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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2114112

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2114112

vendredi 24 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2114112
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantKADDOURI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 décembre 2021, M. A B, représenté par Me Kaddouri, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2021 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire pour une durée de douze mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation de séjour et de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le signataire de l'arrêté attaqué n'était pas compétent pour prendre la décision ;

S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;

S'agissant de la décision refusant un délai de départ :

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de douze mois :

- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire la prive de base légale ;

- elle n'est pas suffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 6 septembre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

M. B a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 mars 2022.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant malgache né le 22 novembre 1949, est entré en France le 30 décembre 2019, muni d'un visa C à entrées multiples valable du 23 décembre 2019 au 5 janvier 2020, délivré par les autorités consulaires françaises à Tananarive (Madagascar). Par courrier du 6 janvier 2020, M. B a sollicité du préfet de Maine-et-Loire la prolongation de son visa. Sa demande a été rejetée par une décision du 15 janvier 2020. M. B s'est alors maintenu irrégulièrement sur le territoire français et a sollicité du préfet de Maine-et-Loire, par courrier 12 janvier 2021, son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Sa demande a été refusée par arrêté du 10 novembre 2021 portant en outre obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée de douze mois. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2021.

Sur le moyen commun aux décisions attaquées :

2. Le préfet de Maine-et-Loire a donné délégation de signature, par arrêté du 7 septembre 2021, régulièrement publié le 9 septembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, à Mme Magali Daverton, secrétaire générale de la préfecture, à l'effet de signer " tous actes au nom du préfet ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté comme manquant en fait.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour du 10 novembre 2021 cite les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, la décision contestée fait état des éléments relatifs à la situation personnelle de M. B et précise son parcours depuis son maintien irrégulier sur le territoire français à la suite de l'expiration de son visa Schengen à entrées multiples le 5 janvier 2020. Il suit de là que la décision portant refus de titre de séjour comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Elle est, par suite, suffisamment motivée.

4. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 ". Ces dispositions, qui ne prévoient pas la délivrance d'un titre de plein droit ni que l'étranger justifiant de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels se voit délivrer un titre de séjour, laisse à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut.

5. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

6. M. B, qui réside en France depuis à peine deux ans à la date de la décision attaquée, se prévaut de la présence sur le territoire national de son fils, de sa belle-fille et de leurs enfants, chez qui il est hébergé depuis le 24 décembre 2020. Toutefois, ces seuls éléments ne sauraient justifier une particulière intégration sur le territoire ni davantage constituer une considération humanitaire ou un motif exceptionnel de nature à accueillir favorablement sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, si M. B soutient être veuf et dépourvu d'attaches familiales à Madagascar, pays dont il a la nationalité, il n'est toutefois pas sérieusement contesté que sa seconde épouse et leur fils y résident et qu'il y a lui-même résidé jusqu'à l'âge de soixante-dix ans. En outre, les circonstances que son état de santé particulièrement dégradé justifierait qu'il demeure sur le territoire français, ce qui n'est au demeurant pas établi par les pièces médicales versées au dossier, et qu'il est titulaire d'un certificat d'immatriculation à la nationalité française, ne sont pas au nombre de celles ouvrant droit à la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant a fixé le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions précitées en refusant d'admette l'intéressé, à titre exceptionnel, au séjour. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas davantage porté, en prenant la décision attaquée, au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard du but en vue duquel elle a été prise.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, en vertu des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 3, la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre de l'intéressé, laquelle est fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 dudit code, doit être écarté.

8. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

9. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la vie personnelle de M. B en prenant à son encontre la décision d'éloignement litigieuse.

Sur la légalité de la décision refusant le délai de départ volontaire :

10. En premier lieu, il ressort de la décision attaquée qu'elle comporte l'énoncé des motifs de droit et de fait qui la fondent. Elle se réfère ainsi aux dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en vertu desquelles l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans le cas notamment où l'étranger, à l'instar du requérant, s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa. Elle est, par suite, régulièrement motivée.

11. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.

12. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, comme le préfet l'a relevé pour refuser d'octroyer au requérant un délai de départ volontaire, celui-ci s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa qui expirait le 5 janvier 2020. En se bornant à faire valoir qu'il souffre de plusieurs pathologies pour lesquelles il fait l'objet d'un suivi médical en France, l'intéressé ne conteste pas utilement le bien-fondé du motif de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

13. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que la décision fixant le pays dont M. B a la nationalité comme pays de destination comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle se réfère notamment à la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'absence de risque pour l'intéressé d'être exposé à des peines ou traitements contraires à cette convention en cas de retour dans son pays d'origine. Elle est ainsi suffisamment motivée en droit comme en fait.

15. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.

16. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire pour une durée de douze mois :

17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". La durée de l'interdiction de retour sur le territoire français dont l'autorité administrative assortit l'obligation de quitter le territoire français dont fait l'objet un ressortissant étranger auquel aucun délai de départ volontaire n'a été accordé est décidée en tenant compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français.

18. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

19. En l'espèce, la décision attaquée vise les dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle la durée de la présence de M. B en France, résultant de son maintien irrégulier sur le territoire français en dépit de l'expiration de la durée de validité de son visa de court séjour, le 5 janvier 2020, l'absence d'attaches particulières en France de celui-ci, et indique que, dans ces conditions, l'interdiction de retour d'une durée de douze mois ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Cette décision est ainsi, au regard des exigences rappelées au point précédent, suffisamment motivée en droit comme en fait.

20. En deuxième lieu, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie eu égard à ce qui précède, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision lui interdisant le retour sur le territoire pour une durée de douze mois.

21. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 6 du présent jugement, le préfet de Maine-et-Loire n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la vie personnelle de M. B.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions contestées présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte et les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Kaddouri et au préfet de Maine-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 3 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Livenais, président,

M. Huin, premier conseiller,

Mme Thierry, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 février 2023.

La rapporteure,

S. CLe président,

Y. LIVENAISLe greffier,

E. LE LUDEC

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

ell

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