jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2113099 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 12eme chambre |
| Avocat requérant | POTTERIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 novembre 2021, 8 août 2022, 4 septembre 2023, 19 février 2024 et 4 septembre 2024, M. A G, représenté par Me Cunique, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre au département de la Sarthe, avant dire droit, de lui communiquer les fiches mensuelles d'enfants à placer pour la période du 27 février 2021 au 27 juin 2021 pour M. E, Mme F, M. C et Mme D ;
2°) d'annuler la décision du 24 septembre 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a rejeté son recours gracieux contre la décision du 23 juin 2021 le licenciant de son emploi d'assistant familial, ainsi que cette décision du 23 juin 2021 ;
3°) d'enjoindre au département de la Sarthe de le réintégrer dans son emploi " avec les avantages acquis " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 1 000 euros de jour de retard, et lui verser son salaire mensuel depuis le 27 juin 2021 jusqu'à sa réintégration et de lui faire parvenir les bulletins de salaire y afférents ;
4°) de condamner le département de la Sarthe à lui verser une indemnité de 50 000 euros en réparation de son préjudice moral, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation à compter de l'introduction de la requête sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard, liquidée tous les sept jours, ainsi qu'une somme de 14 957,71 euros en réparation du préjudice résultant de la rupture abusive de son contrat de travail, assortie des intérêts et de leur capitalisation à compter de la même date, sous la même astreinte, et une indemnité de 50 000 euros en réparation de son préjudice financier, assortie des intérêts et de leur capitalisation, à compter de la même date, sous la même astreinte ;
5°) de mettre à la charge du département de la Sarthe le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- la décision litigieuse méconnaît les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration en ce que son signataire ne peut être identifié ;
- il n'est pas justifié de la compétence de ce signataire ;
- cette décision ne mentionne pas les voies et délais de recours ;
- cette décision est entachée d'un vice de procédure en ce que le motif pour lequel le département de la Sarthe ne lui confie plus d'enfants ne lui a été indiqué, ni dans la lettre recommandée le convoquant à un entretien préalable au licenciement, ni au cours de cet entretien ;
- cette décision est pour les mêmes motifs entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce d'une part, que le département ne démontre pas qu'il n'a plus d'enfants à lui confier et d'autre part, que la procédure de licenciement a été hâtive (non-respect du délai de quatre mois) ; il y a lieu, avant dire droit, d'ordonner la communication des fiches des enfants à placer pour la période du 27 février au 26 juin 2021 ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et d'une erreur " manifeste " d'appréciation ; elle présente un caractère disproportionné ;
- il est fondé à obtenir réparation de son préjudice : 14 957,71 euros au titre du préjudice résultant de l'absence de cause réelle et sérieuse de licenciement ; 50 000 euros au titre du préjudice matériel ; 50 000 euros au titre du préjudice moral.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 mars et 21 septembre 2023, le département de la Sarthe, représenté par Me Potterie, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
- les conclusions de Mme Malingue, rapporteure publique,
- les observations de M. et Mme G et celles de Me Potterie, représentant le département de la Sarthe
Un mémoire présenté par M. G a été enregistré le 25 septembre 2024.
Un mémoire présenté par le département de la Sarthe a été enregistré le 30 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. G, titulaire d'un agrément d'assistant familial pour l'accueil d'un enfant délivré depuis 2004 par le département de la Sarthe, s'est vu retirer le 27 février 2021 l'accueil de l'enfant qui lui était confié. Il a été reçu, le 15 juin 2021, à un entretien préalable au licenciement. Par courrier du 23 juin 2021, le président du conseil départemental lui a notifié son licenciement pour absence d'enfant à garder à l'issue d'un préavis de deux mois à compter de la réception de ce courrier. M. G a formé un recours gracieux contre cette décision le 11 août 2021. Par une décision du 24 septembre 2021, ce recours a été rejeté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles applicable aux assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public conformément à son article L. 422-1 : " L'employeur qui n'a pas d'enfant à confier à un assistant familial pendant une durée de quatre mois consécutifs est tenu de recommencer à verser la totalité du salaire à l'issue de cette période s'il ne procède pas au licenciement de l'assistant familial fondé sur cette absence d'enfants à lui confier. ". Aux termes de l'article L. 432-35 du même code, applicable aux mêmes assistants familiaux en vertu du même article L. 422-1: " Dans le cas prévu à l'article L. 423-32, si l'employeur décide de procéder au licenciement, il convoque l'assistant familial par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et le reçoit en entretien dans les conditions prévues aux articles L. 1232-2 à L. 1232-4 du code du travail. La lettre de licenciement ne peut être expédiée moins d'un jour franc après la date pour laquelle le salarié a été convoqué à l'entretien. L'employeur doit indiquer à l'assistant familial, au cours de l'entretien et dans la lettre recommandée, le motif pour lequel il ne lui confie plus d'enfants. ".
