mardi 29 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2114780 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | PERROT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 décembre 2021 et le 17 juin 2022, M. A B, représenté par Me Perrot, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel le préfet de la Vendée a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux formé le 27 janvier 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vendée, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la date du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler pendant le temps de cet examen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit au regard des stipulations de l'article 7, a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour la prive de base légale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle n'a pas été signée par une autorité compétente ;
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision rejetant son recours gracieux :
- elle est entachée d'un défaut de motivation, dès lors que l'administration ne lui a pas communiqué les motifs de cette décision ;
- elle est entachée d'une erreur de droit au regard des stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2022, le préfet de la Vendée conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de M. Jégard, rapporteur public,
- et les observations de Me Perrot représentant M. A B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, de nationalité algérienne, est né le 25 janvier 1992. Il est entré sur le territoire français le 7 septembre 2017 sous couvert d'un visa long séjour portant la mention " étudiant " délivré le 30 août 2017. Il a bénéficié d'un titre de séjour, portant cette même mention, qui a été régulièrement renouvelé jusqu'à l'obtention par l'intéressé d'un master en sciences humaines et sociales, mention mathématiques et informatique. Le 3 décembre 2020, il a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour en sollicitant le changement de statut d'étudiant à commerçant, dans le but d'exercer en France des activités de consultant dans le domaine de l'informatique. Par l'arrêté du 19 novembre 2021, le préfet de la Vendée a rejeté cette demande, assorti ce rejet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office lorsque ce délai sera expiré. M. B a formé, le 27 janvier 2022, par un courrier de son conseil, reçu le 28 janvier 2022 en préfecture, un recours gracieux contre cet arrêté. Il demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2021 pris à son encontre, ainsi que la décision implicite de rejet né du silence gardé par l'administration sur son recours gracieux.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées du 19 novembre 2021 :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme Anne Tagand, secrétaire générale de la préfecture de la Vendée. Par arrêté du 15 janvier 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Vendée lui a donné délégation à l'effet de signer notamment les décisions portant refus d'admission au séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué du 19 novembre 2021 comporte l'indication des raisons de droit comme de fait pour lesquelles le préfet a décidé de refuser de renouveler le titre de séjour du requérant en changeant le statut de ce dernier. Dès lors, cette décision est motivée, alors même que le motif tenant à l'insuffisance des ressources de l'intéressé comporte une erreur de fait relative au montant des rémunérations prévisionnelles de l'entreprise fondée par le requérant. En outre, l'obligation de quitter le territoire français est également motivée en conséquence des dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, cet arrêté, qui vise notamment les articles L. 612-12 et L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constate qu'il lui est fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français, qu'il est de nationalité algérienne et qu'il ne justifie pas faire l'objet de menaces ni être exposé à des risques pour sa sécurité ou sa vie en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, la décision fixant le pays de destination est, de ce seul fait, suffisamment motivée.
Sur la décision portant refus de titre de séjour du 19 novembre 2021 :
4. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration : " Lorsqu'une demande adressée à l'administration est incomplète, celle-ci indique au demandeur les pièces et informations manquantes exigées par les textes législatifs et réglementaires en vigueur. Elle fixe un délai pour la réception de ces pièces et informations ". Ces dispositions imposent à l'administration, à peine d'illégalité de sa décision, d'indiquer au demandeur, lorsque la demande de ce dernier est incomplète, les pièces ou informations manquantes dont la production est requise par un texte pour permettre l'instruction de sa demande. En revanche, elles n'ont pas pour objet d'imposer à l'administration d'inviter le demandeur à produire les justifications de nature à établir le bien-fondé de sa demande.
5. Il ressort des pièces du dossier que, pour rejeter la demande d'admission au séjour de M. B, le préfet de la Vendée ne s'est pas fondé sur l'absence de documents ou de justificatifs nécessaires à l'instruction du dossier de l'intéressé, mais sur la circonstance qu'il ne remplissait pas les conditions requises pour obtenir la délivrance d'un titre de séjour lui permettant d'exercer les activités de consultant sous le statut d'autoentrepreneur qu'il envisageait. Dès lors, et alors même que le préfet n'a pas invité l'intéressé à produire des éléments complémentaires sur ces ressources, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration doit être écarté comme inopérant.
6. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes mêmes de l'arrêté contesté que le préfet a procédé à un examen particulier de la demande et de la situation de l'intéressé avant de refuser de renouveler son titre de séjour. En effet, il a bien pris en compte les précisions apportées par le requérant au cours de l'instruction de sa demande de changement de statut, dès lors qu'il ressort des courriels échangés entre ce dernier et la préfecture qu'il a clairement indiqué que l'activité envisagée d'auto-entrepreneur ne relevait pas du registre du commerce et des sociétés. Enfin, s'il était loisible au préfet d'examiner si l'intéressé pouvait prétendre à la délivrance d'un titre de séjour sur un autre fondement que les stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dont le requérant s'était uniquement prévalu, et d'examiner comme il l'a fait, en l'occurrence, s'il pouvait être délivré à M. B un titre de séjour sur le fondement de l'article 7, a) de cet accord, il n'y était pas tenu. Le préfet ne l'était pas davantage d'examiner si un titre de séjour pouvait lui être délivré sur le fondement de l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien. Le moyen tiré du défaut de l'examen particulier de la demande et de la situation de M. B doit, dès lors, être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens s'établissant en France pour exercer une activité professionnelle autre que salariée reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur justification, selon le cas, qu'ils sont inscrits au registre du commerce ou au registre des métiers ou à un ordre professionnel, un certificat de résidence dans les conditions fixées aux articles 7 et 7 bis ". L'article 7 du même accord dispose que : " Les dispositions du présent article et celles de l'article 7 bis fixent les conditions de délivrance du certificat de résidence aux ressortissants algériens autres que ceux visés à l'article 6 nouveau ainsi qu'à ceux qui s'établissent en France après la signature du premier avenant à l'accord ; / a) les ressortissants algériens qui justifient de moyens d'existence suffisants et qui prennent l'engagement de n'exercer, en France, aucune activité professionnelle soumise à autorisation reçoivent après le contrôle médical d'usage un certificat valable un an renouvelable et portant la mention " visiteur " () ".
8. En relevant dans l'arrêté attaqué que la rémunération annuelle que M. B prévoyait pour son entreprise de consultant, dans le bilan prévisionnel produit à l'appui de sa demande, était de 3 828 euros en année une, de 8 804 euros en année deux et de 9 684 euros en année trois, alors que ce bilan mentionnait, comme le reconnaît le préfet en défense, des rémunérations annuelles de plus de 29 000 euros, ce dernier a commis, comme le soutient le requérant, une erreur de fait.
