LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2114621

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2114621

lundi 11 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2114621
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation10ème chambre
Avocat requérantPRONOST

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 décembre 2021, une pièce complémentaire enregistrée le 29 mars 2022, et un mémoire enregistré le 11 avril 2022, Mme B A et M. C A, représentés par Me Pronost, doivent être regardés comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 20 octobre 2021 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'autorité consulaire française à Conakry (République de Guinée) refusant la délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour à M. C A, en qualité de membre de famille de réfugiée ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer le visa sollicité dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de faire procéder au réexamen de la situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à leur conseil de la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- la régularité de la composition de la commission lors de l'examen du recours demeure à prouver ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation, l'identité et le lien de filiation allégués étant établis par les actes juridictionnels et documents d'état civil produits et corroborés par des éléments de possession d'état ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la demande de substitution de motifs doit être écartée comme infondée, l'intéressé étant devenu en toute hypothèse majeur.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 avril 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la partie requérante ne sont pas fondés et sollicite une substitution de motifs.

Par décision du 28 février 2022, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nantes a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, et son décret d'application ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 13 juin 2022 :

- le rapport de M. Desimon, rapporteur,

- les conclusions de M. Bouchardon, rapporteur public,

- et les observations de Me Pronost, représentant M. et Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante guinéenne née le 19 septembre 1979, s'est vue reconnaître en France la qualité de réfugiée en 2019. La délivrance d'un visa d'entrée et de long séjour en vue de la rejoindre a été sollicitée en faveur de M. C A, présenté comme son fils. Un refus lui a été opposé par les autorités consulaires françaises de Conakry. La commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie du recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rejeté le recours dirigé contre ce refus par décision du 20 octobre 2021. La partie requérante demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, le ressortissant étranger qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugié ou qui a obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre de la réunification familiale : () / 3° Par les enfants non mariés du couple, n'ayant pas dépassé leur dix-neuvième anniversaire. () L'âge des enfants est apprécié à la date à laquelle la demande de réunification familiale a été introduite. ".

3. Aux termes de l'article L. 561-4 du même code : " Les articles L. 434-1, L. 434-3 à L. 434-5 et le premier alinéa de l'article L. 434-9 sont applicables. / La réunification familiale n'est pas soumise à des conditions de durée préalable de séjour régulier, de ressources ou de logement. ". Aux termes de l'article L. 561-5 du même code : " Les membres de la famille d'un réfugié ou d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire sollicitent, pour entrer en France, un visa d'entrée pour un séjour d'une durée supérieure à trois mois auprès des autorités diplomatiques et consulaires, qui statuent sur cette demande dans les meilleurs délais. Ils produisent pour cela les actes de l'état civil justifiant de leur identité et des liens familiaux avec le réfugié ou le bénéficiaire de la protection subsidiaire. / En l'absence d'acte de l'état civil ou en cas de doute sur leur authenticité, les éléments de possession d'état définis à l'article 311-1 du code civil et les documents établis ou authentifiés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sur le fondement de l'article L. 121-9 du présent code, peuvent permettre de justifier de la situation de famille et de l'identité des demandeurs. Les éléments de possession d'état font foi jusqu'à preuve du contraire. Les documents établis par l'office font foi jusqu'à inscription de faux. ".

4. La circonstance qu'une demande de visa de long séjour ait pour objet le rapprochement familial de l'enfant d'une personne à laquelle la qualité de réfugiée a été reconnue ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative refuse la délivrance du visa sollicité en se fondant, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur un motif d'ordre public.

5. Il incombe aux autorités administratives françaises de tenir compte des jugements rendus par un tribunal étranger relativement à l'état et à la capacité des personnes sauf à ce qu'ils aient fait l'objet d'une déclaration d'inopposabilité, laquelle ne peut être prononcée que par le juge judiciaire, ou, à établir l'existence d'une fraude ou d'une situation contraire à la conception française de l'ordre public international.

6. Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil. ". Il résulte des dispositions de l'article 47 du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

7. Pour justifier de l'identité du demandeur de visa et de son lien de filiation avec Mme A, ont été produites la photocopie d'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance rendu par le tribunal de première instance de Conakry II le 27 juillet 2020, une photocopie de l'acte pris en transcription de ce jugement, et la photocopie de la page principale d'un passeport guinéen.

8. L'administration a relevé dans sa décision les éléments suivants : " () L'acte de naissance de M. C A, transcrit suivant jugement supplétif rendu seize ans après l'évènement, huit mois après l'obtention du statut de réfugiée par Mme B A, quatre ans après le prononcé d'un jugement de garde visant la production d'un extrait d'acte de naissance de l'enfant, n'est pas conforme aux dispositions des articles 184 et 204 du code civil guinéen. Ces irrégularités et incohérences ôtent aux actes produits tout caractère authentique. Par conséquent, l'identité du demandeur et son lien familial allégué avec Mme B A ne sont pas établis. La production d'un tel document relève au surplus d'une intention frauduleuse. () ".

9. Le ministre de l'intérieur, dans les écritures qu'il présente en défense, " ne conteste pas que ce motif est erroné ".

10. En effet, la décision ne comporte que des constats insusceptibles de justifier le refus de visa dès lors qu'un acte juridictionnel, pourtant mentionné, a été produit. A supposer que les critiques émises dans la décision doivent être redirigées contre cet acte, support de l'établissement de l'acte de naissance, les circonstances relatives à la temporalité du jugement ne sont pas, compte tenu des caractéristiques inhérentes aux actes juridictionnels que sont les jugements supplétifs d'acte de naissance, dont la vocation est en principe d'établir l'identité juridique d'une personne qui ne disposerait pas d'éléments, d'ordre administratif ou juridique, suffisamment probants pour en justifier, et en l'absence de toute démonstration sur ce qui serait à même de faire obstacle à une telle temporalité en République de Guinée, de nature à faire regarder cet acte comme frauduleux ou contraire à la conception française de l'ordre public international. S'agissant de la proximité temporelle du jugement à la reconnaissance de la qualité de réfugiée à Mme A, il ne saurait être reproché à tout administré et toute administrée de rechercher à réunir les preuves nécessaires à l'exercice d'un droit, fût-ce par des démarches opportunes, sauf à ce qu'il soit fait la démonstration que de telles démarches seraient impossibles dans le contexte local. A cet égard, l'administration n'apporte pas d'élément sérieux permettant de penser que le demandeur de visa aurait été effectivement en possession de documents de nature à justifier de son identité antérieurement au rendu de ce jugement, et comportant des mentions qui auraient été contradictoires avec celles portées sur les documents présentement examinés.

11. Par ailleurs, il n'appartient pas aux autorités administratives et juridictionnelles françaises d'apprécier la manière dont le juge guinéen ou la juge guinéenne met en œuvre les pouvoirs qu'il ou elle détient. Dès lors, alors qu'au demeurant il n'est apporté aucun commencement de preuve à l'appui de cette allégation, l'administration ne saurait faire valoir que les jugements méconnaissent des dispositions du code civil guinéen.

12. Dans ces conditions, l'acte de transcription apparait probant au regard de l'article 47 du code civil. Le passeport n'est pas davantage critiqué en lui-même, et celui-ci corrobore donc ce qui a été dit aux points précédents. Cette appréciation est confortée par l'argument de la partie requérante selon lequel le numéro personnel apposé sur le passeport comprend des chiffres qui se retrouvent sur l'acte de transcription, conformément au système en vigueur en République de Guinée.

13. Enfin, la partie requérante démontre que Mme A a eu des déclarations constantes aux autorités administratives et juridictionnelles françaises quant à l'existence de son enfant. Elle produit également, au titre des éléments de possession d'état, des photographies.

14. Dans ces conditions, l'identité du demandeur de visa, ainsi que son lien de filiation avec Mme A, doivent être tenus pour établis. Par conséquent, et alors qu'aucune intention frauduleuse n'apparaît comme ayant présidé à la production des documents examinés, la partie requérante est fondée à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur d'appréciation.

15. L'administration peut, notamment en première instance, faire valoir devant les juges de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors aux juges, après avoir mis à même la partie ayant introduit le recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, la juridiction peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas la partie requérante d'une garantie procédurale liée au motif substitué.

16. Le ministre de l'intérieur fait dorénavant valoir qu'il n'a pas été fourni de " jugement de délégation parentale du père de l'enfant ".

17. Les dispositions de l'article L. 561-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendent applicables à la procédure de réunification familiale les dispositions des articles L. 434-1 et suivants du même code. Aux termes de l'article L. 434-4 du même code : " Le regroupement familial peut être demandé pour les enfants mineurs de dix-huit ans du demandeur et ceux de son conjoint, qui sont confiés, selon le cas, à l'un ou l'autre, au titre de l'exercice de l'autorité parentale, en vertu d'une décision d'une juridiction étrangère. Une copie de cette décision devra être produite ainsi que l'autorisation de l'autre parent de laisser le mineur venir en France. ".

18. L'administration ignore la production d'un jugement du 14 juillet 2016 du tribunal de première instance de Dixinn confiant à Mme A la garde de son enfant. Par ailleurs, la partie requérante allègue, sans être contestée, que Mme A est séparée de son époux depuis longtemps, qu'il a été violent avec elle, ce que corroborent effectivement les motifs de la décision de la Cour nationale du droit d'asile du 4 décembre 2019, et qu'il s'est désintéressé de son enfant, lequel a été confié à une autre personne. Ainsi, en toute hypothèse, les considérations de l'administration en défense ne sont pas susceptibles de justifier légalement la décision en litige. La demande de substitution de motifs ne peut qu'être écartée.

19. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la partie requérante est fondée à demander l'annulation de la décision attaquée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

20. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer à M. C A le visa sollicité. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de lui faire délivrer ce visa dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.

21. Dans les circonstances de l'espèce il y a lieu de prononcer contre l'Etat, à défaut pour lui de justifier de l'exécution du présent jugement dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une astreinte de 100 euros par jour jusqu'à la date à laquelle ce jugement aura reçu exécution.

Sur les frais de l'instance :

22. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, Me Pronost peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Pronost renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Pronost de la somme de 1 200 euros.

D É C I D E :

Article 1er : La décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 20 octobre 2021 est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de faire délivrer un visa de long séjour à M. C A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Une astreinte de 100 euros par jour est prononcée à l'encontre de l'Etat, s'il n'est pas justifié de l'exécution du présent jugement dans le délai mentionné à l'article 2 ci-dessus.

Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à Me Pronost en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et M. C A, au ministre de l'intérieur, et à Me Mélanie Pronost.

Délibéré après l'audience du 13 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Rimeu, présidente,

M. Desimon, conseiller,

M. Guilloteau, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2022.

Le rapporteur,

F. DESIMON

La présidente,

S. RIMEU

La greffière,

S. JEGO

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026