mercredi 21 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2113787 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | ARNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 décembre 2021 et 30 août 2022, Mme E B, représentée par Me Arnal, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel elle sera susceptible d'être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de 30 jours sous astreinte de 75 euros par jour de retard, ou subsidiairement, qu'il réexamine sa situation et lui délivre une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 10 jours en application de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
La décision de refus de séjour :
- n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- méconnaît les articles 3-1 et 23 de la convention internationale des droits de l'enfant ainsi que l'article 7-2 de la convention relative aux droits des personnes handicapées ; la situation de handicap de sa fille nécessite une prise en charge pluridisciplinaire et elle fait l'objet d'une mesure judiciaire en assistance éducative ;
- méconnaît les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la situation de handicap de sa fille nécessite une prise en charge pluridisciplinaire qui ne pourra lui être prodiguée en République Démocratique du Congo ;
-méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; le père de sa seconde fille est en France ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de séjour ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision fixant le pays de destination :
- n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- n'est pas suffisamment motivée ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par des mémoires en défense, enregistré les 25 août et 1er septembre 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 13 décembre 2021.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Loirat, présidente-rapporteure,
- et les observations de Me Arnal, représentant Mme B, en présence de l'intéressée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E B, ressortissante de la République démocratique du Congo, née le 26 juin 1995, est entrée irrégulièrement en France le 12 novembre 2017, accompagnée de son enfant mineure C. Sa demande d'admission au statut de réfugié a été rejetée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 11 avril 2018, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 29 novembre 2018. Le préfet de la Loire-Atlantique a pris à son encontre, par un arrêté du 25 février 2019, une obligation de quitter le territoire qu'elle n'a pas contestée. Mme B a sollicité un titre de séjour en raison de son état de santé et de l'état de santé de son enfant. Elle a été mise en possession d'autorisations provisoires de séjour en raison de l'état de santé de sa fille, du 15 septembre 2020 au 22 octobre 2021. Par un arrêté du 18 octobre 2021, le préfet de la Loire-Atlantique a refusé le séjour à Mme B et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel elle sera susceptible d'être éloignée d'office. Mme B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme D, directrice des migrations et de l'intégration à la préfecture de la Loire-Alantique. Par un arrêté du 12 octobre 2021, paru au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Loire-Atlantique lui a accordé une délégation à l'effet de signer, notamment, les refus de séjour, les décisions portant obligation de quitter le territoire et celles fixant le pays de destination. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque dès lors en fait.
3. En second lieu, l'arrêté contesté vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant. Il rappelle la teneur des avis émis par le collège des médecins de l'OFII sur l'état de santé de Mme B et sur celui de sa fille, selon lesquels un défaut de soins n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, que le préfet s'est appropriés. Il rappelle les conditions d'entrée en France de Mme B, le rejet définitif de sa demande d'asile et son absence de liens personnels ou familiaux en France, ainsi que son absence d'insertion. Il relève que l'intéressée ne justifie pas de circonstances exceptionnelles ni motifs humanitaires permettant son admission exceptionnelle au séjour et qu'elle ne présente pas d'obstacles à son éloignement à destination de son pays d'origine. Cet arrêté est ainsi suffisamment motivé en droit comme en fait. Et il ne ressort ni de cette motivation circonstanciée ni d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Loire-Atlantique n'aurait pas pris cet arrêté à l'issue d'un examen approfondi de la situation personnelle et familiale de l'intéressée.
Sur la légalité du refus de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ". Aux termes de l'article L. 425-10 du même code : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ".
5. Par un avis du 17 juin 2021, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que l'état de santé de l'enfant de Mme B nécessite une prise en charge dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour contester le refus de renouvellement d'autorisation provisoire de séjour opposé par le préfet de la Loire-Atlantique au vu de cet avis, Mme B soutient que la pathologie de son enfant, qui présente un retard intellectuel et un retard global de développement, nécessite une prise en charge pluridisciplinaire dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'elle ne pourra pas effectivement bénéficier d'une telle prise en charge dans son pays d'origine. Toutefois, en produisant l'ensemble des éléments du suivi interdisciplinaire de l'enfant depuis son arrivée en France, la préconisation récente de son orientation en institut médico-éducatif (IME) et la reconnaissance d'un taux handicap compris entre 50 et 80 %, elle n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII sur l'absence conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de traitement de l'état de santé de la jeune C, au regard des orientations générales définies par l'arrêté du 5 janvier 2017. La requérante ne peut, dès lors, utilement se prévaloir de l'impossibilité d'assurer en République démocratique du Congo une prise en charge interdisciplinaire comparable de son enfant. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Loire-Atlantique aurait méconnu les articles
L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui renouveler l'autorisation provisoire de séjour pour enfant malade.
6. En deuxième lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
7. Mme B soutient que l'état de santé de son enfant nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, notamment de médecine physique par des services de neuro-pédiatrie, et d'un suivi en orthophonie, et fait valoir que son enfant a été orientée vers un institut médico-éducatif et qu'elle fait l'objet d'une mesure d'assistance éducative. Toutefois, d'une part, le préfet de la Loire-Atlantique produit de nombreux éléments contredisant les allégations de la requérante sur l'impossibilité de prise en charge pluridisciplinaire en République démocratique du Congo, de sorte qu'il ne peut être tenu pour établi qu'une prise en charge adaptée à l'état de santé et au handicap de l'enfant ne serait pas disponible dans ce pays. D'autre part, si une mesure d'assistance éducative a été mise en place par une décision judiciaire postérieure à la décision attaquée, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que cette mesure, prise en raison d'une suspicion de délaissement par la mère, de son isolement et de sa précarité en France, ne puisse être levée par le juge judicaire afin que l'unité familiale se reconstitue dans son pays, où vit selon le préfet le premier enfant de la requérante, né le 21 novembre 2012, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le père de sa troisième enfant née en France entretiendrait des liens avec celle-ci ou pourvoirait à son entretien. Dans ces conditions, la décision attaquée ne porte pas à l'intérêt supérieur des enfants de A B une atteinte méconnaissant les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée récemment en France et n'établit pas y avoir noué des liens personnels d'une intensité et d'une stabilité particulière, alors qu'elle ne justifie pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine, où réside notamment son premier enfant. En invoquant les circonstances familiales à l'origine de son départ de la République démocratique du Congo, la requérante n'établit pas encourir des risques personnels et actuels en cas de retour dans son pays d'origine et ce alors que l'OFPRA puis la Cour nationale du droit d'asile ont rejeté sa demande d'asile fondée sur ce même récit. Ainsi, et alors qu'il n'est pas établi que le défaut de prise en charge médicale de son enfant aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, le moyen tiré de ce que le refus d'autorisation provisoire de séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par la décision et méconnaîtrait, par suite, les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire :
10. Il résulte de ce qui précède que l'illégalité de la décision de refus de séjour n'est pas établie. Par suite, Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision d'éloignement.
11. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant sera écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B, à Me Yseult Arnal et au préfet de la Loire-Atlantique.
Délibéré après l'audience du 7 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Loirat, présidente,
M. Gauthier, premier conseiller,
Et M. Simon, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 septembre 2022.
La présidente-rapporteure,
C. LOIRAT
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
E. GAUTHIERLa greffière,
S. LEGEAY
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026