnaissance de l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en date du 17 juin 2021 a été rendu à l'issue d'une procédure irrégulière ; le préfet doit justifier du respect des dispositions des articles R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le caractère collégial de l'avis et la régularité de la nomination des médecins membres du collège doivent être démontrés ;
- le préfet a méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et commis une erreur manifeste d'appréciation ; son état de santé très dégradé nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entrainer pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité ; aucun traitement approprié à son état n'existe dans son pays d'origine ; ses problèmes de santé nombreux et significatifs justifient la délivrance d'un titre de séjour ;
- il ne constitue pas une menace pour l'ordre public ; sa condamnation en 2016 est isolée et ancienne ;
- l'avis de la commission du titre de séjour ne lui a pas été communiqué ;
- cet avis n'est pas suffisamment motivé ;
- la commission du titre de séjour était irrégulièrement composée ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- l'annulation de la décision portant refus de séjour entrainera, par voie de conséquence, celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation ;
- le préfet a méconnu le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le délai de départ volontaire :
- l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainera, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le délai de départ volontaire ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français entrainera, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de renvoi.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 novembre 2021.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martin, président-rapporteur,
- et les observations de M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant kosovar né le 22 février 1974, est entré en France le 3 novembre 2006 accompagné de son épouse, Mme B épouse C, et de leurs trois enfants alors mineurs nés respectivement en 1999, 2000 et 2003. Après avoir vainement demandé l'asile puis le statut d'apatride, M. C a obtenu du préfet de Maine-et-Loire un titre de séjour pour raison de santé valable du 6 septembre 2012 au 5 septembre 2013. Il s'est ensuite vu délivrer trois cartes de séjour temporaire " vie privée et familiale " dont la durée de validité s'est étendue de 2014 à 2017. Il n'a pas obtenu le renouvellement de son dernier titre de séjour. Le 6 mars 2020, il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Du fait de sa présence sur le territoire français depuis plus de dix ans, il a été convoqué devant la commission du titre de séjour. La commission l'a entendu le 4 novembre 2020 et a émis un avis favorable au rejet de sa demande de titre de séjour. Par un arrêté du 26 janvier 2021, le préfet de Maine-et-Loire a rejeté la demande de titre de séjour de M. C. Par sa requête n° 2102335, M. C demande l'annulation de cet arrêté. Le 26 mars 2021, l'intéressé a formé une nouvelle demande de titre de séjour pour raison de santé, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans le cadre de l'instruction de cette demande, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a émis, le 17 juin 2021, l'avis selon lequel si l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié et peut voyager sans risque vers ce pays. Faisant sien cet avis, le préfet de Maine-et-Loire a, par un arrêté du 14 octobre 2021, rejeté la demande de titre de séjour de M. C, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et désigné le Kosovo comme pays de renvoi. Par sa requête n° 2112388, M. C demande l'annulation de cet arrêté.
2. Les requêtes susvisées n° 2102335 et n° 2112388, présentées par M. C, concernent la situation d'une même personne et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
4. Il appartient à l'autorité administrative qui envisage de refuser de délivrer un titre de séjour à un étranger ou de procéder à son éloignement d'apprécier si, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'à la nature et à l'ancienneté de ses liens familiaux sur le territoire français, l'atteinte que cette mesure porterait à sa vie privée et familiale serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision serait prise.
