lundi 11 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2114611 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème chambre |
| Avocat requérant | PRONOST |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 décembre 2021, un mémoire et des pièces complémentaires enregistrés le 6 janvier 2022, des pièces complémentaires enregistrées le 25 mars 2022, un mémoire enregistré le 4 avril 2022 et des pièces complémentaires enregistrées le 5 avril 2022, Mme A D B, représentée par Me Pronost, doit être regardée comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 21 décembre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Conakry (République de Guinée) refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour à Mamadou Saliou Diallo, au titre de la procédure de regroupement familial ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de faire procéder au réexamen de la situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la réponse à la demande de communication de motifs est intervenue tardivement ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation, l'identité et le lien de filiation allégués étant établis par les documents juridictionnels et d'état civil produits, et corroborés par des éléments de possession d'état ;
- elle est entachée d'erreur de droit ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Par une décision du 16 février 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 juin 2022 :
- le rapport de M. Desimon, rapporteur,
- les conclusions de M. Bouchardon, rapporteur public,
- et les observations de Me Pronost, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, de nationalité guinéenne (République de Guinée), réside en France et a formulé une demande d'autorisation de regroupement familial en faveur de Mamadou Saliou Diallo, ressortissant guinéen né le 7 août 2010 présenté comme son fils. Par décision 5 mars 2020, le préfet de la Haute-Savoie a fait droit à la demande de Mme B. La délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour, au titre de la procédure de regroupement familial, a été sollicitée en faveur de l'intéressé. Un refus lui a été opposé par les autorités consulaires françaises de Conakry. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a en dernier lieu rejeté le recours dirigé contre ce refus par décision expresse du 21 décembre 2021. La requérante demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Lorsque la venue d'une personne en France a été autorisée au titre du regroupement familial, les autorités administratives chargées de l'examen des demandes de visa ne sont en droit de rejeter la demande de visa dont elles sont saisies à cette fin que pour un motif d'ordre public.
3. La décision en litige repose sur deux motifs relatifs, le premier à l'identité et au lien de filiation allégués, le second au maintien des liens familiaux.
En ce qui concerne le premier motif :
4. Il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.
5. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
6. Pour justifier de l'identité du demandeur de visa et de son lien de filiation avec Mme B, la requérante se prévaut de la photocopie d'un jugement supplétif d'acte de naissance rendu par le tribunal de première instance de Conakry III - Mafanco le 13 septembre 2019 et la photocopie de l'acte pris transcription de ce jugement. La photocopie de la page principale d'un passeport guinéen délivré en 2020 a également été versée aux débats. Enfin, la requérante a produit la photocopie du volet n°1 d'un document intitulé " extrait d'acte de naissance / C " dressé le 17 août 2010 et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen délivré en 2015.
7. L'administration a relevé dans la décision en litige les éléments suivants : " () Au vu des documents produits, l'enfant Mamadou Saliou DIALLO détient deux actes de naissance différents, les privant de toute valeur probante. Du reste, l'acte produit au dossier n'est pas conforme à la législation locale (art. 175 du code civil guinéen). Son identité et partant son lien familial allégué avec Mme B, ne sont pas établis. De plus, la production de tels documents relève d'une intention frauduleuse. () ". Le ministre de l'intérieur entend étayer ces éléments en défense en critiquant le jugement supplétif, en évoquant la méconnaissance par l'acte de transcription des dispositions de l'article 175 du code civil guinéen, une problématique d'homonymie, et en mettant en avant une discordance dans la numérotation du passeport au vu du système en vigueur en République de Guinée.
