LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2114109

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2114109

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2114109
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantVERITE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 décembre 2021 et le 20 avril 2022, M. C B J et Mme G E A, représentés par Me Vérité, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite née le 20 juillet 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 12 avril 2021 des autorités consulaires françaises à Kinshasa (République démocratique du Congo) refusant de délivrer à Mme G E A et à Samuela B E, Ricardo B A et Chancelvie B Lukau des visas de long séjour en qualité de membres de famille de réfugié ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer les visas sollicités dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Ils soutiennent que :

- la décision de la commission de recours est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation, tant au regard des actes d'état civil produits que de la possession d'état ;

- elle a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;

- la décision attaquée peut être également fondée sur le motif tiré de ce que l'existence d'une relation de concubinage entre M. C B J et Mme G E A avant l'introduction par ce dernier de sa demande d'asile n'est pas établie.

M. B J a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 janvier 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- les conclusions de Mme Robert-Nutte, rapporteure publique,

- et les observations de Me Vérité, avocate de M. B J, présent, et de Mme E A.

Considérant ce qui suit :

1.M. C B J, ressortissant congolais, né le 17 avril 1988 à Kinshasa, s'est vu reconnaître la qualité de réfugié par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides en date du 9 janvier 2019. Mme G E A, qu'il présente comme sa concubine, et Samuela B E, Ricardo B A et Chancelvie B Lukau, qu'il présente comme leurs enfants nés respectivement le 20 novembre 2014, le 25 novembre 2016 et le 5 juin 2018, ont déposé des demandes de visas de long séjour, auprès des autorités consulaires françaises à Kinshasa, en qualité de membres de famille de réfugié. Par une décision du 12 avril 2021, ces autorités ont refusé de délivrer les visas sollicités. Par une décision implicite née le 20 juillet 2021, dont M. B J et Mme E A demandent au tribunal l'annulation, la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre cette décision consulaire.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France :

Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête ;

2. D'une part, aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : 2° Par son concubin, âgé d'au moins dix-huit ans, avec lequel il avait, avant la date d'introduction de sa demande d'asile, une vie commune suffisamment stable et continue / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. / () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite ". Aux termes de l'article L. 561-5 de ce même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis () peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. () ".

3. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial d'un concubin ou des enfants d'une personne admise à la qualité de réfugié ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public. Figure au nombre de ces motifs le défaut de valeur probante des documents destinés à établir la réalité des liens familiaux produits à l'appui des demandes de visa.

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil () ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

5.Il ressort du mémoire produit par le ministre de l'intérieur en défense, que pour rejeter les demandes de visa litigieuses, la commission de recours s'est fondée sur le motif tiré de ce qu'en l'absence de caractère probant des actes d'état civil produits, l'identité des demandeurs de visas et, partant, leurs liens familiaux avec le réunifiant, ne sont pas établis.

En ce qui concerne les demandes de visa présentées pour Samuela B E et Ricardo B A :

6.Pour justifier de l'identité et de la filiation des intéressés, ont été produits, pour chacun d'entre eux, un acte de naissance dressé en octobre 2021 en transcription d'un jugement supplétif du 23 avril 2019 du tribunal pour enfants de H. Si, pour chaque enfant, un précédent acte de naissance avait été établi en transcription de ce jugement supplétif, ces premiers actes ont été expressément annulés par des ordonnances de rectification rendues le 12 août 2021 par cette même juridiction, de sorte que chaque enfant ne dispose que d'un seul acte de naissance enregistré dans les registres en transcription d'un jugement supplétif, dont l'authenticité n'est pas sérieusement contestée par le ministre de l'intérieur. Dans ces conditions, les documents d'état civil établissent l'identité des demandeurs de visas et leur filiation avec les requérants. Ainsi, en se fondant sur le motif précédemment exposé, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la demande de visa présentée par Mme G E A :