5. Comme il a été dit, M. C est entré sur le territoire français le 3 novembre 2006 avec son épouse et leurs trois enfants alors mineurs. Il ressort des pièces des dossiers que deux autres enfants sont nés à Angers en 2007 et 2015. L'épouse du requérant réside régulièrement en France. Elle était titulaire, à la date du premier arrêté attaqué, d'une carte de séjour pluriannuelle valable du 15 juillet 2019 au 14 juillet 2021 et, à la date du second arrêté attaqué, d'une carte de même nature valable du 15 juillet 2021 au 14 juillet 2023. Il ressort des pièces des dossiers qu'elle travaille dans un hôtel à Angers comme femme de chambre. L'aînée des enfants est titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable du 22 février 2019 au 21 février 2023 et travaille, depuis le 1er février 2020, dans une maison de retraite en vertu d'un contrat de travail à durée indéterminée. Le deuxième enfant était inscrit en 2017 en seconde année de CAP maçonnerie. Le troisième enfant était scolarisé en 2020 en classe de terminale bac professionnel système numérique option C réseaux informatiques et systèmes communicants au lycée Chevrollier d'Angers. La quatrième enfant était inscrite en 2020 en classe de quatrième au collège Jean Vilar d'Angers et la cinquième en école maternelle. M. C a, quant à lui, comme il a été dit, obtenu un premier titre de séjour pour raison de santé en 2012-2013 puis trois autres titres de 2014 à 2017 en raison de ses liens personnels et familiaux en France. Le 13 juin 2016, il a été condamné par le tribunal correctionnel d'Angers à une peine d'un an d'emprisonnement, dont six mois avec sursis, pour acquisition, détention, transport et usage d'héroïne. Il ressort des pièces des dossiers que M. C est en effet toxicomane. Consommateur de méthadone, il souffre par ailleurs de troubles psychiques, justifiant qu'il soit suivi depuis 2013 par un psychiatre. Les certificats médicaux versés au dossier, en particulier ceux rédigés par le psychiatre, font état de troubles anxieux et persistants, d'insomnies avec cauchemars, de douleurs hypochondriaques et d'une alternance entre explosion de colère et état taciturne. Le fait que l'intéressé n'ait pas appris le français en dépit de l'ancienneté de sa présence en France serait dû, selon le psychiatre, à ses troubles cognitifs. S'agissant de la menace à l'ordre public que représenterait M. C, le préfet produit des fiches extraites du fichier de traitement d'antécédents judiciaires qui font apparaître un signalement du requérant pour escroquerie et pour recel de bien provenant d'un vol du 30 avril au 13 mai 2009 à Angers, une interpellation le 13 novembre 2015 à Angers pour avoir, le 21 septembre 2015, commis l'infraction d'injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine et pour avoir été l'auteur d'une menace de mort réitérée, une interpellation le 16 décembre 2017 à Trélazé pour usage illicite de stupéfiants et un signalement le 19 octobre 2018 pour usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité ou accordant une autorisation. Le préfet ne précise toutefois pas si ces quatre affaires ont donné lieu à des poursuites judiciaires, seule la condamnation susmentionnée du 13 juin 2016 pour transport, détention et usage de stupéfiants étant inscrite sur le bulletin n° 2 du casier judiciaire de l'intéressé. Ainsi, pour répréhensible que soit le comportement de M. C sur le territoire français, eu égard à la durée de séjour sur ce territoire de l'intéressé, de plus de quatorze ans à la date du premier arrêté attaqué, dont au moins cinq ans en situation régulière, à sa situation familiale décrite ci-dessus et à son état de santé dégradé expliquant son absence d'insertion professionnelle et sa non-maîtrise de la langue française, les refus opposés à ses demandes de titre de séjour par les deux arrêtés attaqués ont porté au droit de mener une vie familiale normale que M. C tient de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels ils ont été pris.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens des requêtes, que M. C est fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 26 janvier 2021 ainsi que celle de l'arrêté attaqué du 14 octobre 2021 en tant qu'il porte refus de séjour. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de renvoi contenues dans le même arrêté du 14 octobre 2021 doivent également être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Au regard de ses motifs, le présent jugement implique qu'il soit enjoint au préfet de Maine-et-Loire de délivrer à M. C un titre de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ". Par ailleurs, il ne résulte pas de l'instruction qu'à la date du présent jugement, des éléments de droit ou de fait nouveaux justifieraient que l'autorité administrative oppose à M. C une nouvelle décision de refus. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de délivrer au requérant le titre de séjour mentionné ci-dessus dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
8. M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme globale de 1 200 euros à verser à Me Kaddouri, avocat de M. C, sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Conformément aux dispositions de ce dernier article, la perception de cette somme vaudra renonciation au versement de la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle qui a été accordée au requérant.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté attaqué du préfet de Maine-et-Loire du 26 janvier 2021 est annulé.
Article 2 : L'arrêté attaqué du préfet de Maine-et-Loire du 14 octobre 2021 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de Maine-et-Loire de délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à M. C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour.
Article 4 : L'Etat versera à Me Kaddouri une somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de Maine-et-Loire et à Me Hamid Kaddouri.
Délibéré après l'audience du 29 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Luc Martin, président,
M. David Labouysse, premier conseiller,
Mme Nathalie Caro, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
Le président-rapporteur,
L. MARTINL'assesseur le plus ancien
D. LABOUYSSE
La greffière,
V. MALINGRE
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2102335, 2112388
fm
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026