En ce qui concerne la légalité externe :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci.() ".
4. Il ressort des mentions apposées sur la décision du 23 juin 2021 portant licenciement de M. G que cette décision a été prise par Mme B H, directrice générale adjointe des ressources du département de la Sarthe, par délégation du président du conseil départemental. Dès lors que M. G doit être regardé comme contestant également cette décision, les moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du 24 septembre 2021 ne peuvent être utilement invoqués au soutien des conclusions dirigées contre la décision du 23 juin 2021. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L.212-1 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que la décision du 24 septembre 2021 ne préciserait pas l'identité et la qualité de son auteur, doit être écarté comme inopérant. Il en va de même du moyen tiré de l'incompétence de cet auteur.
5. En deuxième lieu, l'absence de mention, sur une décision administrative, des voies et délais de recours contre cette décision est sans incidence sur sa légalité. Le moyen tiré de ce que la décision du 24 septembre 2021 ne comporte pas ces mentions doit dès lors être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, la décision du 23 juin 2021 prononçant le licenciement de M. G vise l'article L.423-35 du code de l'action sociale et des familles, et précise que cette décision est prise pour absence d'enfant à garder. Cette mention permet ainsi à M. G de connaître le motif en droit de la décision de licenciement, la circonstance que cette décision vise également l'article L.423-10 du code de l'action sociale et des familles relatif au licenciement pour cause réelle et sérieuse révélant une simple erreur matérielle sans incidence sur le fondement légal de cette décision, ni sur sa légalité. En revanche sa motivation en fait, reprise par la décision du 24 septembre 2021 qui vise en outre l'article L.423-32 du même code, ne saurait être regardée comme suffisante pour permettre à M. G de connaître le motif pour lequel le département ne lui confie pas d'enfants, ainsi que l'impose l'article L. 432-35 précité du code de l'action sociale et des familles. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la décision de licenciement prise le 23 juin 2021 est insuffisamment motivée en fait au regard des exigences des dispositions précitées de l'article L. 432-35 du code de l'action sociale et des familles, la décision du 24 septembre 2021 étant entachée du même défaut de motivation.
7. En quatrième lieu, alors qu'en vertu des dispositions précitées du même article L. 423-35 du code de l'action sociale et des familles, il incombait au département de la Sarthe d'indiquer à M. G, au cours de l'entretien préalable au licenciement organisé le 15 juin 2021, le motif pour lequel le département ne lui confiait plus d'enfant, M. G soutient, sans être contredit, que ces motifs ne lui ont pas été communiqués au cours de cet entretien, le courrier de convocation à l'entretien n'apportant aucune précision sur ce point. Cette omission, qui a privé l'intéressé d'une garantie, dans la mesure où elle n'a pas permis de recueillir au cours de l'entretien les observations de M. G concernant les motifs retenus par l'employeur, est de nature à justifier l'annulation des décisions contestées.
En ce qui concerne la légalité interne :
8. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le licenciement de M. G est fondé sur le motif qu'il ne s'est pas vu confier de garde d'enfants pendant quatre mois, et est ainsi pris sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 423-32 du code de l'action et des familles, et non sur celles de l'article L.423-10 du même code relatif au licenciement pour cause réelle et sérieuse, nonobstant l'erreur de visa figurant dans la décision du 23 juin 2021. Dès lors que ce licenciement ne se fonde pas sur ces dernières dispositions, le requérant ne peut utilement soutenir que son licenciement serait dépourvu de cause réelle et sérieuse.