9. Toutefois, l'administration fait valoir dans son mémoire en défense que les pièces transmises par l'intéressé ne permettent pas déterminer les revenus que tirera l'intéressé de son entreprise, ni la viabilité de son projet. Il résulte de l'instruction qu'elle aurait pris la même décision en se fondant sur ce dernier motif, dès lors notamment que le bilan prévisionnel d'une nouvelle entreprise ne peut être regardé, en lui-même, comme une justification de moyens d'existence suffisants, compte tenu de leur caractère prospectif et incertain. En outre, si M. B justifie qu'il disposait d'une épargne de 13 908 euros de 3 157 euros sur son compte courant au 6 décembre 2021, ces seules ressources, constatées à un instant donné, ne peuvent être considérées comme suffisantes pour son entretien et le fonctionnement de l'entreprise envisagée. Enfin, si l'intéressé a conclu un contrat à durée indéterminée, à temps partiel, puis, à compter de juin 2021, à temps complet, pour un emploi de technicien " fibre optique " occupé depuis le 25 septembre 2020, il n'est ni établi, ni au demeurant même allégué que cette activité salariée ne soit pas soumise à autorisation et qu'elle soit, dès lors, compatible avec la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de visiteur qui implique de s'engager à n'exercer aucune activité professionnelle soumise à autorisation. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit au regard des stipulations de l'article 7, a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. M. B réside depuis quatre ans en France, à la date de la décision contestée, en vue d'y poursuivre des études. Le requérant n'a pas noué dans ce pays des liens personnels anciens, intenses et stables. La circonstance que sa sœur et son frère, qui est étudiant, vivent aussi en France ne saurait permettre de le regarder comme ayant transféré dans ce pays le centre de ses intérêts personnels et familiaux, alors qu'au contraire, il a vécu la plus grande partie de sa vie en Algérie où résident ses parents. Enfin, les périodes d'activité salariée dont justifie le requérant de par leur caractère ponctuel, la nature des activités, leur niveau de rémunération et le fait qu'elles aient été exercé sous statut d'étudiant ne suffisent pas à considérer qu'il était inséré de façon significative et stable en France. Ainsi, la décision refusant d'admettre au séjour M. B ne porte pas au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'elle poursuit et ne méconnaît dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le refus de titre de séjour n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaît pas, en tout état de cause, l'article 6, 5) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Sur la décision du 19 novembre 2021 portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit quant à la légalité du refus de séjour que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de ce refus.
13. En second lieu, pour les mêmes raisons que celles exposés au point 11 du présent jugement, la décision obligeant le requérant à quitter le territoire français ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision du 19 novembre 2021 fixant le pays de destination :
14. Pour les mêmes raisons que celles exposés au point 11 du présent jugement, la décision fixant le pays de destination ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 novembre 2021.
Sur le rejet du recours gracieux de M. B :
16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 411-4 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration se prononce sur le recours formé à l'encontre d'une décision créatrice de droits sur le fondement de la situation de fait et de droit prévalant à la date de cette décision. En cas de recours formé contre une décision non créatrice de droits, elle se fonde sur la situation de fait et de droit prévalant à la date à laquelle elle statue sur le recours. ".
17. Il ressort des pièces du dossier que M. B a formé, le 27 janvier 2022, un recours gracieux contre l'arrêté attaqué du 19 novembre 2021 en se prévalant de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés à effet du 12 janvier 2022. Or, l'arrêté attaqué, en tant qu'il porte refus de titre de séjour en particulier, n'est pas créateur de droits. Dès lors, le préfet devait tenir compte, pour instruire le recours gracieux de l'intéressé, de la situation de fait et de droit existant à la date de sa propre décision, et en particulier de l'inscription du requérant au registre du commerce et des sociétés intervenue postérieurement à l'arrêté du 19 novembre 2021, inscription pouvant le cas échéant, lui permettre de bénéficier d'un certificat de résidence en tant que commerçant. Par suite, en se bornant à rejeter le recours gracieux contre la décision refusant l'admission au séjour en qualité de commerçant présentée par M. B, le préfet de la Vendée a commis, ainsi que le soutient le requérant, une erreur de droit au regard de stipulations, citées au point 7 du présent jugement, de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la seule décision de rejet de son recours gracieux formé le 27 janvier 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, mais seulement, que le préfet de la Vendée réexamine le recours gracieux présenté, le 27 janvier 2022, par M. B contre l'arrêté du 19 novembre 2021. Il y a lieu, par suite, de lui enjoindre de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Sur les frais d'instance :
20. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 600 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision implicite rejetant le recours gracieux formé pour M. B le 27 janvier 2022 contre l'arrêté du 19 novembre 2021 visé ci-dessus est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Vendée de réexaminer le recours gracieux mentionné à l'article 1er du présent jugement, dans le délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Perrot et au préfet de la Vendée.
Délibéré après l'audience du 15 novembre 2022 à laquelle siégeaient :
M. Degommier, président,
Mme Frelaut, première conseillère,
M. Catroux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2022.
Le rapporteur,
X. C
Le président,
S. DEGOMMIER
La greffière,
F. MERLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026