Quant au jugement supplétif et à son acte de transcription :
8. Les circonstances relatives à sa temporalité du jugement supplétif rendu en 2019 ne sont pas, compte tenu des caractéristiques inhérentes aux actes juridictionnels que sont les jugements supplétifs d'acte de naissance, dont la vocation est en principe d'établir l'identité juridique d'une personne qui ne disposerait pas d'éléments, d'ordre administratif ou juridique, suffisamment probants pour en justifier, et en l'absence de toute démonstration sur ce qui serait à même de faire obstacle à une telle temporalité en République de Guinée, de nature à faire regarder cet acte comme frauduleux ou contraire à la conception française de l'ordre public international. S'agissant de la proximité temporelle du jugement à la demande de regroupement familial, il ne saurait être reproché à tout administré et toute administrée de rechercher à réunir les preuves nécessaires à l'exercice d'un droit, fût-ce par des démarches opportunes, sauf à ce qu'il soit fait la démonstration que de telles démarches seraient impossibles dans le contexte local.
9. La circonstance que le jugement supplétif a été rendu sur une requête introduite la veille n'est pas de nature à faire regarder celui-ci comme frauduleux ou contraire à la conception française de l'ordre public international, sauf à démontrer qu'une telle célérité serait impossible au regard des règles de procédure juridictionnelle en vigueur en République de Guinée, et cette célérité n'est en l'espèce pas suffisante pour remettre en cause le caractère contradictoire du jugement dès lors qu'il ressort de ses mentions que le ministère public a pu présenter des réquisitions. Partant, il n'appartient pas à l'administration de remettre en cause la manière dont la juridiction guinéenne a mis en œuvre les pouvoirs qui sont les siens en faisant notamment valoir, sans aucun élément à l'appui de cette allégation, que le jugement méconnaîtrait les dispositions de l'article 175 du code civil guinéen, alors que l'administration reconnaît en outre qu'il n'est pas prouvé que ces dispositions s'imposeraient à la juridiction guinéenne dans le cadre d'une procédure de jugement supplétif. Il en va de même de la circonstance que le requérant dans le cadre de la procédure de jugement supplétif soit domicilié à Conakry alors qu'il réside en France, ce qui au demeurant n'a rien d'étonnant dans le cadre d'une production juridictionnelle, une telle exigence de domiciliation étant par exemple à l'œuvre devant la juridiction administrative française.
10. L'existence d'homonymes, inhérente à toute société dans laquelle une personne peut recevoir les noms et prénoms d'une personne s'étant déjà vue attribuer ces noms et prénoms, ne peut suffire à établir la fraude dont serait entachée un jugement étranger et l'absence de toute autre mention que celles des nom et prénom des parents allégués dans le jugement supplétif n'est pas de nature à faire obstacle à ce qu'il puisse être utile à l'établissement de l'identité et du lien de filiation allégués. A cet égard, s'agissant de potentielles difficultés liées à l'homonymie ou à l'identification spécifique des personnes mentionnées dans le jugement supplétif, non seulement le ministre de l'intérieur n'apporte pas d'éléments sur le nombre de personnes qui pourraient porter les mêmes nom et prénom dans une circonscription administrative adéquate donnée, mais il n'explique pas en quoi les informations contenues dans le jugement ne permettraient pas d'identifier les personnes désignées et en particulier le demandeur de visa et sa mère alléguée.
11. Ainsi, l'administration ne démontre pas que l'acte juridictionnel serait frauduleux ou contraire à la conception française de l'ordre public international et que l'acte de transcription ne serait pas probant au regard des dispositions de l'article 47 du code civil.
Quant au volet n°1 :
12. L'administration n'émet aucune critique propre à cet acte. La valeur probante de ce document est corroborée par la circonstance que le numéro personnel apposé sur le passeport de 2015 comprend des chiffres qui se retrouvent sur ce volet n°1, conformément au système en vigueur en Guinée. Il n'est, par ailleurs, pas allégué que le passeport serait un document irrégulier ou frauduleusement obtenu.
Quant à la coexistence des documents mentionnés au point 6 :
13. S'agissant de la République de Guinée, aucun élément ne permet de considérer que ne serait pas une pratique acceptable le fait de solliciter dans certaines circonstances un jugement supplétif en dépit du fait que la naissance ait déjà été déclarée à l'administration locale, bien qu'il soit vrai que cette pratique heurte la compréhension que peut avoir la présente juridiction, au regard de son contexte juridique national, de la procédure juridictionnelle tendant au prononcé d'un tel jugement, laquelle n'est censée intervenir qu'une seule fois lorsqu'une personne de dispose pas d'un acte de naissance, eu égard notamment au principe d'unicité de l'acte de naissance. En l'espèce, la requérante allègue, sans être contestée, qu'un jugement supplétif a été sollicité car le volet n°1 mentionné au point 6 avait été un temps égaré. Elle précise qu'une copie de ce volet a finalement été récupérée auprès du père de l'enfant.
14. Le numéro personnel apposé sur les passeports de 2015 et de 2020 comprend des chiffres qui se retrouvent sur le volet n°1, conformément au système en vigueur en Guinée. Ainsi, les passeports ont été établis sur la base d'un seul et même acte, ou à tout le moins le second passeport a été établi à partir du premier, et les actes de 2019 s'avèrent en réalité superfétatoires. Il n'est pas démontré que le second passeport aurait dû être établi au regard du droit et des pratiques locales sur la base de l'acte pris en transcription du jugement supplétif de 2019, lequel comporte en toute hypothèse les mêmes mentions que les autres.
15. Pour étonnante que soit la situation prise dans son ensemble, le ministre de l'intérieur n'apporte aucun élément permettant de comprendre la nature de la fraude qu'il pourrait y avoir à l'œuvre alors que l'ensemble des pièces comportent les exactes mêmes mentions relatives aux personnes concernées par la présente procédure et que les deux passeports, établis à plusieurs années d'écart, comportent la photographie d'une même personne, dont il n'est pas allégué qu'elle ne serait pas ressemblante à la photographie faite au moment de la demande de visa.
Quant au reste des pièces du dossier :
16. En outre, Mme B se prévaut de divers documents, au nombre desquels figurent des captures d'écran d'échanges par vidéo sur une application de messagerie instantanée, des mandats d'envoi d'argent, une attestation de la personne à qui l'enfant a été confié, et diverses attestations corroborant le récit avancé par la requérante. Ces éléments corroborent en fait l'identité et le lien de filiation allégués.
17. En conclusion, l'ensemble des documents mentionnés au point 6 permettent de justifier de l'identité et du lien de filiation allégués. Il résulte, ainsi, de ce qui a été dit aux points précédents, alors qu'aucune intention frauduleuse n'apparait comme ayant présidé à la production des documents examinés, que la requérante est fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le second motif de la décision en litige :
18. L'administration a relevé dans sa décision les considérations suivantes : " () La regroupante n'apporte aucun élément probant permettant de justifier le maintien des liens familiaux avec le demandeur, ni qu'elle communiquerait régulièrement avec lui. ".
19. Ainsi que le soutient la partie requérante, en se fondant sur les considérations citées au point précédent, l'administration s'est fondée sur un motif n'étant pas d'ordre public dans le cadre juridique rappelé au point 2 du présent jugement et a, en conséquence, entaché sa décision d'une erreur de droit.
20. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la requérante est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à Mamadou Saliou Diallo le visa de long séjour sollicité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui faire délivrer ce visa dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
22. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.
Sur les frais de l'instance :
23. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, Me Pronost peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pronost renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Pronost de la somme de 1 200 euros.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 21 décembre 2021 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer un visa de long séjour à Mamadou Saliou Diallo dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.
Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Pronost en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D B, au ministre de l'intérieur, et à Me Mélanie Pronost.
Délibéré après l'audience du 13 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Rimeu, présidente,
M. Desimon, conseiller,
Mme Louazel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.
Le rapporteur,
F. DESIMON
La présidente,
S. RIMEU
La greffière,
S. JEGO
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026