7.Les requérants produisent, pour justifier du l'identité de la demanderesse de visa, la copie d'un acte de naissance dressé le 6 juin 2019 sous le numéro 979 en transcription d'un jugement supplétif du 3 décembre 2018 du tribunal de paix de Kinshasa/ Pont Kasa-Vubu, également produit, ainsi qu'une copie intégrale de cet acte de naissance. Si le ministre de l'intérieur fait valoir que la transcription de ce jugement supplétif est intervenu tardivement, cette circonstance ne suffit pas à elle seule à remettre en cause la véracité des mentions de ces documents quant à l'état civil de l'intéressée. En outre, il ressort des pièces du dossier que M. B J a déclaré Mme E A comme sa concubine dès le dépôt de sa demande d'asile et que le couple a eu deux enfants, F B E, I B A, nés respectivement en 2014 et en 2016. Ces circonstances établissent l'existence d'une relation de concubinage entre les intéressés avant le dépôt par M. B J de sa demande d'asile, au sens des dispositions du 2° de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées. Ainsi, en se fondant sur le motif précédemment exposé, la commission de recours a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

En ce qui concerne la demande de visa présentée pour Chancelvie B Lukau :

8.Pour justifier de l'état civil de cette enfant, a été produit le volet n°4 d'un acte de naissance n°0466 dressé le 9 août 2019 au centre secondaire de l'état civil de Kisantu en transcription d'un jugement supplétif rendu le 13 juin 2019 par le tribunal de paix de Madimba. Cet acte de naissance comportant quelques erreurs grossières, par une ordonnance du 3 août 2021, le président du tribunal de paix de Madimba en a ordonné la rectification. Pour autant, le juge local n'a ordonné ni l'annulation ni la création d'un nouvel acte. Or, il ressort des pièces du dossier qu'un nouvel acte de naissance n°00066 a toutefois été dressé par un autre officier d'état civil du centre secondaire de Kisantu le 3 août 2021. Si les requérants font état que cette nouvelle transcription ne procéderait que de la seule défaillance de l'officier d'état civil local, de telles allégations ne sont pas de nature à justifier de la coexistence, à la date de la décision attaquée, pour la même personne deux actes de naissance distincts, enregistrés dans les registres d'état civil respectivement en 2019 et 2021 en transcription d'un même jugement supplétif. En outre, les autres éléments versés aux débats tenant aux déclarations de M. B J devant l'OFPRA, des photographies, des envois d'argent à compter de l'année 2019 et des captures d'écran de messages, ne suffisent à établir un lien de filiation par possession d'état. Dans ces conditions, en rejetant la demande de visa litigieuse pour le motif précédemment exposé, la commission de recours n'a entaché sa décision d'aucune erreur de droit ni d'autre erreur d'appréciation.

9.Compte tenu de ce qui précède, et alors que les liens familiaux entre cette enfant et le réunifiant ne sont pas établis, et qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci serait isolée dans son pays de résidence, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'homme doivent être écartés.

10.Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont fondés à demander l'annulation de la décision attaquée qu'en tant qu'elle rejette les demandes de visas présentées par Mme G E A et les enfants F B E et I B A.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

11.Le présent jugement implique nécessairement qu'il soit procédé à la délivrance des visas sollicités par Mme G E A et les enfants F B E et I B A dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer à l'encontre du ministre de l'intérieur, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour de retard jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.

Sur les frais liés au litige :

12.M. B J a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros à verser à Me Vérité, sous réserve que celle-ci renonce au versement de la part contributive de l'Etat.

D E C I D E :

Article 1er : La décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visas d'entrée en France née le 20 juillet 2021 est annulée en tant qu'elle rejette les demandes de visas présentées par Mme G E A, par Samuela B E et Ricardo B A.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer à Mme G E A, Samuela B E et Ricardo B A des visas de long séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Une astreinte de 100 (cent) euros par jour de retard est prononcée à l'encontre du ministre de l'intérieur s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2.

Article 4 : L'Etat versera à Me Vérité la somme de 1 200 (mille deux cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Vérité renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B J, à Mme G E A, à Me Vérité et au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Allio-Rousseau, présidente,

Mme Thomas, première conseillère,

M. Sarda, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.

La rapporteure,

S. D

La présidente,

M.-P. ALLIO-ROUSSEAU

La greffière,

C. GUILLAS

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2114109

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions