mercredi 25 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2114204 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 décembre 2021, et des pièces complémentaires enregistrées les 2 février et 5 septembre 2022, M. A E, représenté par Me Rodrigues-Devesas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2021 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 75 euros par jours de retard et à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros qui sera versée à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique, sous réserve pour ce conseil de renoncer à la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi qu'elle a été signée par une autorité compétente ; l'empêchement du préfet n'est pas établi ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
- la déclaration du caractère apocryphe de son acte de naissance méconnaît les dispositions de l'article 47 du code civil en ce qu'elle est en contradiction avec la précédente validation de ce dernier par les services de la police aux frontières et la délivrance en juillet 2017 d'un passeport par les autorités maliennes sur le fondement de cet acte ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 313-14 du même code ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 août 2022, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
M. E a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 novembre 2021.
La clôture de l'instruction est intervenue le 3 octobre 2022.
Des pièces ont été produites par M. E le 14 décembre 2022 et le 5 janvier 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure à l'entrée en vigueur des dispositions de l'ordonnance n° 2020-1733 du 16 décembre 2020 et du décret n° 2020-1734 du 16 décembre 2020 ; ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et son décret d'application n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Echasserieau, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant malien, né le 13 avril 1999, déclare être entré irrégulièrement en France le 4 mai 2015. Il a été confié à l'aide sociale à l'enfance du département de la Loire-Atlantique par un jugement en assistance éducative du 9 novembre 2015 du tribunal pour enfants de B. Il a sollicité de la préfète de la Loire-Atlantique la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette demande été rejetée par un arrêté de la préfète de la Loire-Atlantique du 17 août 2017 portant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination. Le recours de M. E contre cette décision a été rejeté par jugement de ce tribunal du 22 décembre 2017 et une ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de B du 9 octobre 2018. La mesure de renvoi contenue dans cet arrêté n'ayant pas été exécutée, M. E a déposé le 15 juillet 2020 une nouvelle demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 313-10, et l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par un arrêté du 22 mars 2021, le préfet a rejeté sa demande, prononcé à l'encontre de M. E une nouvelle obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et désigné le Mali comme pays de destination. Par la présente requête, M. E demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme D C, directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de la Loire-Atlantique. Le préfet de la Loire-Atlantique, par un arrêté du 17 mars 2021 régulièrement publié le lendemain, lui a consenti une délégation à l'effet de signer, notamment, les décisions portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Par ailleurs cette délégation n'est pas conditionnée à l'absence ou l'empêchement du préfet. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de délivrer un titre de séjour, vise les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application et fait également état d'éléments concernant la biographie et le parcours de M. E depuis son arrivée en France. Il précise notamment que M. E, célibataire et sans enfant, n'apporte aucun élément probant permettant d'apprécier la réalité de sa situation personnelle et familiale dans son pays d'origine et ne peut se prévaloir de liens personnels et familiaux en France tels qu'au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, il serait porté une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ajoute que l'intéressé ne peut bénéficier d'un titre de séjour portant la mention " salarié ", en se prévalant d'un promesse d'embauche en contrat d'apprentissage. Il mentionne également que M. E a produit, à l'appui de sa demande de titre, un acte de naissance apocryphe. Enfin, il indique que M. E ne présente aucun motif exceptionnel et aucune considération humanitaire au soutien de sa demande lui permettant d'obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de séjour, est suffisamment motivé en droit et en fait.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. E ne peut se prévaloir que d'une promesse d'embauche signée par le représentant de la SARL Tijou le 18 juin 2021 et d'une demande d'autorisation de travail signée le 8 juillet 2020 pour une date prévisible d'embauche le 1er septembre 2022, dont la réalité du dépôt ni la décision prise à la suite de cette demande ne sont établies. Par suite, en mentionnant dans la décision attaquée que M. E ne présentait pas de contrat de travail visé par l'autorité administrative le préfet n'a pas entaché sa décision d'erreur de fait. La mention erronée d'une date d'entrée de l'intéressé sur le territoire le 14 novembre 2016 au lieu du 4 mai 2015 n'est pas de nature à établir, à elle seule, que le préfet aurait entaché son appréciation de la situation du requérant d'une erreur de fait.