9. S'il est constant que la décision prononçant le licenciement de M. G a été prise moins de quatre mois après que la garde de l'enfant qui lui était confié lui a été retirée, cette circonstance, ne saurait, à elle seule, établir que le motif réel du licenciement du requérant est différent de celui énoncé par le département de la Sarthe.
10. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que le département de la Sarthe aurait prononcé la mesure de licenciement litigieuse à des fins de sanctionner M. G en raison de la plainte pour violence déposée à son encontre.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les moyens tirés de ce que les décisions litigieuses seraient entachées d'un détournement de pouvoir et d'un détournement de procédure doivent être écartés. Il en va de même, pour les mêmes motifs, du moyen tiré de ce que ces décisions seraient entachées d'une erreur d'appréciation.
12. En second lieu, la circonstance que le département ait lancé plusieurs campagnes en vue de recruter des assistants familiaux n'est pas de nature à démontrer que, pendant la période comprise entre le 27 février et le 23 mars 2021, des enfants étaient susceptibles d'être confiés à la garde de M. G. A cet égard, le département de la Sarthe produit un tableau explicatif précisant dans quelles circonstances il a été conduit à accueillir, au cours de cette période, les enfants nouvellement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, et justifiant des motifs l'ayant conduit à ne pas les confier à la garde du requérant, et à privilégier d'autres modes de prise en charge. Le requérant, qui n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause la fiabilité des données précises communiquées par le département, ne saurait exiger la production par ce dernier de l'ensemble des fiches relatives aux enfants pris en charge par le département pendant la période du 27 février au 27 juin 2021. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions litigieuses seraient entachées d'une erreur de droit et d'une erreur de fait doit être écarté, sans qu'il y ait lieu pour le tribunal d'ordonner avant dire droit une mesure d'instruction.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. G est seulement fondé à demander l'annulation des décisions des 23 juin et 24 septembre 2021 en raison du vice de forme et de procédure dont elles sont entachées, faute pour le département de lui avoir indiqué, lors de l'entretien préalable au licenciement, les motifs pour lesquels il ne lui serait plus confié de garde d'enfants, et d'avoir mentionné ces motifs dans la décision de licenciement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. L'annulation, par les présents motifs, des décisions litigieuses des 23 juin et 24 septembre 2021 implique seulement que le département de la Sarthe procède à un nouvel examen de la situation de M. G. Il y a lieu d'enjoindre au département de la Sarthe d'y procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sans qu'il soit besoin de fixer une astreinte. Le surplus des conclusions à fin d'injonction présentées par le requérant doit, en revanche, être rejeté.
Sur les conclusions indemnitaires :
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 6 et 8 que M. G n'a pas fait l'objet d'un licenciement sur le fondement des dispositions de l'article L.423-10 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, sa demande tendant à la condamnation du département de la Sarthe à lui verser une indemnité en réparation du préjudice qu'il aurait subi du fait d'un licenciement prononcé sans cause réelle et sérieuse ne peut qu'être rejetée.
16. Le présent jugement annule les décisions litigieuses en raison du vice de forme et du vice de procédure dont elles sont entachées, et enjoint au département de la Sarthe de réexaminer la situation de M. G. Si toute illégalité présente un caractère fautif, il résulte de ce qui a été précédemment dit aux points 8 à 12 qu'il n'est pas établi que la même décision de licenciement n'aurait pas pu être prise au terme d'une procédure régulière. Dès lors, le lien de causalité entre l'illégalité fautive dont est entaché le licenciement de M. G et le préjudice financier et le préjudice moral dont il demande réparation ne peut être regardé comme établi dans son principe. Par suite, les demandes indemnitaires présentées par M. G à ce titre doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du requérant, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que le département de la Sarthe demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département de la Sarthe le versement à M. G d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le requérant n'ayant en revanche justifié d'aucun dépens, sa demande présentée à ce titre doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 23 juin 2021 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a prononcé le licenciement de M. G au terme d'un préavis de deux mois, et la décision du 24 septembre 2021 ayant rejeté son recours gracieux contre cette décision sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au département de la Sarthe de réexaminer la situation de M. G, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le département de la Sarthe versera à M. G une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et au département de la Sarthe.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gourmelon, présidente-rapporteure,
Mme Milin, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.
La présidente-rapporteure,
V. GOURMELON
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. MILIN
La greffière,
F. ARLAIS
La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026