5. En quatrième lieu, à l'appui de sa demande de titre de séjour, M. E a produit un extrait d'acte de naissance n° 783 dressé le 23 avril 2010 par l'officier d'état-civil du centre principal de la commune de Sabalibougou (Mali). Il ressort toutefois de l'analyse documentaire de la police aux frontières de B sur laquelle s'est fondé le préfet de la Loire-Atlantique que l'acte de naissance produit par le requérant est entaché d'anomalies permettant de conclure formellement à son caractère apocryphe, relatives à la mention de dates en chiffres et non en lettres, en méconnaissance de l'article 126 du code de la famille malien, de la présence d'abréviations en méconnaissance de l'article 124 du code de la famille malien et à l'absence de mentions obligatoires, conformément à la législation en vigueur au Mali, tel que le " numéro NINA ". De plus il n'est pas contesté que le centre de Sabalibougou n'est pas compétent pour délivrer un extrait d'acte naissance dont l'original a été dressé par le centre principal de Diéma situé à 350 km de distance. Ces constats sont, dans les circonstances de l'espèce, de nature à remettre en cause la force probante de l'acte d'état-civil produit et, par suite, l'identité alléguée du requérant quand bien même ce dernier serait titulaire d'un passeport, dont la copie n'est au demeurant pas produite, délivré par les autorités maliennes. Si, en outre, cet acte aurait déjà fait l'objet d'un examen sans remarques par les services de police au titre de la mise en place des mesures éducatives, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision de refus de séjour compte tenu, notamment, de l'absence de certitudes quant à l'identité du titre examiné par les services de police puis validé par le juge judiciaire dans le cadre de la mise en place de ladite assistance éducative avec celui présenté dans le cadre de la demande de titre de séjour de l'intéressé ayant donné lieu à la décision contestée dans le présent litige. Dans ces conditions, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de la Loire-Atlantique a écarté la présomption d'authenticité de l'acte d'état-civil produit par le requérant, instituée par les dispositions de l'article 47 du code civil et a conclu à l'existence de manœuvres frauduleuses de la part de ce dernier.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Une carte de séjour temporaire, d'une durée maximale d'un an, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée à l'étranger : () 1° Pour l'exercice d'une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du code du travail. Elle porte la mention " salarié ". () ".
7. Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail. ". Aux termes de l'article R. 5221-11 du même code : " La demande d'autorisation de travail () est faite par l'employeur. Elle peut également être présentée par une personne habilitée à cet effet par un mandat écrit de l'employeur. " Aux termes de l'article R. 5221-15 du même code : " Lorsque l'étranger est déjà présent sur le territoire national, la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est adressée au préfet de son département de résidence ". Aux termes de l'article R. 5221-17 du même code : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée à l'article R. 5221-11 est prise par le préfet () ".
8. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet s'est fondé sur le motif tiré de ce que le requérant n'a produit ni le visa de long séjour ni l'autorisation de travail exigés selon les dispositions précitées. Si M. E se prévaut d'une promesse d'embauche datée du 18 juin 2021 pour un contrat à durée indéterminée, à temps complet, en qualité de peintre au sein de la SARL Tijou dans la commune de Saint Herblain, qui l'a déjà employé dans le cadre de plusieurs stages, il est constant qu'il ne dispose pas d'un visa de long séjour ni d'une autorisation de travail, seule une demande d'autorisation de travail, sans connaître les suites qui y ont été données, étant communiquée dans le cadre de la présente procédure. Par suite, le préfet de la Loire-Atlantique, n'a pas fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en rejetant la demande du requérant sur ce fondement.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du même code dans sa version alors applicable : " () la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. ". Ces dispositions laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir.
10. Le requérant se prévaut de son intégration par le travail, en tant que peintre et du contrat de travail à durée indéterminé qui lui a été proposé en raison de son investissement professionnel. Il fait également valoir qu'il est présent en France depuis six années et qu'au cours de cette période il a fait preuve d'une intégration sociale et professionnelle parfaite ainsi qu'en attestent ses résultats scolaires et les témoignages de proches et d'amis. Toutefois, ces éléments ne suffisent pas à caractériser des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions ci-dessus rappelées. Dès lors, le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas, en refusant d'admettre exceptionnellement M. E au séjour, entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. E est présent en France depuis le
4 mai 2015, soit près de six ans à la date de la décision attaquée. Célibataire et sans enfant, il se prévaut des relations d'une particulière intensité, durée et stabilité sur le territoire français qu'il a développé auprès des familles qui l'ont hébergé après qu'il soit devenu majeur et dans le cadre de son implication au sein du mouvement de la jeunesse ouvrière chrétienne. Pour autant il ressort des pièces du dossier que M. E, dont l'identité n'est pas certaine, réside irrégulièrement sur le territoire français depuis le rejet de sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 alors en vigueur du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile le 17 août 2017 et le rejet de son recours le 22 décembre 2017. Dans ces conditions, en dépit des lettres de soutien d'amis et de professeurs et de la pétition produite comme de la promesse d'embauche faite à M. E, la décision attaquée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale par rapport au but poursuivi. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré par voie d'exception
de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour que M. E invoque à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. E doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et sa demande formée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, au préfet de la Loire-Atlantique et à Me Rodrigues-Devesas.
Délibéré après l'audience du 11 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Béria-Guillaumie, présidente,
M. Echasserieau, premier conseiller,
Mme Beaufumé, première conseillère.
Rendu publique par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2023.
Le rapporteur,
B. ECHASSERIEAU
La présidente,
M. F
La greffière,
Y. BOUBEKEUR
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026